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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 12:59

 

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Pioché sur Regards Latinos

Le 26 août 2011

Un adolescent chilien est mort au cours d’affrontements avec la police dans la nuit de jeudi à vendredi après quarante-huit heures de grève nationale. Des manifestations, parfois très violentes, secouent les principales villes du pays depuis plusieurs semaines.


Manuel Gutierrez Reinoso avait seize ans. Il est mort par balle dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu’il participait aux manifestations qui accompagnaient les 48 heures de grève décrétés par la principale organisation syndicale, la CUT. Selon les témoins, la balle aurait été tirée d’un camion des forces de l’ordre. « Un mouvement opportuniste et un échec» a décrété le gouvernement.

S’il est vrai que les syndicats chiliens ne bénéficient pas d’une cote de popularité favorable au Chili, la mobilisation massive montre que ce mouvement ne fut pas un échec et que le gouvernement chilien sera rapidement contraint d’y répondre d’une quelconque manière. Que la CUT ait tenté de récupérer à son profit la solidarité de l’ensemble de la population chilienne vis-à vis du mouvement étudiant n'enlève rien au soutien que les Chiliens montrent depuis plusieurs mois à la contestation sociale d'où qu'elle vienne.

Les Chiliens ont un vrai besoin d’exprimer leur insatisfaction vis-à-vis d'un système politique et social hérité de la dictature de Pinochet. Ils ont d’autant plus de hargne à exprimer leur rejet de ce système qu’ils ont élu, il y a 17 mois, Sebastian Pinera, premier président de droite depuis la fin du pouvoir de Pinochet, renvoyant ainsi à l’écurie la Concertacion de centre gauche qui a géré l’héritage de la dictature sans jamais oser engager des réformes de fond. La cote de popularité du président Pinera est de 26%. Très faible certes, mais encore supérieure à celle des partis de la concertation dont le retour au pouvoir n’est souhaité que par 16% de la population. 

« Le mouvement social monte depuis janvier, m’expliquait la semaine dernière Marco Enriquez-Ominami, candidat à la présidentielle de 2009 et lider du mouvement politique PRO, Fondacion Progresa qui ambitionne de renouveler la vie politique chilienne. Cela a commencé par des protestations des consommateurs contre les prix du gaz en Patagonie.

La détermination des gens là-bas était impressionnante.

Puis l’annonce du projet HydroAisen (gigantesque projet hydroélectrique qui prévoit de construire cinq barrages noyant des milliers d’hectares de la forêt primaire de la Patagonie chilienne) a fait descendre des milliers de gens dans la rue, pas seulement les écologistes ou les organisations indigènes, mais l’ensemble de la population qui d’habitude se tait. Enfin en juin les collégiens et les étudiants ont commencé à présenter cette revendication d’une éducation libre et gratuite pour tous ». 

Le système d’éducation hérité de l’air Pinochet favorise les écoles privées, consacrant des subventions à des établissements à but lucratif et appauvrissant ainsi les établissements publics où se retrouvent les enfants qui n’ont pas pu étudier ailleurs. Les familles s’endettent pour 10, 15 voir 20 ans pour permettre à leurs enfants d’étudier, même dans le secondaire.  Le mouvement lycéen et étudiant recueille un très large soutien de la population.

Dimanche dernier, ce sont les familles qui ont occupé les rues. «Nous avons fait des propositions aux organisations lycéennes et étudiantes pour sortir de cet affrontement, me détaillait il y a quelques jours Maria Eugenia de la Fuente, du secrétariat du gouvernement. Nous avons élargi l’accès aux bourses, baissé les taux des prêts pour les étudiants e 5,6 à 2 %. Nous avons proposé de démunicipaliser la gestion des écoles. » Les organisations étudiantes ont refusé ces propositions les estimant insuffisantes et incapables de résoudre la question de base : l’accès de tous à l’éducation secondaire et supérieure financée par les impôts de tous.

« Il est trop tard pour modifier à la marge les règles, il faut en changer complètement. Le parti PRO propose l’organisation d’un referendum en 34 points pour préparer ce changement que le pays attend, estime Marco Enriquez Ominami. Mais manifestement, le gouvernement n’a pas encore compris que ces changements sont incontournables pour préparer l’avenir du pays. »

Les deux jours de grève générale ont montré que la demande sociale est forte. Les Chiliens ne supportent plus de vivre dans un pays vanté pour son modèle et sa croissance économique sans que les inégalités sociales aient diminué. (Photo reuter)


Source :
http://blog.lefigaro.fr/amerique-latine/2011/08/chili-un-adolescent-de-16-ans-tue-par-balle-lors-des-manifestations.html

***
Complément d'info

Travailleurs et étudiants dans la rue
http://www.courrierinternational.com/article/2011/08/26/travailleurs-et-etudiants-dans-la-rue

Chili - La révolution oubliée
http://jean-rumain.over-blog.com/article-chili-la-revolution-oubliee-82580099.html

Chili : violences et manifestations massives (Portofolio)
http://www.liberation.fr/promo-libe/11011616-greve-au-chili-mort-d-un-adolescent-dans-des-heurts-avec-la-police#s1

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 07:53

 

http://www.webactus.net/wp-content/uploads/2009/03/google-is-watching-you-300x211.jpg
Transmis depuis Le Monde

Le 19 août 2011

Affaire Street View : la Belgique propose un règlement à l'amiable

La justice belge a proposé à Google un règlement à l'amiable dans l'affaire de la collecte des données du programme Street View, rapporte l'agence d'information Belga, jeudi 18 août.
Lire ici :
http://www.rtbf.be/info/medias/detail_vie-privee-et-google-l-entreprise-etudie-la-proposition-du-parquet-federal?id=6609273http://www.rtbf.be/info/medias/detail_vie-privee-et-google-l-entreprise-etudie-la-proposition-du-parquet-federal?id=6609273

Le parquet fédéral avait ouvert une enquête en avril, sur suggestion de la Commission de la vie privée, et a proposé à Google un arrangement à l'amiable de 150 000 euros. "Si Google ne paie pas dans les trois mois, l'affaire se transformera en dossier judiciaire et l'amende pourrait alors s'élever à plus d'un quart de million d'euros", précise Belga.

Lancé en 2007, Google Street View, qui complète Google Maps et Google Earth, fournit des vues panoramiques de rues, permettant aux internautes de s'y déplacer virtuellement. Ce service a déclenché une série de polémiques dans plusieurs pays, notamment en France, aux Pays-Bas et en Allemagne. En mai 2010, Google avait révélé que les voitures parcourant les rues pour prendre des photos avaient collecté par inadvertance des données personnelles (courriels et vidéos, notamment) transmises par Wi-Fi.

UNE CONDAMNATION À 100 000 EUROS D'AMENDE EN FRANCE

Google Belgique avait alors fait son mea culpa. "Nous sommes désolés d'avoir rassemblé, de manière involontaire, des données provenant de réseaux Wi-Fi non sécurisés. Dès que nous avons réalisé ce qui se passait, nous avons interrompu l'activité de nos voitures Street View et nous avons informé les autorités, a expliqué le groupe du moteur de recherche. Nous n'avons ni visionné ni utilisé ces données pour des produits ou services de Google. Nous sommes en contact avec les autorités belges et continuerons de répondre à toutes leurs questions."

Google avait utilisé un argumentaire similaire lorsqu'il avait été mis en cause en France pour des raisons identiques. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) lui a infligé une amende record de 100 000 euros en mars dernier.

Source :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/08/19/affaire-street-view-la-belgique-propose-un-reglement-a-l-amiable_1561487_651865.html#ens_id=1244271

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:00

 

http://liesidotorg.files.wordpress.com/2011/08/emeutes-londres-aout-2011.jpg

 

Pioché sur Le Monde

Le 18 août 2011

La justice britannique jugée trop sévère envers les émeutiers Taxés de sévérité excessive envers les émeutiers, les juges anglais sont aujourd'hui sur la sellette. Sur les 2 770 fauteurs de troubles présumés arrêtés à ce jour, 1 297 ont comparu devant la justice. Deux tiers des condamnés ont été maintenus en prison contre 10 % en temps normal. Les quatre ans de détention infligés aux deux créateurs d'une page sur Facebook appelant à participer aux violences et les six mois frappant le voleur de bouteilles d'eau dans un supermarché pillé illustrent la main lourde de la magistrature anglaise.

Cette sévérité fait grand bruit au pays berceau de l'Habeas corpus protégeant de l'arrestation arbitraire. "Les juges sont influencés par la colère de l'opinion et la politique répressive du gouvernement. De telles condamnations sont prévues dans le cas d'une attaque au couteau ou d'une agression sexuelle", déclare au Monde Andrew Neilson, porte-parole de la Howard League for Penal Reform, groupe de défense des droits du justiciable. L'ordre des avocats à la cour pour sa part évoque une "hystérie collective dont le coût pour la communauté peut être supérieur à celui du délit commis".
(Note C.L.A.P- Kezaco Habeas Corpus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Habeas_corpus)

Les députés du Parti libéral-démocrate, l'aile modérée de la coalition gouvernementale, sont partis en guerre contre la justice hâtive préconisée par le premier ministre conservateur David Cameron et la frange dure du parti tory. Même le Times, pourtant peu suspect de sympathies envers les casseurs, invite l'équipe au pouvoir à la patience, "il n'y a pas de solution immédiate". Quant aux syndicats représentant les "matons", le personnel des tribunaux ou les travailleurs sociaux, ils s'inquiètent de l'engorgement des prisons dans ce pays qui possède déjà la plus grande population carcérale d'Europe.

Une multitude d'appels contre ces peines disproportionnées est attendue. A ce déferlement de critiques, les juges rétorquent qu'ils ne font qu'appliquer les directives d'encadrement des peines fixées par les autorités judiciaires. Ils démentent avoir reçu des consignes de fermeté et de célérité du ministère de la justice.

CONCEPTION RÉPRESSIVE

En fait, David Cameron n'avait nul besoin d'affirmer au Parlement que toutes les personnes inculpées pour leur participation aux troubles devaient "s'attendre à aller en prison". En effet, comme la common law, constituée d'un véritable fonds normand enrichi par la coutume, est définie par son caractère jurisprudentiel, le magistrat se sent en quelque sorte le gardien du code rassurant des trois R – respectabilité, rectitude, responsabilité – qu'il entend protéger. C'est donc un droit fait par les juges et établi au cas pas cas.

S'ajoute un mode de recrutement élitiste et cloisonné d'une magistrature en majorité âgée, mâle et blanche, issue essentiellement de la haute bourgeoisie. Même si la profession s'est ouverte aux femmes et aux minorités ethniques au cours des dernières années, ses membres appartiennent en général au "cercle magique" de l'establishment dont ils reflètent le conservatisme, l'aversion des désordres publics et la peur des classes populaires.

Résultat, les peines reflètent souvent le degré de gravité que ledit establishment attache aux délits. Ainsi, les meurtres, même passionnels, et les atteintes au droit de propriété, comme les cambriolages, sont impitoyablement réprimés tandis qu'on se montre plus laxiste envers les délits en col blanc. Pour Lord Pannick, auteur de Judges, un ouvrage qui fait autorité, les magistrats sont en général peu sensibles à l'aspect sociologique de la criminalité, ce qui leur fait privilégier l'approche individuelle et pénale.

Cette conception répressive explique qu'on emprisonne en moyenne deux fois plus que sur le continent. De surcroît, l'appréciation des délits et la fixation des peines divergent selon les régions. C'est la raison pour laquelle les punitions infligées aux émeutiers sont plus dures dans le Nord industriel et ouvrier que dans le Sud, dont la richesse est repose sur les services.

Enfin, le pouvoir politique, de droite comme de gauche, a constamment placé la lutte contre la criminalité – payante sur le plan électoral – au cœur de son programme législatif. Le thème de la sécurité, individuelle comme collective, a toujours dominé les discours du Trône. "Je combattrai la criminalité et les causes de la criminalité" : ce slogan célèbre de Tony Blair a été repris par les juges, dont la sévérité jouit d'un soutien indéniable dans l'opinion.

Marc Roche

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/18/la-justice-britannique-jugee-trop-severe-envers-les-emeutiers_1560817_3214.html

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Pioché sur Le Monde

Le 16 août 2011

Quatre ans de prison pour deux Britanniques qui ont incité aux émeutes sur Facebook

Deux jeunes hommes ont été condamnés, mardi 16 août, en Grande-Bretagne, à quatre ans de prison pour incitation aux troubles via les réseaux sociaux. Lors des émeutes qui ont sévi dans le pays la semaine dernière, Jordan Blackshaw, 20 ans, avait créé un événement sur Facebook intitulé "Détruire la ville de Northwich" (nord-ouest de l'Angleterre). Selon le procureur Martin McRobb, la page avait été créée le 9 août.

Le deuxième accusé, Perry Sutcliffe-Keenan, 22 ans, avait, lui, incité à une émeute dans son quartier à Warrington (nord-ouest de l'Angleterre), en ouvrant une page Facebook appelée "Organisons une émeute". Les deux jeunes hommes ont "utilisé Facebook pour organiser et orchestrer des troubles graves au moment où de tels incidents se produisaient dans d'autres régions du pays", a déclaré le procureur devant le tribunal de Chester, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

La police a agi "rapidement pour fermer ces sites et s'assurer que personne ne participe à ces événements planifiés. Cependant, ces messages ont provoqué une panique considérable et un sentiment de révolte au sein des quartiers", a-t-il affirmé. "Si l'on se souvient dans quelle mesure la technologie a été utilisée pour inciter les gens à commettre des actes criminels [lors des émeutes la semaine dernière dans le pays], il est aisé de comprendre" pourquoi les deux suspects se sont vu infliger une peine de quatre ans de prison, a estimé l'un des responsables de la police locale, Phil Thompson.

La Grande-Bretagne a été secouée la semaine dernière par les pires violences urbaines depuis au moins trente ans. Des centaines de magasins ont été attaqués et saccagés, de nombreux bâtiments incendiés, et cinq personnes tuées. Les fauteurs de troubles ont eu largement recours aux réseaux sociaux Facebook et Twitter, ainsi qu'à la messagerie BlackBerry, pour s'organiser.

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/16/quatre-ans-de-prison-pour-deux-britanniques-qui-ont-incite-aux-emeutes-sur-facebook_1560307_3214.html

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:52

 

http://s2.lemde.fr/image/2011/08/10/540x270/1557957_3_6397_le-nombre-total-de-prisonniers-en-angleterre-et.jpg


Transmis depuis Le Monde

Le 19 août 2011

Dix jours après les émeutes qui ont secoué le pays, le nombre total de prisonniers en Angleterre et au pays de Galles a atteint 86 654, 723 de plus que le chiffre de la semaine précédente (85 931), qui était déjà un chiffre record, selon les chiffres publiés, vendredi 19 août, par le ministère de la justice britannique.

La population carcérale est généralement stable ou en baisse au mois d'août, période où moins de tribunaux siègent. Mais depuis les émeutes qui ont embrasé plusieurs villes anglaises, du 6 au 10 août, certains tribunaux ont siégé sans interruption pour examiner les cas des fauteurs de troubles. Selon des statistiques compilées par le quotidien The Guardian, les peines de prison infligées aux émeutiers sont en moyenne 25 % plus longues qu'habituellement.
http://www.guardian.co.uk/society/2011/aug/19/prison-population-record-high

Plusieurs juristes et défenseurs des droits de l'homme ont déploré des peines disproportionnées, tels les quatre ans de prison infligés à deux jeunes qui avaient appelé sur Internet à participer à des troubles qui n'ont jamais eu lieu. Avec cent nouvelles incarcérations par jour en moyenne, les prisons risquent d'être bientôt saturées, estime la BBC.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/18/la-justice-britannique-jugee-trop-severe-envers-les-emeutiers_1560817_3214.html
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/16/quatre-ans-de-prison-pour-deux-britanniques-qui-ont-incite-aux-emeutes-sur-facebook_1560307_3214.html

Un porte-parole du ministère de la justice a précisé "disposer de suffisamment de places pour tous ceux qui sont maintenus en détention après leur arrestation ou condamnés à de la prison après les désordres publics" causés lors des émeutes. Les prisons disposent encore d'environ 1 500 places par rapport à leur pleine capacité, de 88 093.

Vendredi, Reece Donovan, un homme de 21 ans accusé d'avoir dépouillé un étudiant malaisien alors que celui-ci se trouvait à terre, blessé, pendant les émeutes à Londres, le 8 août, a été maintenu en détention jusqu'à son procès, le 10 octobre. Reece Donovan est accusé d'avoir volé à Asyraf Haziq Rosli sa console de jeux vidéo et son téléphone portable.

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/19/apres-les-emeutes-anglaises-le-nombre-de-detenus-atteint-un-record_1561524_3214.html#xtor=RSS-3208

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 08:16

 

http://liberonsles.files.wordpress.com/2010/05/laotraezln1.jpg?w=317&h=239
Au Chiapas du 27 août au 3 septembre 2011
Brigade d’observation et de solidarité avec les communautés zapatistes


Réseau contre la répression et pour la solidarité

Dimanche 14 août 2011.
 
Brigade d’observation et de solidarité avec les communautés zapatistes

Du 27 août au 3 septembre 2011

Face à la gravité de la situation à laquelle sont confrontés nos compañeros de lutte bases d’appui zapatistes dans plusieurs communautés, il a été décidé lors de la dernière réunion du Réseau contre la répression et pour la solidarité (Red contra la Represión y por la Solidaridad), le 25 juin dernier, la réalisation d’une Brigade d’observation et de solidarité avec les communautés zapatistes qui se déroulera du 27 août au 3 septembre.

C’est la raison pour laquelle nous convoquons les compañeros et les compañeras adhérent-e-s de l’Autre Campagne et de la Zezta internationale à rejoindre cette brigade, considérant que cette action va nécessiter un haut degré de discipline et d’engagement, puisque la tâche à réaliser va s’effectuer dans un contexte de harcèlement et de provocations de la part des trois niveaux de gouvernement, des trois pouvoirs, des partis politiques, des médias d’incommunication, des différentes polices, des groupes de choc, des militaires et des paramilitaires.

De plus, notre présence en territoire zapatiste confirme notre dicton : "vous n’êtes pas seul-e-s", "No están solos", apportant notre solidarité à nos compañeros et compañeras face à la situation actuelle de violence ; en même temps, nous pourrons documenter les avancées de l’autonomie zapatiste.

Début : 27 août 2011 à San Cristóbal de Las Casas (SCLC) à 10 heures

Déroulement :

- Réunion de coordination.
- Visite des Caracoles et des communautés.
- Rapport : rédaction commune du compte-rendu issu des travaux de la brigade.
- Conférence de presse : diffusion aux médias libres et de quelques autres sur le résultat de la brigade sur différents actes de contre-insurrection et de violence contre nos frères et sœurs zapatistes et sur l’avancée du projet d’autonomie zapatistes.

Fin de la brigade : samedi 3 septembre, 16 heures à SCLC.

Engagement : multiplier le compte-rendu de la brigade dans tous les lieux d’origine des brigadistes et dans tous les lieux où il y a des compañeros de l’Autre Campagne et de la Zezta internationale à travers des bulletins, courriers électroniques, blogs, réseaux sociaux, discussions, expositions, forums, journaux muraux, etc.

Plus d’information et inscription :

redcontralarepresion(a)gmail.com
redmyczapatista(a)gmail.com
04455 5435 3824
redvsrepresionchiapas(a)gmail.com

http://contralarepresion.wordpress.com/

http://www.redcontralarepresion.org/

Réseau contre la répression et pour la solidarité
Individus, groupes, collectifs et organisations adhérents à l’Autre Campagne

Source :
http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=853

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 08:29

 

http://www.ebookers.ch/blog-voyage/wp-content/uploads/2010/06/BerlinTakeMyBreathAway-01.jpg

 

Transmis par Deukatre

Le 3 août 2011

Vendredi dernier, un collectif berlinois ocuppe un lieu pour fêter " les actions squatting ensoleillé" une tradition estivale.

Nous leur venons en aide suite à un appel d´urgence.


Bémol, les flics sont là, en surnombre, disparaissent miraculeusement dans le stress généralisé.

Volume II: le collectif omet un détail qui n´en est pas un, la visite du lieu avant son occupation.

Des migrants sont là, quelques personnes zonent, un homme se cache ici pour fuir la police.

Le constat est terrible, nous venons de rendre visible un vrai lieu pirate.

Certains veulent organiser une AG, d´autres partir sans aggraver le cas des habitants, il y´a ceux qui pensent que c’est trop tard, qu´il faut rester par solidarité et ceux qui répondent que la seul responsabilité réelle que nous avions été de mieux préparer notre entrée.

Entre temps, tous les habitants ont imités la police, disparus, plus par crainte que par stratégie.

Le groupe se scinde, le ton monte, même si la bouffe calme un peu les choses, la tension ne retombe pas.

Nous nous laissons aller au luxe de l´intellectualisation, nous parlons longtemps, trop, l´envie se déstructure, le désir de compréhension se noit, certains tentent en vain de faire la bouée. Appel au calme.

Des corps se lèvent, partent en soupirant.

La logique nous échappe, le conflit ne deviendra pas consensus.

Nous savons que ce lieux sera muré, que la police nous guette déjà, qu´on a sérieusement merdé.

Un certains nombres de personnes décident de partir, d´officialiser une excuse, écrire un texte pour décrire l´état de l´école : les murs détruis, les canalisations d´eau cimentées, l´électricité consciemment dégradée...

Nous avions occupé ce lieux deux ans plutôt
http://www.youtube.com/watch?v=RXkM4JumqXQ

Tout pour empêcher une nouvelle action de la sorte.

Expliquer que : «  nous ne voulions pas de ce bâtiment », en trouver un nouveau pour les habitants et se promettre de ré-ouvrir après le barricadage policier…

Mais rien, nous partons, certains restent.

Sur le chemin du retour, une publicité nous irrite « silhouette pour bikini ? »

Avec , illustrant la phrase, une femme (jambes, ventre, seins) mince, le dos vouté, laissant apparaitre de petites "rondeurs".

Affiche du magazine féminin Woman   
http://www.google.com/imgres?q=woman+bikinifigur%3F&um=1&hl=en&client=firefox-a&sa=N&rls=org.mozilla:de:official&biw=992&bih=459&tbm=isch&tbnid=xg_GsorxolgpFM:&imgrefurl=http://www.leadersnet.at/news/2801,neue-kampagne-fuer-woman.html&docid=qzxjgfVj1V_pgM&w=529&h=289&ei=XLE5TqyWFovPsgbHiik&zoom=1&iact=hc&vpx=126&vpy=108&dur=305&hovh=166&hovw=304&tx=194&ty=90&page=1&tbnh=102&tbnw=187&start=0&ndsp=8&ved=1t:429,r:0,s:0

La question ne se pose pas, nous l´arrachons spontanément.

Une voiture nous double,  un projecteur nous aveugle. Les flics !

Contrôle d´identité, provocations autoritaires, cowboys exhibant leurs testicules bien dures, bien viril, soit.

Nous jouons, « je peux essayer ta casquette ? », une majorette polizei roule sur le trottoir, nous entamons une partie de poker avec un paquet  de cartes vierges, nous rions. Une autre voiture de police arrive « en renfort », quelques minutes plus tard, une troisième, nous sommes six.

Trois personnes n´ont pas leurs papiers.

Embarquées !

Nous tentons au plus vite de rejoindre l´autre bout de la ville, choper les identités dans les sacs des copains, tracer au commissariat, tendre les trois cartons plastifiés en guise de lamentable citoyenneté.

Patience, tourner en rond devant les locaux, siffler en dessous de la fenêtre, tendre quelques lattes de clopes par son entrebaillement, voir les potes, entre deux rideaux, donner leurs empreintes, baisser leurs pantalons sous l´œil vigilant d´une police à la recherche de « AKICK » et rire à « tu veux aussi voir ma bite ? ».

Quatre heures du mat´, copains dehors.

Le lendemain nous repartons au squat prendre des nouvelles, les flics font des rondes, trois sans papiers sont revenus, ça gueule. La situation tend au grotesque. Un certain nombre font déjà leurs sacs, entassent un peu de matériel et se motivent pour ouvrir une autre maison, un hôtel visité quelques jours plus tôt. Un groupe reste sur place, tente de faire du social, il sera expulsé le lendemain matin.

Sur le chemin du retour, un morceau de panneau publicitaire pourri sur le trottoir.

Une voiture nous double,  un projecteur nous aveugle. Les flics !

Cette fois ci, c´est un braquage qui aurait eut lieu, dans une rue parallèle.

Bon, controle d´identité, tralala.

« C´est un peu con ! Faire un braquo à dix, sans sacs et rester sur les lieux du crime, là comme des cons ! »

Ils recherchent des gens habillés en noir, ca tombe bien…

« Fermez là » et « bonne soirée » entame et conclue la tentative de dialogue.

Nous rentrons dans l´hôtel silencieusement, nous vivrons de la même manière deux nuits durant.

…L´alcool à sut désaltérer nos frustrations, combler nos ennuis et le manque de nourriture…

Nous nous projetons ici, dans cet espace vide depuis plus de deux ans.

4 étoiles, tapis rouge, un couloir toujours éclairé, toujours marqué d´une lumière dorée comme pour vanter les mérites de la spéculation, faire envie à ceux qui survivent grâce à nos ordures, faire envie sans donner.

Nous parlions d´investir le restaurant au premier, de remplir les ventres des amis, des vauriens, nous parlions d´ouvrir les chambres aux mêmes…Nous parlions d´amour contre revolutionnaire un sourire aux lèvres, de révoltes, d´horizons plus glorieux, de partage, de sauver la planète, stopper la famine, construire une capsule astrale pour fuir sur la lune, tout recommencer avec ses habitants, échanger des recettes de cuisine interstellaires, des fous rires extraterrestres, planter des graines dans le cosmos et croire au futur, au moins une fois…mais nous divaguions au passé.

Un matin, nous nous sommes réveillés en sursaut, la police était déjà à l´intérieur du bâtiment.

Ils avaient avec eux un classeur, avec nos gueules, nos noms, se sont félicités de les connaitre par cœur, des premiers de la classe avec un insigne, ça incite aux baffes, ça se contient.

Alors ça fait des blagues sexistes  « je me souviens de toi, c´est moi qui t´es attrapé la dernière fois sur le toit, attrapé par les hanches... »  Et puis ça baisse les yeux après un : « t´es fier de dire a tes gosses que tu profites de ton pouvoir pour tripoter des jeunes filles ?! »

Dehors, une petite manif de soutien s´improvise...Elle nous suivra, bruyante, jusqu´aux portes du comissariat.
http://www.flickr.com/photos/martin-juen-fotografie/5997947077/in/set-72157627207561103/

Toute une journée de perdue à les écouter débiter leurs conneries, répondre par l´habituel : « Rien à dire . »

La nouvelle ? Ils voudraient nous faire tomber pour braquage…

Ca tombe bien...

Posent brutalement les outils dont nous étions en procession sur la table, comme pour faire trembler nos genoux : « Un marteau, un tourne vis, un pied de biche… » Une récitation colérique rythmée par  les touches du clavier qu´un exécutant moins gradé frappe dans le doute.

« Parce que deux semaines avant vous, bah y´avait des gens dedans qu´ont volé ! »

Merveilleux ! Alors on croise les doigts pour le sans suite.

Le matin suivant nous sommes partis chercher le protocole « avant midi parce qu´apres bah on ferme ! »

Alors dans l´improbable bureaucratie, nos âmes errèrent jusqu’a l´absurde.

Des flics en chausson, d´autres jouant à super mario sur leur ordinateur nous répondirent  fatigués : « Deuxième étage », « salle 14 », « troisième étage », « rez-de-chaussée »…

Jusqu’a nous renvoyer, de quartier en quartier vers d´autre stations d´incapables, vers d´autres corps vissés à leur chaise de bureau, à leur emploi du temps déterminé par leurs incompétences, leur manque de discernement, de réflexions…mais ils font ! Ils font beaucoup, sans même savoir pourquoi, enveloppes vides aux services des ordres parce que « nous, ont obéis c´est tout ! »

Ps : la semaine dernière, lorsque nous occupions l´hôpital désaffectée (copropriété de l´église) nous doutions du papier tendus par les flics, désormais nous en sommes certains, ils n´ont jamais contacté le propriétaire, procédure bidon, la loi dépasse la loi, une habitude.

Allez, courage…
 
Ps 2 : Un jour je vendrais l´ensemble de ces textes titrés « Nos années folles », comme pour cultiver cette récurrente nostalgie, comme pour insinuer que, de toute façon, l´idée de changement ne peut appartenir qu´a cette jeunesse naïve, a cet idéalisme creux, a ces années de méconnaissance révolues… Ce sera 20 euros, ahahaha. j´espère que vous serez  solidaires, que vous consommerez de la révolte mais surtout, surtout, j´espère que vous n´en serez jamais acteur… ca pourrait devenir contagieux.

On garde la pêche !

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 16:41

 

http://photo.europe1.fr/infos/international/jmj-madrid-manifestation-cout-laicite-pape-benoit-xvi-reuters-930x620-672481/12251471-1-fre-FR/jmj-madrid-manifestation-cout-laicite-pape-benoit-xvi-REUTERS-930x620_scalewidth_630.jpg


Pioché sur Le Monde

Le 19 août 2011

Pour la deuxième nuit d'affilée, la police anti-émeute a dispersé à coups de matraque les participants à une manifestation contre la venue du pape en Espagne, jeudi 18 août sur la place de la Puerta del Sol à Madrid. La police avait auparavant bouclé la place pour empêcher des incidents entre manifestants hostiles à la visite de Benoît XVI, arrivé jeudi à Madrid, et jeunes pèlerins catholiques. Mercredi soir, une manifestation similaire avait dégénéré en incidents entre policiers et manifestants, faisant onze blessés.

Jeudi, seulement environ 150 manifestants se sont à nouveau rassemblés à la Puerta del Sol. Une centaine de policiers et une vingtaine de fourgons ont été déployés autour de la place, tenant ainsi à distance les groupes de pèlerins. Après avoir demandé aux manifestants de se disperser et alors que ceux-ci s'éloignaient dans une rue voisine, les policiers, casqués, ont chargé à coups de matraque, frappant certains d'entre eux dont quelques-uns sont tombés à terre. "Ils m'ont frappé à cinq ou six reprises. Nous sommes désarmés, nous ne faisons rien. J'ai réussi à me couvrir la tête, sinon j'aurais la tête ouverte", a raconté Bruno, un manifestant de 30 ans, le coude en sang.

"TON SAC À DOS, C'EST MOI QUI L'AI PAYÉ !"

Peu avant, à la fin de la cérémonie de bienvenue du pape sur la place de Cibeles, à quelques centaines de mètres de là, les organisateurs avaient lancé un appel aux manifestants à "ne pas aller à Sol", pour éviter que ne se reproduisent les incidents de la veille. Quelques groupes de pèlerins s'étaient malgré tout retrouvés dans les rues proches de la place aux accès bouclés, où les deux stations du train régional et du métro étaient fermées.

"Honte", "hypocrites", "nous sommes la jeunesse du pape", criaient certains d'entre eux, par-dessus les cordons de police, à l'adresse des manifestants, qui répondaient : "Ton sac à dos, c'est moi qui l'ai payé !" en référence au sac du pèlerin attribué à chacun des quelques 450 000 inscrits aux JMJ. Parmi les manifestants figuraient des partisans de la laïcité mais également des "Indignés"ou encore des défenseurs de la cause homosexuelle.

Des associations laïques dénoncent le coût de cet évènement pour la collectivité, qui s'élèverait à plus de 100 millions d'euros, notamment à cause des coûts liés à la sécurité et la mise à la disposition d'hébergements. Ils dénoncent également la brusque hausse du prix du métro de 1 euro à 1,50 euro alors les pèlerins bénéficient d'une réduction sur les transports. Les organisateurs des JMJ font, eux, valoir que ces journées, avec un coût estimé à 50,5 millions d'euros, sont autofinancées par les contributions des pèlerins et les dons d'entreprises, et évaluent à cent millions d'euros les retombées pour l'économie locale.

"NOMBREUX SONT CEUX QUI, SE CROYANT DES DIEUX..."

http://s2.lemde.fr/image/2011/08/19/540x270/1561204_3_c94b_le-pape-arrive-sur-la-place-de-cibeles-jeudi.jpg
Un peu plus tôt, des centaines de milliers de jeunes pèlerins ont accueilli jeudi Benoît XVI sur la place de Cibeles, au cœur de la capitale, pour entendre le premier discours du souverain pontife. Le pape a fustigé durement l'attitude contemporaine consistant à vouloir forger soi-même sa propre morale, y voyant une dérive dangereuse : "Nombreux sont ceux qui, se croyant des dieux, pensent ne pas avoir besoin d'autres racines ni d'autres sources qu'eux-mêmes. Ils voudraient décider eux-mêmes ce qui est vérité ou pas, ce qui est bien ou mal, le juste et l'injuste." Sans évoquer le scandale des prêtres pédophiles dans plusieurs pays occidentaux, Joseph Ratzinger a confié son "immense joie" de présider ces JMJ, qu'il a décrites comme une "cascade de lumière pour montrer la présence de Dieu".

>> Voir notre portfolio sonore A Madrid, le parc du Retiro se transforme en "catholand"
http://www.lemonde.fr/europe/infographe/2011/08/18/a-madrid-le-parc-du-retiro-se-transforme-en-catholand_1560636_3214.html

Benoît XVI aurait dû être accueilli sur son parcours par une séance de baisers, convoquée sur Facebook par un collectif homosexuel, protestant contre les positions jugées rétrogrades du Vatican. Les manifestants ont finalement été bloqués par les policiers. Mais un couple d'hommes a réussi à déjouer leur vigilance, et à s'embrasser à pleine bouche au passage de la papamobile.

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/19/jmj-nouveaux-accrochages-entre-la-police-et-des-manifestants_1561178_3214.html#xtor=RSS-3208

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 11:05

 

http://s2.lemde.fr/image/2011/08/11/540x270/1558337_3_15b8_la-police-en-grande-bretagne-ne-dispose-pas-de.jpg
Transmis par Hacktivismes

Depuis Le Monde, le 11 août 2011

Reconnue, depuis les événements de mai 1968, pour son savoir-faire en matière de maintien de l'ordre en milieu urbain, la France a transmis aux Britanniques, par l'intermédiaire du cabinet du ministre de l'intérieur, Claude Guéant, une offre d'expertise pour aider à contenir les émeutiers.

La proposition ne manque pas d'ironie au regard de l'histoire récente qui avait vu une partie de la presse britannique railler des autorités françaises incapables de faire face à l'embrasement des banlieues en novembre 2005.

Néanmoins, selon deux responsables policiers français joints, mercredi 10 août, à Paris, par Le Monde, cette proposition d'"échange d'expérience" ne vise en rien à froisser leurs homologues britanniques, mais s'appuie sur un constat factuel.

La police en Grande-Bretagne ne dispose pas de forces de l'ordre spécifiquement destinées à la lutte contre des phénomènes de guérilla urbaine ou des manifestations à risque. Il n'existerait pas dans ce pays l'équivalent des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ou de l'escadron de gendarmerie mobile.

En cas de menace, les autorités équipent des policiers classiques, les bobbies, avec casque et matraque, et leur font jouer un rôle qui n'est pas le leur en temps normal. Résultat : souvent mal équipés, d'après les experts français, ils ne savent pas "évoluer en bloc" et manœuvrer "de façon tactique".

Ils commettraient par ailleurs des fautes techniques préjudiciables à leur propre sécurité. "Dans les manifestations, détaille un officier de police parisien, ils laissent les gens se promener de part et d'autre du cordon de sécurité, ils laissent des voitures se glisser dans les cortèges, ils ne scellent pas les barrières de protection ensemble ce qui en fait des projectiles dangereux pour les manifestants quand les choses dérapent."

DIFFÉRENCES DE SAVOIR-FAIRE

De plus, ne disposant que de très peu d'effectifs en réserve, si un événement requiert un grand nombre de membres de forces de l'ordre, les chefs de la police doivent faire appel à des renforts d'autres régions. Or, à l'exception d'un corps national de 4 000 fonctionnaires essentiellement concentrés sur des tâches administratives, les policiers dépendent de leur comté.

Donc, pour renforcer Londres, il a fallu dépeupler les services d'autres régions. Mais si d'aventure ces secteurs sont eux-mêmes le lieu de troubles, comment gérer des allers-retours ?

Cette improvisation, cette absence de culture du maintien de l'ordre et de sens de la manœuvre en milieu urbain auraient facilité, selon les deux policiers français sollicités par Le Monde, les exactions des pilleurs, qui ont mis à sac les rues de Londres depuis le 6 août.

La polémique sur l'utilisation des canons à eau ne paraît pas pertinente aux yeux de ces spécialistes français du maintien de l'ordre. "Ces engins sont utiles lorsqu'il s'agit d'affrontements en ligne, explique l'un d'eux, mais là, ce sont des équipes très mobiles qui se savent surveillées par les caméras. Qui voulez-vous arroser ?"

De même, la référence au savoir-faire britannique en Irlande du Nord ne paraît pas nécessairement adéquate, d'après ces experts français. "Cela n'a rien à voir. Là-bas, le périmètre d'intervention était beaucoup plus réduit et surtout les émeutiers ciblent les flics, pas les magasins."

Contactée mercredi, l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris a admis qu'il existait une différence en matière de maintien de l'ordre entre les deux pays. "Chez nous, le dialogue avec les communautés a longtemps permis de désamorcer les affrontements durs."

Jacques Follorou

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/11/les-policiers-francais-font-la-lecon-a-leurs-collegues-britanniques_1558375_3214.html

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 08:45

 

http://img.maxisciences.com/blackberry-messenger/emeutes-a-londres-les-autorites-denoncent-le-role-de-blackberry-messenger_31936_w250.jpg
Pioché sur Reporter Sans Frontières

Le 12 août 2011

Reporters sans frontières s’inquiète de la coopération de Research in Motion (RIM), fabricant canadien de BlackBerry, avec les autorités britanniques.

La messagerie instantanée des smartphones, BlackBerry Messenger (BBM), a été pointée du doigt par les autorités britanniques pour avoir été utilisée comme moyen de communication entre les émeutiers. Son système utilisant Internet plutôt que le réseau téléphonique, et nécessitant une authentification de l’utilisateur, rend difficile le traçage des messages. RIM, remédiant à cette difficulté, a déjà livré à Scotland Yard des données personnelles sur plusieurs utilisateurs de ses smartphones, sans réelle considération pour la protection des données personnelles. "Nous sommes engagés avec les autorités afin d’aider comme nous le pourrons", a déclaré l’entreprise sur Twitter.

Quelles seront les conséquences de cette coopération sur le respect de la vie privée des utilisateurs des BlackBerry, et sur leur droit à échanger de l’information librement sans contrôle ni entrave ? Si la transmission de données est suivie d’arrestations, il conviendra de s’interroger sur la validité des preuves fournies, et la légalité de leur acquisition. Reporters sans frontières craint également une éventuelle violation de l’habeas corpus.

Loin de sous-estimer la situation actuelle au Royaume-Uni et l’urgence de rétablir l’ordre, Reporters sans frontières estime que la mise à disposition des données personnelles à la police constitue un précédent inquiétant dans un pays occidental, et pourrait avoir des conséquences importantes en terme d’exemplarité sur d’autres régimes.

L’organisation s’étonne d’un certain nombre de déclarations de responsables politiques britanniques. David Lammy, élu de Tottenham, a été jusqu’à demander à BlackBerry de réfléchir à la possibilité de suspendre son service de messagerie. Une suggestion surprenante dans un Etat de droit, mais aussi lourde de conséquences : les risques de dérives liberticides sont désormais réels.

Enfin, nous mettons en garde les autorités britanniques contre toute mesure visant à fermer ou restreindre de façon drastique l’utilisation des réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter.

L’organisation voit d’un très mauvais œil la déclaration qui a été faite par le Premier ministre David Cameron selon lequel les grandes chaînes de télévision ont la responsabilité de remettre leurs rush sur les émeutes à la police, ce qui tendrait à faire de la presse un auxilliaire des forces de l’ordre, mettant gravement en danger leur indépendance.

RIM a souvent été soumis aux pressions des gouvernements. L’entreprise a déjà cédé plusieurs fois aux ultimatums d’Etats répressifs demandant le filtrage de certains sites, l’accès aux données des utilisateurs du smartphone ou la censure des services cryptés. La compagnie canadienne a ainsi accédé aux demandes des Emirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite. Reporters sans frontières s’inquiète du fait que le Royaume-Uni fasse à son tour pression sur une entreprise de télécommunication.

Les Emirat arabes unis ont déjà imposé leur droit auprès du fabricant du smartphone : depuis le 1er mai, BES, qui fait transiter les messages par des serveurs basés à l’étranger, est bloqué dans le royaume. En Arabie Saoudite, pour contourner le problème d’accès, les autorités ont préféré demander l’installation d’un serveur dans le pays, auquel elle aura accès sur mandat judiciaire.

Reporters sans frontières demande à RIM d’engager une réelle réflexion sur sa responsabilité sociale, en partenariat avec les organisations de défense des libertés. L’organisation appelle également les politiques britanniques à faire preuve de la plus grande prudence sur l’éventuel contrôle ou suspension des services des smartphones, et demande l’abandon de la politique de collecte des données privées sans ordre judiciaire préalable.

Source :
http://fr.rsf.org/royaume-uni-blackberry-collabore-avec-la-12-08-2011,40775.html

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:04


 

Pioché sur Bellaciao

Mardi 2 août 2011

L’Autorité Palestinienne lance un appel au secours, face à l’escalade alarmante des violences de l’armée israélienne contre les enfants de Cisjordanie.

Dans un communiqué reproduit par l’agence de presse Ma’an, le « gouvernement » palestinien indique que depuis le début de l’année, l’armée et les colons ont tué neuf mineurs, et en ont blessé au moins 200 autres.

« Des centaines d’enfants sont arrêtés illégalement chaque mois par les forces israéliennes, détenus et martyrisés au mépris de toutes les lois, qu’elles soient internationales, israéliennes ou palestiniennes », dénonce-t-il.
Et ce, alors que le Conseil de sécurité des Nations-Unies vient tout juste d’adopter à l’unanimité, le 12 juillet dernier, la résolution 1998 sur la protection des enfants dans les zones de conflit.

Témoin, cette vidéo en caméra cachée où l’on voit une équipe de soldats israéliens en civil, à bord d’une camionnette, fondre sur quatre enfants et adolescents qui jouaient au football.

 


L’un de ces enfants, Islam Jaber, 13 ans, devait ensuite être conduit dans un cimetière, pour y être passé à tabac.

CAPJPO - EuroPalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article6376

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article119523

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:21

 

 

Transmis par Cynoque

Le 27 juillet 2011

Salut,

je sais pas si vous pouvez tirer quelque chose de ça mais on sait jamais, faudrait isoler le second sujet

http://www.france24.com/fr/20110724-2011-07-23-0010-wb-fr-observateurs

Le 2e sujet est particulièrement intéressant. 

New York, Le rappeur General Steele sort d'un concert, il voit un de ses musiciens (Chris Rock - pas sur du lien) se faire soit-disant frapper et marcher dessus à terre, déjà arrêté et menotté par la police.

Il s'approche et demande ce qui se passe, les flics lui ordonnent de se barrer en l'insultant.

Tout a été filmé.

Plus tard on entend Steele affirmer qu'une personne de l'autre coté de la rue a crié que Chris aurait été aspergé de lacrymo.

Ensuite ça part en sucette les flics fracassent tout le monde, ça tape ça tape.

Le rappeur témoigne ensuite par webcam (apparemment) et affirme que sans les copwatchers improvisés qui filmaient, beaucoup plus de monde se serait fait taper.

La personne qui a envoyé ça a France24 est Suy Kahofi, à Abidjan en Côte d'Ivoire.

Voilà alors j'aime pas du tout le ton du présentateur, on dirait de la TV réalité à la TF1, mais ça vaut ce que ça vaut.

Bye,

cynoque

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:29


 


Transmis par Janos

De violentes émeutes ont éclaté samedi soir à Tottenham, un quartier multiethnique de la banlieue nord de Londres, faisant huit blessés dans les rangs des policiers. Dimanche matin, la police tentait de reprendre le contrôle de la situation.

Cette explosion de violence a éclaté après une marche de protestation en hommage à un homme de 29 ans et père de quatre enfants, mort jeudi dans une altercation avec la police. Dès le coucher du soleil et durant une partie de la nuit, le quartier a été le théâtre de pillages et de dégradations, et de l’incendie d’un autobus, de deux voitures de police ainsi que de camionnettes.

Le contrôle de la rue principale de Tottenham a été repris difficilement avant l’aube par les forces de police qui avaient été assaillies à coups de projectiles et de cocktails molotov par des centaines de personnes en colère.

Peu avant l’aube dimanche, la police a indiqué que le calme revenait progressivement dans la rue principale, mais qu’il y avait encore des poches de résistance ailleurs dans Tottenham. Il n’a y pas eu d’arrestations, la police indiquant que sa première priorité était de restaurer l’ordre public. Huit policiers ont été blessés et hospitalisés.

Il s’agit des pires émeutes constatées depuis des années dans la banlieue de Londres, même si celle-ci avait connu dans son centre ces derniers mois des manifestations à l’appel d’étudiants et de syndicats. Dimanche, un porte-parole du maire de Londres a déclaré que « la violence et la destruction de biens ne faciliteraient en aucun cas l’enquête » sur la mort de cet homme de 29 ans.

Source :
http://www.leparisien.fr/international/video-violentes-emeutes-la-nuit-derniere-dans-la-banlieue-de-londres-07-08-2011-1557885.php

Complément d'info sur Le Soir (Belgique) :
http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-08-07/violentes-emeutes-dans-une-banlieue-de-londres-855318.php

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 15:01

 

 
Pioché sur Bellaciao

Mercredi 3 août 2011

Après une énième menace d’expulsion annoncée pour le 1e aout au matin, la ville de Fribourg a envoyé sa main armée ce matin peu avant 5h.

Plus de 500 flics contre 200 manifestant-es qui après avoir enflammé les barricades encadrant le Rhino ont dû abandonner le terrain au vue du rapport de force.

8h début de la destruction du Rhino

8h06 annonce d’une première arrestation, des affrontements ont lieu dans le quartier

9h annonce de 5 arrestations

500 à 600 flics toujours déployés dans le quartiers, ils sont environ 1000 sur toute la ville avec mise en place de check point autour du quartier du Rhino.

En réponse à ce déploiement de force outrancier et la répression déjà sévère, une banque a été cassée et d’autres actions sont prévues, les affrontements continuent dans le quartier et en ville.

Voir des photos :
http://www.badische-zeitung.de/fotos-streit-um-wagenburg-rhino-im-vauban-eskaliert

Article avec vidéo (en allemand) :
http://www.badische-zeitung.de/freiburg/kommando-rhino-gewalt-eskaliert-in-der-nacht--48160146.html

Article (en allemand) :
http://www.badische-zeitung.de/freiburg/frist-fuer-kommando-rhino-laeuft-ab--47966876.html

Source :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article119532

 

 

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