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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:54

Le 17 février 2017

La Cour de cassation vient de confirmer le non-lieu rendu dans l’enquête sur la mort d’Ali Ziri, 69 ans, après une interpellation musclée par la police à Argenteuil, en 2009. La famille va engager la responsabilité de l’État et saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

C’est une immense déception pour la famille d’Ali Ziri et ses défenseurs, qui se battent depuis plus de six ans pour faire reconnaître la responsabilité de la police dans la mort de ce retraité algérien de 69 ans.

Mardi 16 février, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté leur pourvoi contre l’arrêt de la cour d’appel de Rennes, rendu le 12 décembre 2014, qui confirmait le non-lieu des juges d’instruction après de nombreuses péripéties procédurales.

Arrêté le 9 juin 2009 avec un ami lors d’un contrôle routier à Argenteuil (Val-d’Oise), Ali Ziri était fortement alcoolisé et s’était débattu.

Fermement maintenu et littéralement « plié » par trois policiers, le retraité avait été transporté à l’hôpital inconscient, une heure et demie après son arrivée au commissariat, et il était mort deux jours plus tard, apparemment victime d’une asphyxie.

Ali Ziri était revenu passer quelques jours en France pour effectuer des achats avant le mariage de son fils et les deux amis avaient bu plusieurs verres dans l'après-midi.

La Cour de cassation écrit :

« Attendu que, pour confirmer l’ordonnance de non-lieu, l’arrêt relève qu’il ressort des dépositions des policiers membres de l’équipage, de l’enregistrement des appels échangés durant le trajet entre le lieu de l’interpellation et le commissariat et les témoignages des policiers intervenus à l’arrivée au commissariat, que ce trajet avait été particulièrement mouvementé et que les manœuvres de contention pratiquée sur Ali Ziri avaient été rendues nécessaires par l’agitation et la rébellion des personnes interpellées, dont le comportement, dans le milieu confiné d’un véhicule, à proximité du conducteur, était éminemment dangereux pour la sécurité de l’ensemble des passagers et celle des autres usagers de la route ; que les juges ajoutent que les gestes d’immobilisation effectués durent quelques minutes par les policiers, dont l’attitude professionnelle exempte de toute critique est attestée par les témoins qui ont assisté à l’interpellation, ne constituaient pas une contrainte excessive. Attendu qu’en l’état de ces énonciations, d’où il résulte que les policiers n’ont fait usage que de la force strictement nécessaire, et dès lors que l’examen des pièces de la procédure relève que l’enquête a été complète, la chambre de l’instruction a justifié sa décision »

Sollicité par Mediapart, Stéphane Maugendre, l’avocat de la famille Ziri, se dit déçu par l’absence de réponse à plusieurs critiques qui avaient été formulées dans le pourvoi contre l’arrêt de Rennes et l’ordonnance des juges d’instruction.

Ainsi, la Cour de cassation n’a pas répondu à la question du caractère approprié de la technique d’immobilisation d’Ali Ziri, estime-t-il.

Sur le fond, l’avocat déplore qu’il « n’y a pas eu de vraie instruction, tout n’a pas été mis en œuvre par les juges d’instruction successifs pour faire la lumière sur ce décès ».

La famille Ziri compte maintenant mettre en cause la responsabilité de l’État, en faisant valoir auprès du ministère de l’intérieur le préjudice moral et financier qu’elle a subi.

En outre, Me Maugendre entend saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour faire condamner la France.

 

L'extraction d'Ali Ziri du véhicule de police filmée par la caméra du commissariat d'Argenteuil.

Emblématique, la mort d’Ali Ziri appartient à la litanie des victimes d’interpellations musclées que la justice ne prend que très rarement en considération.

Désigné pendant l’instruction pour éclaircir les causes du décès, un premier cardiologue avait ainsi pointé une « cardiomyopathie méconnue » d’Ali Ziri.

Mais deux expertises ont ensuite mis en cause la technique dite du « pliage », malheureusement utilisée par les policiers jusqu’à une date récente.

Cette technique est formellement interdite depuis la mort en janvier 2003 d’un Éthiopien expulsé par la police aux frontières (PAF).

Ce jeune homme de 23 ans était décédé d’avoir passé vingt minutes maintenu de force le torse plié, la tête touchant les cuisses, et menotté dans un siège d’avion à la ceinture serrée.

Les policiers d’Argenteuil, trois jeunes gardiens de la paix, ont reconnu l’avoir utilisée pour maintenir Ali Ziri durant le trajet vers le commissariat.

Ils n’ont pourtant jamais été inquiétés sur ce point.

« Les derniers experts ont émis l’hypothèse que la méthode de contention utilisée par les policiers pour immobiliser Ali Ziri dans le véhicule de police, consistant à maintenir son buste penché sur ses genoux, était également intervenue dans le processus causal de la mort. La chambre de l’instruction a cependant considéré qu’en l’état des “conclusions et hypothèses divergentes [...], il n’est pas possible de retenir une cause certaine de la mort d’Ali Ziri” », écrivait ainsi le procureur général de Rennes, dans un communiqué de décembre 2014.

Dans son rapport de juillet 2009, l’ancienne directrice de l’institut médico-légal de Paris indiquait pourtant noir sur blanc qu’Ali Ziri était décédé « d'un arrêt cardio-circulatoire d'origine hypoxique par suffocation multifactorielle (appui postérieur dorsal, de la face et notion de vomissements) ».

L’autopsie avait en effet montré une vingtaine d’hématomes sur le corps d’Ali Ziri, pouvant « correspondre à des lésions de maintien », ainsi que des signes d’asphyxie mécanique des poumons.

Une troisième expertise du 15 avril 2011, demandée par le juge d’instruction, confirme que l’arrêt cardiaque constaté aux urgences est « secondaire à un trouble hypoxique en rapport avec les manœuvres d'immobilisation et les vomissements itératifs ».

L’ex-Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) est la seule à avoir visionné les bandes de vidéosurveillance du commissariat.

Elle décrivait la scène : « Ali Ziri est littéralement expulsé du véhicule (...), il est dans un premier temps jeté au sol puis saisi par les quatre membres, la tête pendante, sans réaction apparente, et emmené dans cette position jusqu'à l'intérieur du commissariat. »

À l’intérieur du commissariat, les deux hommes, toujours menottés et qui commencent à vomir par saccades, sont placés en position couchée (sur le ventre, sur le dos ou en position latérale de sécurité, selon des témoignages policiers divergents).

Entre-temps, les policiers interpellateurs rédigent deux plaintes contre Arezki Kerfali et Ali Ziri (toujours à même le sol), respectivement pour outrage, et pour outrage et rébellion.

Dans son avis de mai 2010, feu la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait dénoncé comme « inhumain et dégradant » le fait de les avoir laissés, lui et son ami interpellé en même temps, « allongés sur le sol du commissariat, mains menottées dans le dos, dans leur vomi, à la vue de tous les fonctionnaires de police présents qui ont constaté leur situation de détresse, pendant environ une heure ».

Ce 9 juin 2009, au commissariat, un jeune homme en garde à vue dit avoir été témoin d’une scène choquante.

« L'un des policiers est venu vers cet homme [Arezki Kerfali – ndlr] et il a posé son pied sur la tête du monsieur et lui a dit une phrase du genre “Tu vas essuyer”, il a fait bouger la tête en appuyant avec son pied comme on pourrait le faire avec une serpillière, explique-t-il, entendu par l'IGPN le 11 décembre 2009. C'est comme s'il voulait lui faire essuyer son vomi avec sa tête. »

Aucun des policiers n’a été questionné sur cette grave allégation.

« Certains commerçants et riverains présents le 9 juin 2009 sur le lieu de l’interpellation de mon père ont témoigné en faveur des policiers et contre mon père et son ami Arezki Kerfal, déclarait Anissa Ziri dans La Tribune d'Argenteuil.

On connaît les basses méthodes policières, les pressions et les intimidations dont ils sont capables quand ils sont mis en cause.

Pourquoi, les juges d’instruction n’ont pas écouté ces témoins et que ce sont des policiers et uniquement des policiers qui les ont auditionnés ?

Ils sont juges et partie en même temps. C’est comme dans un match de foot où le joueur est en même temps arbitre. »

Malgré les multiples demandes de la famille, les trois juges d’instruction qui se sont succédé sur ce dossier n’ont jamais auditionné les policiers concernés.

Ils n’ont pas entendu les témoins présents ce soir-là au commissariat. Ils n’ont réalisé aucune reconstitution. Ils n’ont pas non plus jugé utile de visionner la bande des caméras de la cour du commissariat.

Lire ci-dessous l’arrêt de la Cour de cassation :

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Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 11:16

Transmis par Le Collectif Justice et Vérité pour Wissam

Le 16 janvier 2016

Bonjour,

Veuillez trouver dans les liens ci-dessous un résumé de la conférence de presse, des débats et un rapport de l'ACAT :

Conférence de presse :
http://www.mediacoop.fr/rubrique/enquetes/wissam-5-ans-apres

Débats :
http://www.justicepourwissam.com/2017/01/retour-sur-la-conference-debat-du-vendredi-6-janvier.html

Rapport de l'ACAT :
https://www.acatfrance.fr/public/c340-3-r-vp-wissam-el-yamni.pdf

Un grand Merci à tous ceux qui ont permis de près ou de loin cette journée.

Demain plus que jamais, nous allons avoir besoin de vous !

Cordialement,

Justice et Vérité pour Wissam
Justice et Vérité pour Tous

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:04

Pas de bavure, circulez, y a rien à voir !

***
Le 7 janvier 2017

Pour la procureur d'Auxerre il n'y a pas lieu, en l'état des éléments dont elle dispose, "de penser à une bavure policière".

L'homme de 37 ans est mort dans la nuit de jeudi à vendredi lors de son interpellation à Auxerre. Les agents de police venaient d'utiliser un flashball pour le neutraliser.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi. A Auxerre, un homme de 37 ans est interpellé par la police. Face à cet individu en pleine "crise de démence", comme l'a rapporté le parquet, les forces de l'ordre ont fait usage d'un flashball. L'homme est décédé dans la foulée d'un arrêt cardiaque.

Pas lieu "de penser à une bavure policière"

Les policiers "se sont véritablement trouvés face à un forcené qui hurlait, prétendant être Jésus", a expliqué la procureur d'Auxerre Sophie Macquart-Moulin, au micro de France Bleu Auxerre.

"Face à cette crise de démence, qui était évidente, ils ont dû faire usage de leurs armes de neutralisation - un flashball - avec un seul tir. Puis ont plaqué au sol l'intéressé. Ils ont constaté qu'il était en train de faire un arrêt cardiaque", poursuit-elle.

Pour la procureur d'Auxerre il n'y a pas lieu, en l'état des éléments dont elle dispose, "de penser à une bavure policière".

"Mais l'enquête est en cours et je souhaite que toutes les investigations soient menées pour informer la famille du défunt et que les choses soient très claires vis-à-vis des services de police qui sont intervenus", a-t-elle ajouté.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire d'Auxerre et une autopsie doit être pratiquée mercredi, assortie d'une expertise toxicologique.

Source :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/auxerre-interpelle-en-crise-demence-un-homme-meurt-apres-un-tir-de-flashball_1866606.html

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Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:32

Transmis par Justice pour Wissam

Vendredi 6 janvier 2017
Salle Georges Conchon - 3 rue Léo Lagrange - Clermont Ferrand

17H30
Conférence de presse pour faire un point judiciaire en présence des avocats

19H
Projection du documentaire "Les coups de leurs privilèges"
Conférence avec Mathieu Rigouste et Mireille Fanon Mendès France

Source :
http://www.justicepourwissam.com/

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 16:28

Le 15 décembre 2016

Les frères d'Adama Traoré, mort après son interpellation par les gendarmes en juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), ont été condamnés à huit et trois mois de prison cette nuit pour outrages, menaces et violences.

Huit mois ferme à l'encontre de Bagui Traoré. Trois mois aménageables à l'encontre de Ysoufou Traoré, dit Youssouf, qui a été remis en liberté.

Voilà les peines prononcées vers 0 h 15 cette nuit par le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d'Oise) où comparaissaient les deux frères d'Adama Traoré, ce jeune de 24 ans décédé le 19 juillet après son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise.

Ils étaient jugés pour des faits d'outrages, menaces, et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Des incidents survenus en marge du conseil municipal de Beaumont le 17 novembre. Ce soir-là, les frères sont présents comme une cinquantaine de soutiens à Adama Traoré.

De son côté, la maire UDI Nathalie Groux souhaite soumettre au vote une délibération pour faire payer ses frais de justice sur le budget communal, notamment pour une plainte en diffamation contre Assa, la sœur d'Adama. Tout le monde ne peut pas entrer dans la salle : des heurts éclatent.

Huit heures d'audience

Hier, huit gendarmes et policiers municipaux étaient sur le banc des parties civiles. Neuf témoins ont été entendus et près de huit heures d'audience ont été nécessaires aux juges qui n'ont rien laissé au hasard.

Dans le box, Bagui Traoré, 25 ans, s'explique : « J'ai rien fait, tout ça est faux, c'est un complot. Si je lui avais mis un coup de poing, elle aurait plus de tête », lâche-t-il alors qu'il comparaît pour avoir assené un coup de poing à une policière municipale, dans un contexte de récidive.

Des faits corroborés par plusieurs collègues de la victime, qui s'est vu accorder un jour d'incapacité totale de travail.

Le regard plein de colère, Bagui soutient « qu'il a voulu entrer dans la mairie. C'est parti de derrière moi, il y a eu un coup de gazeuse ». Il reconnaît des insultes : « Mais à ses amis parce qu'ils foutaient le bordel. »

Bagui affirme aussi que s'il a pris la fuite le 22 novembre lorsque les gendarmes sont venus l'interpeller, c'est à cause de la voiture des gendarmes. Selon le prévenu, ce véhicule « est la voiture qui a assassiné » son frère.

La défense pointe les imprécisions

Le second prévenu, Youssouf Traoré, 22 ans, se montre plus calme. Il nie les insultes et les menaces.

Pour la défense des deux frères, Me Bouzrou pilonne les versions des parties civiles. Il pointe les imprécisions dans leurs témoignages, les doutes qui se transforment en certitudes d'une déposition à une autre.

« On a deux témoins qui disent clairement que Bagui Traoré a insulté le chef de la police municipale », contre-attaque Me Caty Richard, l'avocate des parties civiles.

Le procureur Eric Maurel, pour qui la culpabilité des deux prévenus ne fait pas de doute, requiert dix mois ferme pour Bagui, six mois ferme pour Ysoufou et une interdiction de séjour à Beaumont de trois ans.

Le tribunal ne l'a pas complètement suivi avec des peines moins lourdes et une interdiction de séjour à Beaumont de deux ans, uniquement pour Bagui.

***
« C'est parole contre parole »

Un membre du comité de soutien à la famille réuni hier à Paris

Pendant que Youssouf et Bagui Traoré étaient jugés au tribunal de Pontoise, le comité de soutien à la famille tenait une réunion sur le thème des violences policières, au Centre international de culture populaire, rue Voltaire à Paris (XI e).

« Youssouf et Bagui sont en prison parce que ce sont des meneurs, mais des meneurs dans le bon sens du terme. Tout ça, ce sont des dossiers montés », lance au micro, Samir Baaloudj, principal orateur de la soirée, militant connu pour des positions très critiques vis-à-vis des forces de l'ordre.

Face une assistance de 250 personnes environ, dans une ambiance très hostile aux policiers et aux gendarmes, les organisateurs ont projeté un film qui montre les frères Traoré et leurs amis retracer les différents moments de l'interpellation d'Adama.

De nombreux points établis par l'enquête y sont rigoureusement démentis. « C'est parole contre parole, résume l'un des protagonistes de la vidéo. Les gendarmes vont dire quelque chose et nous on va dire autre chose. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-freres-d-adama-traore-condamnes-15-12-2016-6457710.php

****
Prison ferme pour les frères d'Adama Traoré: "C'est un complot"
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/prison-ferme-pour-les-freres-d-adama-traore-c-est-un-complot_1860558.html

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Le 19 décembre 2016

Affaire Adama Traoré: Bagui Traoré va faire appel de sa condamnation
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-adama-traore-bagui-traore-va-faire-appel-de-sa-condamnation_1861820.html

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 16:51

Le 3 décembre 2016

Une marche blanche a été organisée ce samedi à Rennes en mémoire de Babacar Guèye, tué de 5 balles par la police le 3 décembre 2015. Ses proches demandent à ce que justice soit faite.

À l'initiative du Collectif Vérité et Justice pour Babacar Guèye, près de 400 personnes, dont des familles qui dénoncent des violences policières, se sont réunies ce samedi 3 décembre dans le quartier de Maurepas à Rennes pour prendre part à une marche commémorative.

"Les familles d'Adama Traoré, de Lamine Dieng, d'Abdoulaye Camara & Amine Bentounsi sont venues soutenir la famille de #BabacarGueye."
Voir ici :
https://twitter.com/s_assbague/status/805060572849012736/photo/1

Par cette action, ils ont voulu rendre hommage à Babacar Guèye, tué par la police de 5 balles dans le corps lors d'une intervention de police à Rennes le 3 décembre 2015, et montrer leur détermination à obtenir justice.

Le slogan "policiers meurtriers, justice pour Babacar" a été entonné à plusieurs reprises.

Selon le parquet, le jeune Sénégalais était “particulièrement agressif” et “menaçait les forces de l'ordre avec un couteau”.

Une affaire classée sans suite

Les proches de Babacar ont donné une version différente. Selon eux, Babacar Guèye avait eu une crise d’angoisse dans la nuit et s’était auto-mutilé avec un couteau de cuisine dans l'appartement d'un de ses proches à Maurepas à Rennes. C’est pourquoi son ami avait appelé les pompiers.

Selon les dires de ce dernier, les policiers auraient essayé d'utiliser un taser qui n'a pas fonctionné. Babacar serait ensuite sorti effrayé de l'appartement.

"Un policier a ordonné plusieurs fois à Babacar de s’arrêter. Babacar répétait : “Pourquoi ?” Le policier a tiré. Babacar m’a regardé. J’ai dit : “Ces gens sont là pour t’aider. Pose le couteau”.

Il m’a répondu : “On m’accuse mais je n’y suis pour rien !”

Puis il est monté. Il avait le couteau baissé, au niveau des hanches. Il boitait. Dix secondes plus tard, j’ai entendu quatre autres coups de feu" comme le relate le site du Mensuel de Rennes.

Des analyses toxicologiques ont révélé que Babacar Guèye n’était ni sous l’influence d’alcool ni d’aucun psychotrope.

Deux policiers ont porté plainte pour tentative de meurtre contre le jeune Sénégalais, ce qui a permis de "mener une enquête à charge contre Babacar Guèye, de conclure à la légitime défense des forces de l'ordre et de classer l'affaire sans suite puisqu'on ne peut pas poursuivre un mort" comme le révèle une source proche de l’affaire sur le site Jeune Afrique.

La famille de Babacar a également porté plainte et espère obtenir une nouvelle enquête.

Source :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/rennes-marche-blanche-memoire-babacar-gueye-abattu-policiers-1147117.html

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A Rennes, quartier Maurepas, "babacar, abattu par les policiers" n'était pas fou
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/rennes-quartier-maurepas-babacar-abattu-par-les-policiers-n-etait-pas-fou-880483.html

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:16

Le 24 novembre 2016

Adama Traoré, 24 ans est décédé le 19 juillet dernier dans une caserne de gendarmerie de Beaumont-sur-Oise, juste après son interpellation.

Quatre mois plus tard, son décès reste toujours inexpliqué. Plusieurs zones d’ombre entourent l’affaire.

Sa famille et ses proches réclament VÉRITÉ et JUSTICE.

Source :
https://paris-luttes.info/video-plus-jamais-ca-un-hommage-a-7133

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:21

Le 29 novembre 2016

La police tue ! Marche pour Babacar Gueye

Un bus partira de Paris pour rejoindre la marche commémorative pour Babacar Gueye, tué par la police alors qu’il était en pleine détresse psychologique, le 3 décembre 2015 à Maurepas, quartier populaire de Rennes. Marchons pour Babacar Gueye et toutes les autres victimes de violences policières !

Le Collectif Vérité et Justice pour Babacar Gueye, composé de proches et de soutiens, organise une marche commémorative le samedi 3 décembre à partir de 14h30 à dans le quartier de Maurepas.

Cette marche en souvenir de Babacar Gueye montrera notre soutien à ses proches et à ceux des autres victimes de violences policières, ainsi que notre détermination à obtenir justice.

Les collectifs Vies Volées, Cases Rebelles et Ferguson in Paris, soutiennent, ont aidé, et participeront à cette marche. Nous les remercions.

Babacar Gueye a été tué par la police le 3 décembre 2015 à Maurepas.

Il était alors en détresse psychologique et ses ami.e.s avaient appelé les pompiers pour lui porter secours mais ce sont les policiers qui sont intervenus.

La police agresse, mutile et tue : quand jugera-t-on la police ?

Stop les violences policières !
Nous exigeons la vérité et la justice pour Babacar Gueye !

Marche commémorative
Samedi 3 décembre 2016 à Rennes
14h30-18h30

Rendez-vous au Centre Commercial du Gast, quartier Maurepas
Rue Alexandre Lefas 35000 Rennes- Bus 9 arrêt "Gast"

Un départ en bus est prévu depuis Paris.

Interview de Awa Gueye et des membres du collectif sur le site de Cases Rebelles
http://www.cases-rebelles.org/toutes-a-rennes-le-3-decembre-pour-babacar-gueye/

***
P.-S.

Vous pouvez nous rencontrer et nous donner un coup de main en nous écrivant à :
justicepourbabacar@gmail.com

https://justicepourbabacar.wordpress.com/

Source :
https://paris-luttes.info/la-police-tue-marche-pour-babacar-7174

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:47

Le 24 novembre 2016

Deux frères d'Adama Traoré, accusés de violences et outrages contre des policiers en marge du conseil municipal de Beaumont-sur-Oise, ont été écroués, mercredi 23 novembre, dans l'attente de leur procès le 14 décembre.

Au cours de la nuit suivante, de brefs incidents ont éclaté mercredi soir à Beaumont-sur-Oise. Un bus et plusieurs voitures ont été incendiés.

Quelque 130 gendarmes devaient être déployés sur la zone peu après minuit, ainsi qu'un hélicoptère, a détaillé la préfecture.

Le chauffeur du bus, "légèrement blessé", a été pris en charge par les sapeurs-pompiers.

Le calme était revenu peu avant 1 heure jeudi matin, a constaté une journaliste de l'AFP.

Adama Traoré est mort le 19 juillet lors de son interpellation par des gendarmes. Qualifié de "bavure" policière par son entourage, le décès du jeune homme de 24 ans avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et dans les communes alentours.

Ses deux frères, Bagui, 25 ans, et Yssoufou, 22 ans, ont obtenu un délai pour préparer leur défense.

Mais, dans l'attente de leur procès, la cour a décidé de les placer en détention provisoire "pour éviter qu'ils n'exercent des pressions sur les témoins appelés à être cités à l'audience" du 14 décembre.

La cour a suivi les réquisitions du procureur, qui avait demandé que les deux prévenus soient écroués, invoquant notamment le risque de nouveaux troubles à l'ordre public comme ceux qui s'étaient produits le 17 novembre en marge du conseil municipal de Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise.

Enquête " totalement à charge "

Ce jour-là, la séance avait dû être levée après que des heurts eurent opposé des soutiens de la famille Traoré aux forces de l'ordre devant l'Hôtel de Ville.

Bagui et Yssoufou Traoré, qui nient les faits, doivent répondre de violences, outrages et menaces sur huit personnes dépositaires de l'autorité publique.

Bagui Traoré, dont le casier judiciaire comporte 13 mentions et qui a déjà été incarcéré pour des vols avec violences, est notamment accusé d'avoir porté des coups au visage d'une policière, lui occasionnant un jour d'ITT.

Identifiés par des vidéos et des témoignages, les deux frères ont été interpellés cinq jours après les faits au terme d'une enquête "totalement à charge", a dénoncé Me Noémie Saidi-Cottier, l'avocate de Bagui Traoré.

"Il y a de nombreux témoignages et vidéos à exploiter", a indiqué la défenseure, qui assure n'avoir pas "reconnu son client" sur les images versées au dossier.

" Instrumentalisation "

Présents en nombre à l'audience qui était gardée par un important dispositif policier, les membres de la famille et leurs soutiens ont quitté le tribunal dans le calme.

"Ils disent qu'on ne voulait pas les laisser entrer mais je veux qu'on entende que la maire [de Beaumont-sur-Oise] "avait laissé entrer la grande sœur et la mère d'Adama Traoré", a ajouté l'avocate des parties civiles qui s'insurge contre "l'instrumentalisation" de la mort du jeune homme.

Jeudi, les soutiens de la famille d'Adama Traoré voulaient exprimer leur mécontentement face à l'inscription à l'ordre du jour du conseil municipal d'un vote sur la prise en charge des frais de justice de la maire, Nathalie Groux.

L’édile est régulièrement mise en cause par la famille qui lui reproche son manque d'empathie et son parti pris dans cette affaire.

Source :
http://www.france24.com/fr/20161123-france-adama-traore-freres-ecroues-proces-beaumont-oise

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 11:45

Le 25 novembre 2016

Quatre mois après la mort d’Adama Traoré, la situation est toujours aussi tendue à Beaumont-sur-Oise, en région parisienne.

En cause : de nombreuses zones d'ombre et des rebondissements qui font craindre une flambée de violences.

De la mort d’Adama Traoré à la récente mise en détention de ses frères, accusés de violences et outrages contre des policiers, en passant par la communication contestée de l’ancien procureur et de la plainte de la maire de Beaumont-sur-Oise, retour sur les épisodes marquants de l’affaire Traoré.

Lire la suite :
http://www.france24.com/fr/20161124-adama-traore-mort-affaire-gendarmes-famille-justice-beaumont-oise-procureur-maire

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 11:36

Transmis par Résistons Ensemble le 4 novembre 2016

Au delà des reportages « chocs » sur la « violence » de la permanence cassée du PS ou des délires conspirationnistes des réseaux citoyens de saint etienne qui opposent les « bons manifestants » et les « vilains casseurs » (voir : http://reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=3408), voici d'autres échos du week-end sur le forum pour le désarmement de la police à St Etienne :

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2622
http://desarmons.net/?p=5089

Et les conférences filmées (pas en totalité malheureusement) par Myscier Blodya, un rappeur de St Etienne :

https://www.youtube.com/watch?v=ItYYMcqDTyY
https://www.youtube.com/watch?v=IYs73cFU6qw
https://www.youtube.com/watch?v=OADw_pO-2g8
https://www.youtube.com/watch?v=RFiG9SbfF-8
https://www.youtube.com/watch?v=cQj9x98TDZM
https://www.youtube.com/watch?v=Pt3d2CHyWEU

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:35

Transmis par Résistons Ensemble le 14 novembre 2016

Bonjour,

Voici en pdf, le No 157, novembre 2016, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article567

***
Au sommaire

Quand les chiens deviennent loups

« Déportation » des migrants calaisiens et parisiens

« On n’est pas (des) sous-lycée(s) »

> [ C h r o n i q u e d e l ' a r b i t r a i r e ]
Face au armes de la police, pas de paix
La BAC tue au fusil d’assaut
« Soit on nous donne un coup de main,soit nous allons tous en prison. »
« La Grande Marche pour Adama »
Coup de flashball à Argenteuil
Solidarité en actes

> [ A g i r ]
Babacar Gueye abattu par la police
Contre l’expulsion de l’Attiéké !

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 11:00

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FAMILLE TRAORE

Mensonges, mépris et violence
Soirée de violences policières à Beaumont sur Oise, Jeudi 17 novembre

La mairie organisait son conseil municipal le jeudi 17 novembre au soir. L’ordre du jour été connu à l’avance ; le conseil devait décider de soutenir ou non la maire Nathalie Groux dans ses procédures judiciaires.

La maire a en effet porté plainte contre Assa Traoré pour diffamation relative à ses propos tenus sur Canal Plus le 28 septembre dernier.

Assa a lors de cette émission relevé les différents mensonges de la gendarmerie et des institutions judiciaires.

Les circonstances et les causes de la mort ont été dissimulées afin de soutenir les gendarmes responsables de la mort d’Adama.

Ils parlaient d’infection alors que la contre autopsie a révélé une mort par asphyxie.

Les témoignages des pompiers ont par ailleurs réussi à mettre en évidence la négligence et le mépris des officiers. Le corps était resté inerte, gisant sur le sol, sans qu’aucuns soins ne soient apportés.

La famille réussira rapidement à démonter ces mensonges et à éclaircir les premières vérités et parvient depuis Beaumont à mobiliser autour de sa lutte.

La maire s’est systématiquement et catégoriquement opposée aux initiatives de la famille Traoré.

Madame Groux comptait alors utiliser l’argent public pour soutenir son action en justice, dans le mépris total de ses obligations de représentante local, en outrepassant ses prérogatives.

Les propos d’Assa Traoré ne portaient pas atteinte à sa fonction et ne s’écartaient en rien de ce que la maire avait jusqu’alors démontré.

La maire s’est à de nombreuses reprises illustrée par son mépris pour la dignité d’une famille en deuil, partageant au passage un dangereux appel à la haine et au délit.

Il s’agit là clairement d’une incitation à la haine raciale, à la violence et au délit du port d’arme.

Lire la suite :
https://quartierslibres.wordpress.com/2016/11/18/communique-famille-traore/

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