Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:49

Le 25 mai 2016

"Voulez-vous voir des publicités en ligne ciblées par centre d'intérêt par Facebook ?", demande désormais le site à ses membres dans leur page de paramètres. On vous explique comment

Facebook propose désormais à ses membres de refuser les publicités ciblées, dans le cadre d'une évolution des règles de protection de la vie privée, a annoncé le réseau social vendredi. "Voulez-vous voir des publicités en ligne ciblées par centre d'intérêt par Facebook ?", demande désormais le site à ses membres dans leur page de paramètres.

Pour vous connecter à cette page, cliquez ici :
https://www.facebook.com/policies/cookies/

Puis allez dans Paramètres de publicité :
https://www.facebook.com/settings?tab=ads&section=oba&view

En février, la Cnil avait donné trois mois au réseau social pour respecter la loi Informatique et Libertés en matière de collecte et d'utilisation des données des internautes.

Le site détaille également tous les cookies qu'il place sur les portables ou ordinateurs des internautes.

Avec cette nouvelle politique de publicité plus lisible et détaillée, le réseau social américain répond en particulier à la Cnil qui lui avait enjoint de clarifier ses méthodes de traçage des internautes.

Le réseau social américain a demandé vendredi à tous ses utilisateurs européens de l'autoriser une nouvelle fois à déposer sur leur ordinateur des "cookies", ces petits fichiers qui renseignent sur la navigation internet sur la plupart des sites web. Une autorisation qui conditionnait déjà l'inscription au réseau social.

Le réseau social a "conçu ces mises à jour pour continuer à respecter le droit européen", a précisé dans un communiqué Stephen Deadman, responsable de la protection de la vie privée sur Facebook.

"Il est important pour nous que les gens, les éditeurs et les annonceurs comprennent parfaitement comment fonctionne la publicité sur Facebook", a expliqué Stephen Deadman.

En février, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) avait donné trois mois au réseau social pour respecter la loi Informatique et Libertés en matière de collecte et d'utilisation des données des internautes.

Elle avait reproché au groupe américain de suivre la navigation des internautes sur des sites tiers à leur insu, même s'ils ne disposaient pas d'un compte Facebook, et de recueillir, sans le consentement exprès des personnes concernées, des données relatives à leurs opinions politiques ou religieuses, ainsi qu'à leur orientation sexuelle.

La justice belge avait également ordonné à Facebook en 2015 d'arrêter de "tracer" les internautes sans leur accord.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/05/27/facebook-autorise-ses-membres-a-refuser-les-publicites-ciblees-2378501-5166.php

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
commenter cet article
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:33

Le texte de loi paru au Journal Offciel le 4 juin 2016
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=FA53CA87E7ECF475E11DA9DD0D5FF11F.tpdila09v_2?cidTexte=JORFTEXT000032627231&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032627228

****
Le 25 mai, le parlement a adopté la "Loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale."

Une légalisation de l'état d'urgence, le point finale à une société de contrôle total, une ditacture qi ne dit pas son nom...

***

Depuis Boursorama

Principales mesures de la loi sur la procédure pénale

Voici les principales mesures du projet de loi "renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale", adopté jeudi par l'Assemblée et qui sera soumis à un ultime vote le 25 mai du Sénat.

- Usage des armes par les forces de l'ordre -

A côté de la légitime défense, un nouveau régime d'irresponsabilité pénale bénéficiera aux policiers, gendarmes, douaniers et militaires qui ont fait un usage de leur arme en cas "d'absolue nécessité" contre quelqu'un qui vient de commettre ou tenter de commettre un meurtre et qui s'apprête à recommencer.

- Retour de jihad -

La personne qui a quitté le territoire pour "rejoindre un théâtre d’opérations de groupements terroristes" ou tenté de le faire, dans "des conditions susceptibles de la conduire à porter atteinte à la sécurité publique" à son retour pourra faire l'objet de mesures de contrôle administratif.

Ces personnes, contre lesquelles il n'y a pas d'éléments suffisants pour justifier une mise en examen, pourraient notamment être assignées à résidence, sur décision du ministère de l'Intérieur après information du parquet, pendant une durée limitée à un mois non renouvelable. Elles pourraient aussi devoir signaler leurs déplacements ou déclarer leurs identifiants électroniques.

Ces contraintes pourraient être suspendues si la personne se soumet à une action de réinsertion et d'acquisition des "valeurs de citoyenneté".

- Fouilles, retenue de 4 heures et perquisitions de nuit -

- Les forces de l'ordre, lors d'un contrôle d'identité, pourront retenir une personne "lorsqu'il y a des raisons sérieuses de penser que son comportement est lié à des activités à caractère terroriste", le temps nécessaire à l'examen de sa situation. Le procureur sera informé de cette retenue, de quatre heures au maximum et sans audition de la personne, qui pourra éventuellement déboucher sur une garde à vue.

- Possibilité pour les officiers de police judiciaire de procéder également à l'inspection visuelle et à la fouille de bagages, en plus des contrôles d'identité et de la visite déjà autorisée des véhicules.

- Les perquisitions de nuit, jusqu'alors réservées aux juges, pourront désormais être ordonnées dans les enquêtes préliminaires du parquet.

- Interceptions -

- Le texte donne aux parquets et aux juges d'instruction l'accès à de nouvelles mesures d'investigation en matière de communication électronique et à de nouvelles techniques comme les "+Imsi-catcher+, qui interceptent les communications dans un périmètre donné en imitant le fonctionnement d'un relais téléphonique mobile".

- L'administration pénitentiaire pourra avoir recours aux techniques utilisées par les services de renseignement (micros, caméras...). Des fouilles des détenus pourront être ordonnées plus largement.

- Création d'un délit de consultation habituelle de sites terroristes

- Financement du terrorisme -

- La lutte contre le financement du terrorisme sera également facilitée par un encadrement et une traçabilité des cartes prépayées, la possibilité pour Tracfin, organisme antiblanchiment du ministère de l'Économie, de signaler aux banques des opérations et des personnes à risque, et une extension du champ du gel des avoirs.

- Une incrimination nouvelle visant à réprimer le trafic des biens culturels sera créée.

- Lutte contre le trafic d'armes renforcée. Les forces de l'ordre pourront recourir à des achats illégaux comme pour les stupéfiants.

- Moderniser la procédure pénale -
Une arme à feu saisie par les douanes françaises, trouvée dans un colis postal, le 17 février 201
Une arme à feu saisie par les douanes françaises, trouvée dans un colis postal, le 17 février 2016 à La Rochelle ( Douanes Francaises/AFP/Archives / Handout )

- Le projet de loi renforce les procureurs dont il reconnait le rôle comme directeur d'enquête dans la procédure pénale et introduit un début de débat contradictoire dans la phase de l'enquête préliminaire avec la possibilité pour les parties de demander des actes.

- Transposition de plusieurs textes européens sur le droit d'accès à un avocat, le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime, le droit à l'information dans le cadre des procédures pénales.

- Les députés ont voté la possibilité pour une cour d’assises de prononcer une perpétuité "incompressible" contre les auteurs de crimes terroristes en portant la période de sûreté jusqu'à 30 ans contre 22 actuellement et en rendant plus difficile d'éventuels aménagements de peine ensuite.

- Les associations regroupant des victimes d’un attentat terroriste particulier pourront se constituer partie civile dans la procédure concernant cet attentat, sans exiger, comme actuellement, une condition d’ancienneté de cinq ans pour l'association.

- Le projet de loi entend mieux protéger les témoins, en cas de risques graves de représailles sur leur vie ou leur intégrité physique, en prévoyant le recours au huis clos lors d'une audience, voire l'anonymisation du témoin et son identification par un numéro.

Source :
http://www.boursorama.com/actualites/principales-mesures-du-projet-de-loi-sur-la-procedure-penale-745d842214a565d8801ab79c789d533c

***

Compléments d'info

Projet de réforme pénale : du trafic d’armes aux fouilles à nu en prison, plus de cent articles
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/12/projet-de-reforme-penale-du-trafic-d-armes-aux-fouilles-a-nu-en-prison-plus-de-cent-articles_4918395_1653578.html

L'argumentaire du gouvernement
http://www.gouvernement.fr/argumentaire/projet-de-loi-renforcant-la-lutte-contre-le-crime-organise-et-le-terrorisme-3750

Perpétuité pour les terroristes, assignations à résidence... Le Parlement adopte le projet de réforme pénale
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/etat-d-urgence-en-france/perpetuite-pour-les-terroristes-assignations-a-residence-le-parlement-adopte-definitivement-le-projet-de-reforme-penale_1467363.html

Repost 0
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 10:03

Le 10 mai 2016

Twitter n’est peut-être pas aussi utilisé que Facebook mais il attire tout de même des millions d’utilisateurs chaque semaine. Ils ne sont malheureusement pas tous bien intentionnés et les terroristes utilisent ainsi la plateforme pour faire leur propagande.

Le service était donc très surveillé par les autorités américaines mais le géant du micro-blogging a finalement décidé de leur tourner le dos en les privant d’un logiciel d’analyse dédié.

Analyser chaque tweet indépendamment les uns des autres relève de l’impossible et les autorités américaines ont donc fait le choix de s’appuyer sur une solution dédiée pour surveiller la plateforme : Dataminr.
https://www.dataminr.com/

Cet outil n’a pas été directement développé par Twitter mais ce dernier a investi dans le capital de son éditeur et il détient ainsi 5 % de son capital.

Twitter détient 5 % de Dataminr

En échange, le géant américain lui offre un accès direct à tous les messages publiés sur la plateforme, sans limitation d’aucune sorte.

Dataminr est d’ailleurs la seule compagnie à avoir un accès illimité à toutes ces données et c’est d’ailleurs ce qui lui a permis de s’imposer sur le secteur.

Cela veut aussi dire que la société est très dépendante de Twitter.

Et tout le problème est là. Selon le Wall Street Journal, le réseau social aurait en effet demandé à ce que l’outil ne soit plus mis à la disposition des services de renseignement américains. Cette information n’a cependant pas été confirmée par le principal intéressé et elle est donc à prendre avec la plus extrême des prudences.

Là, vous devez sans doute vous demander ce qui aurait pu motiver Twitter à prendre cette décision, non ? En réalité, selon la célèbre publication, le géant du micro-blogging n’aurait pas envie de paraître trop proche du gouvernement américain.

Twitter n’aurait pas envie de paraître trop proche du gouvernement américain

Il faut rappeler que les relations entre les entreprises high-tech et les autorités américaines ne sont pas au beau fixe en ce moment. Nous en avons encore eu la preuve récemment avec le bras de fer qui a opposé Apple au FBI sur l’affaire du tueur de San Bernardino.

Ceci étant, en agissant de la sorte, Twitter prive aussi les services de renseignement d’une arme de choix pour lutter contre le terrorisme et contre la propagande de tous ces groupuscules.

En outre, il ne faut pas oublier que les contenus publiés sur la plateforme sont partagés par les utilisateurs eux-mêmes et pas par l’entreprise. Quelque part, il serait plus logique que cette décision leur revienne.

Source :
http://www.fredzone.org/twitter-tourne-le-dos-aux-autorites-americaines-637

Repost 0
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 10:48

Le 7 mai 2016

Alors que de plus en plus de communes se tournent vers la vidéosurveillance, le chercheur au CNRS Laurent Mucchielli estime que les objectifs poursuivis ne sont plus les mêmes qu'avant

Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Laurent Mucchielli a étudié le fonctionnement des systèmes de vidéosurveillance dans les communes du sud-est de la France. Publiée en début d'année, son enquête de terrain balaie les fantasmes et confirme l'abandon progressif des objectifs initiaux de lutte contre la délinquance

Pourquoi les élus locaux choisissent-ils d'équiper leurs communes en systèmes de vidéosurveillance ?

Sur un territoire, il suffit que deux ou trois maires se lancent dans la vidéoprotection pour que les autres soient « sommés » de se positionner. Ils ressentent une pression de conformisme qui s'exerce sur eux et qui est relayée par certains petits segments de la population, des lobbys locaux comme les forces de police, l'association des commerçants du centre ville…

Le sentiment d'insécurité étant répandu, l'idée s'est banalisée d'une demande accrue de sécurité de la part de la population.

C'est souvent très vague, très émotionnel.

Et il y a un calcul politique assez simple : dire à a population que l'on va lancer de la vidéosurveillance est plutôt rentable pour un élu, ça se voit tout de suite. On peut dire « levez les yeux, regardez, on ne peut plus nous reprocher de ne pas l'avoir fait ».

Mais quand on discute avec les élus en privé, ils sont les premiers à reconnaître qu'ils ne savent pas exactement à quoi ça sert, si ce n'est d'aider la police ou la gendarmerie dans des proportions très modestes et peut-être pas à hauteur du coût financier que cela représente.

Vous dites qu'il n'y aurait pas d'effet « magique » à espérer de la vidéosurveillance en temps réel ?

Il faut se débarrasser de ce fantasme, de cette croyance qu'il existe un effet magique de l'élucidation ou du flagrant délit et donc de la nécessité d'embaucher des gens pour regarder des écrans à longueur de journée. C'est là qu'est la gabegie pour les finances publiques.

Dans mon enquête réalisée auprès d'une commune moyenne de 20 000 habitants, l'activité en direct est tellement minime - et certains jours elle est tout simplement nulle – que les opérateurs s'ennuient à mourir.

Ces gens-là feraient bien mieux d'être sur le terrain. Installer des caméras, pourquoi pas, à condition que leur positionnement résulte d'un diagnostic précis de la délinquance locale avec la police et la gendarmerie, pas au gré des lobbys et des demandes de la population.

Oui, il y a une utilité modeste mais réelle en matière d'appui aux enquêtes de police judiciaire que peuvent mener la gendarmerie ou le commissariat local, mais n'allez pas embaucher des gens pour regarder à longueur de journée des écrans où ils ne voient rien.

Progressivement, le système serait donc détourné de son rôle de prévention de la délinquance ?

Une fois que les gens ont été embauchés par les mairies et que l'on s'aperçoit qu'il faut les occuper, on trouve des usages détournés : on leur fait observer les entrées et sorties d'école si une caméra se trouve dans l'axe, on leur fait observer la circulation pour repérer les voitures mal garées, ils suivent à l'écran le policier qui relève l'horodateur, ils surveillent la circulation… toutes choses qui n'ont rien à voir avec la délinquance. Ce n'est absolument pas rationnel.

La rationalité c'est de positionner des caméras à des endroits stratégiques, qui enregistrent des images au cas où les gendarmes viendraient à faire une réquisition d'image. Mais ça s'arrête là.

Vous avez donc constaté un détournement progressif des objectifs de la vidéosurveillance ?

Dans les plus grandes villes qui ont généralement les dispositifs les plus importants, le principal détournement qui a lieu, c'est la vidéo-verbalisation, parce que cela rapporte aussi de l'argent au service public.

Dans le cas de Marseille qui dispose de 700 caméras, plus de 90% de l'activité en matière de lutte contre la délinquance vise en réalité le stationnement gênant !

Mais ni la mairie ni la police municipale ne communiquent là-dessus, car ce n'est ni l'objectif annoncé ni le rêve entretenu du système ! C'est une autre façon de montrer l'écart qu'il y a entre la réalité et les fantasmes.

L'évaluation et le contrôle indépendants des systèmes de vidéoprotection semblent aussi quasi-inexistants…

Par définition, une évaluation doit être confiée à un tiers indépendant, on ne demande pas à un policier d'évaluer des problèmes de police, c'est évident !

De nombreuses communes, pour des raisons financières, se contentent de réaliser un petit audit « maison » au risque de ne faire que confirmer que ce que l'on sait déjà.

L'autre situation très fréquente consiste à confier cette tâche à des sociétés privées de sécurité, ce qui pose d'autres problèmes : elles travaillent très vite, trop vite, de façon superficielle car chaque jour est facturé à la commune.

Et dans certains cas il y a même des problèmes de conflits d'intérêt avec les fabricants ou les revendeurs de technologies de sécurité.

Je préconise, lorsque la ressource existe à proximité, de se tourner vers des universitaires qui ont des méthodologies, des savoir-faire pour réaliser l'évaluation. Cela coûte moins cher aux communes et apporte un regard dénué de conflits d'intérêt.

Le côté « Big Brother » de la vidéosurveillance serait aussi un fantasme selon vous ?

Je suis parfois interpellé par des associations qui militent plutôt contre la vidéosurveillance, je leur dis que si la loi est respectée dans ses moindres détails, le « Big Brother », c'est un fantasme.

Par contre, l'ensemble des règles administratives, judiciaires et des contrôles prévus ne sont pas nécessairement réalisés.

Dans toutes les chartes de bonne pratique il est prévu de mettre en place un comité de déontologie locale dans lequel il y a des représentants de la municipalité mais aussi des associations d'habitants par exemple.

En pratique peu d'élus réunissent régulièrement ce comité et ils ne lui fournissent que rarement des données précises. Ce qui nous ramène au manque de transparence du système.

Mais souvent les élus ne sont-ils pas tout aussi démunis face à ces questions ?

C'est l'objet du livre que je viens de publier au terme d'une expérience inédite menée pendant 5 ans en région PACA où nous avons créé un observatoire régional de la délinquance.

Dans les conclusions de ce livre, je fais le constat qu'il n'existe pas de service public d'accompagnement et de conseil des politiques locales de sécurité.

Les organismes nationaux ne s'intéressent pas du tout à l'échelon local et c'est donc délégué au marché privé ou à des audits internes.

Notre expérience a été jugée exemplaire, mais cette culture là est vraiment peu présente en France.

J'inclus un mea culpa des universitaires qui restent aussi trop cloisonnés dans leur monde.

Votre enquête publiée en janvier est le fruit d'une immersion au sein des systèmes de vidéosurveillance des collectivités locales. Pourquoi les travaux universitaires sur le sujet sont-ils encore si rares ?

Aujourd'hui en France, le nombre d'universitaires travaillant sur le sujet se compte sur les doigts d'une main. Les chercheurs confirmés, c'est 4 ou 5 personnes.

A ma connaissance il n'y a que deux thèses en cours autour de la vidéoprotection.

C'est un sujet d'étude qui reste peu développé pour deux raisons : déjà, la sociologie de la délinquance en tant que domaine scientifique n'est pas très développée en France, comparée à d'autres domaines.

Autant ces questions sont extrêmement médiatisées et politisées, autant les connaissances scientifiques restent faibles.

La deuxième raison, c'est que la plupart des institutions, que ce soit l'état ou les communes, ne jouent pas nécessairement le jeu de la transparence et ne souhaitent pas ouvrir leurs portes pour que l'on puisse regarder qui fait quoi, à quoi ça sert, combien ça coûte, etc.

C'est très différent d'un pays comme l'Angleterre qui s'est lancé dans la vogue de la vidéosurveillance 10 ans avant nous mais où l'équivalent du ministère de l'Intérieur français avait tout de suite lancé des programmes d'évaluation et s'était adressé massivement aux chercheurs.

En France ce n'est pas le cas.

Lorsque le plan massif d'équipement a été lancé en 2007 après l'élection de Nicolas Sarkozy - dont c'était la principale mesure en terme de sécurité tel que c'est écrit dans les discours de l'époque - c'était en fait très politique.

Il n'y a jamais eu de programme d'évaluation indépendant prévu malgré les centaines de millions d'euros mis dans le FIPD, le fonds interministériel créé pour subventionner et inciter les communes à s'équiper.

Et comme le sujet est très politique depuis le départ, raison de plus pour faire silence.

Lorsque l'on ne sait rien de précis, on peut continuer à dire tout et n'importe quoi.

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/05/04/quand-les-communes-detournent-l-usage-de-la-videosurveillance-2350964-710.php

Le blog de Laurent Mucchielli
http://www.laurent-mucchielli.org/

Repost 0
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 10:38

Le 27 avril 2016

C’est l’histoire d’un jeune homme qui passe un entretien d’embauche. Tout se passe très bien. « Au fait, possédez-vous un compte Facebook ? », lui demande-t-on à la fin. « Bien sûr ! », répond-il avec enthousiasme.

Le recruteur tourne alors l’ordinateur portable ouvert devant lui : le candidat découvre à l’écran un compte à son nom orné de la photo d’un homme de dos, totalement nu.

« C’était bien son nom, raconte François Cousin, consultant en gestion de carrières à l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), mais ce n’était pas son compte ! C’était celui d’un homonyme. »

L’anecdote illustre parfaitement les redoutables défis associés à l’identité numérique.

Tout le monde a entendu parler de l’effet dévastateur que peut avoir une photo prise dans le vif de l’ivresse et publiée sur un réseau social. « C’est marrant de te voir dans cet état… », glisse, un rien narquois, le manager au stagiaire, qui pique un fard.

Et que dire des photos d’un week-end en bord de mer, alors que vous aviez demandé quelques jours pour enterrer votre grand-mère…

Comment vivre en harmonie avec son moi électronique ? Un(e) jeune diplômé(e) qui fait ses premiers pas sur le marché du travail doit-il fermer son compte Facebook ou Twitter ? Doit-il disposer d’un profil LinkedIn ? Comment peut-il maîtriser son e-réputation ?

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/04/27/controler-son-identite-numerique-ca-s-apprend_4909536_4401467.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance Fichage
commenter cet article
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:28

Depuis le site de la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon

Le 20 avril 2016

Ci-dessous, la reprise d’une interview, publiée le 11 avril 2016, par le quotidien La République de Seine et Marne, d’une l’adjudante-chef de gendarmerie, « référente sûreté en prévention technique de la malveillance et vidéoprotection ». Nous la faisons suivre d’un commentaire de la section de Nice de la LDH.

***
Vidéoprotection : 4 questions à Isabelle Roitel, adjudante-chef référente sûreté en prévention technique de la malveillance et vidéoprotection pour la gendarmerie de Seine-et-Marne
par Nicolas FILLON, La République de Seine et Marne, le 11/04/2016

Comment expliquez que la vidéoprotection soit fortement demandée désormais en zone rurale ?

Pour les élus, la vidéoprotection est un moyen de lutter contre la délinquance de voie publique. Certes, de l’extérieur, on peut avoir l’impression qu’elle est moins présente en zone rurale.

Mais rapportée à la densité de population, lorsque par exemple une dizaine de faits, même sur une seule année, se produit à l’intérieur d’une commune de 300 habitants, l’impact quant au sentiment d’insécurité est important.

Notamment en zone rurale, où nous luttons en grande majorité contre le cambriolage, un type de délit difficilement vécu par les habitants qui parfois le ressentent comme un viol de leur intimité.

Il ne faut pas non plus négliger la crainte de ces communes rurales de voir la délinquance, échaudée par les zones urbaines où la vidéoprotection est bien installée, migrer vers les villages.

D’autant plus que le réseau routier, assez dense et offrant un bon maillage des territoires, peut permettre aux délinquants de passer rapidement d’un département à un autre en transitant notamment par les zones rurales.

Comment sont choisis les endroits où sont implantées les caméras en zone rurale ?

Dans un premier temps, ce sont les élus qui nous sollicitent en amont pour que nous puissions leur apporter notre expertise.

L’implantation des caméras se fait en fonction des configurations et problématiques des villes et villages sur lesquels nous sommes amenés à nous prononcer afin d’établir le besoin en vidéprotection, par le biais d’une étude réalisée en lien avec nos collègues de la brigade territoriale.

Tout dépend du type de délinquance, et des zones les plus impactées de la commune, comme un quartier qui sera plus en proie aux cambriolages, un parking davantage sujet aux vols de véhicules, et des bâtiments publics plus exposés aux dégradations.

Cela nous permet de définir les emplacements les plus stratégiques et d’anticiper le type de matériel qui sera utilisé : caméra fixe ou mobile, grand angle ou restreint, capable de visualiser une plaque d’immatriculation ou de reconnaître un visage…

L’éventail est large, sachant que nous exposons également aux élus les contraintes législatives et réglementaires liées à l’installation de la vidéoprotection.

Comment se déroule la saisie d’images dans le cadre d’une enquête ?

En zone gendarmerie, c’est un officier de police judiciaire qui va remettre une réquisition au responsable du dispositif de vidéoprotection, en général un élu qui désigne trois ou quatre personnes de son équipe qui sont les seules habilitées à accéder aux enregistrements.

De là, les images seront exportées sur un support numérique, un DVD ou une clé USB, placé sous scellé et joint à la procédure judiciaire.

Quel est l’impact de la vidéoprotection sur la délinquance de voie publique ?

Pour les quelques communes de zone gendarmerie qui ont installé la vidéoprotection de manière réfléchie et pertinente, et depuis suffisamment longtemps pour qu’émerge un retour d’expérience solide, une baisse de la délinquance quasi immédiate et durable est ressentie.

L’effet est d’abord dissuasif auprès des délinquants au cours des premiers mois.

Mais dès lors que des enquêtes s’élucident grâce à la vidéoprotection, et que ça se sait par le biais des médias ou autres, la délinquance se déplace et évite de se rendre sur les communes vidéoprotégée.

Je n’ai pas de chiffres précis, mais généralement, on ressent une baisse pérenne de 30 à 40 % de la délinquance de voie publique dans les communes de zone rurale où les dispositifs de vidéoprotection ont été installés de façon pertinente et performante.

****
Commentaires de la section de Nice de la LDH [1]

Les réponses faites au journaliste sont particulièrement symptomatiques de la façon dont les laudateurs de la vidéosurveillance en vantent les mérites.

Il n’est nullement question de données statistiques établies par un organisme indépendant travaillant avec des chercheurs compétents, mais d’un « ressenti » (répété deux fois dans le même paragraphe) éminemment subjectif.

D’ailleurs, avoue l’adjudante « je n’ai pas de chiffres précis » ce qui ne l’empêche nullement de se contredire grossièrement en annonçant « une baisse pérenne de 30 à 40 ».

Dans le domaine de la vidéosurveillance, la technique des statistiques pro domo établies « au doigt mouillé » a encore de beaux jours devant elle.

Notes

[1] Référence :
http://site.ldh-france.org/nice/2016/04/15/videosurveillance-statistiques-doigt-mouille/

Source :
http://ldh-toulon.net/videoprotection-quelle-efficacite.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance
commenter cet article
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:17

Le 6 avril 2016

En ce dernier jour du mois de mars, une trentaine de personnes, dont une écrasante majorité d’hommes en costume, discutent par petits groupes dans le salon d’un hôtel de luxe parisien.

Ils sont policiers, gendarmes, experts judiciaires ou membres des services de renseignement français et ont été réunis là par Cellebrite.

Cette entreprise israélienne va leur présenter, toute la journée durant, les caractéristiques et les nouveautés de la dernière version du universal forensic extraction device (UFED), un outil qui permet aux enquêteurs d’extraire les données d’un téléphone portable.

Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth et l’agence de presse Bloomberg, citant tous deux des proches du dossier, c’est Cellebrite qui a aidé le FBI à pénétrer dans l’iPhone de l’un des deux terroristes de San Bernardino, mettant fin à ce qui s’annonçait comme un interminable bras de fer judiciaire avec Apple.

Leader de l’extraction de données

Soucieuse de ne pas imposer à un public constitué de représentants des forces de l’ordre un élément « qui n’est pas du milieu », elle n’a pas autorisé Le Monde à assister à la démonstration qu’elle a organisée à Paris.

Cellebrite, fondée en 1999 en Israël, appartient depuis 2007 au groupe nippon Sun Corporation. Cette société, sise à Konan, dans la division d’Aichi (Centre), a été créée en 1971.

Cotée depuis 2002 au Jasdaq, le marché des entreprises des nouvelles technologies japonais, la compagnie a vu son titre bondir de 14 %, à 1 038 yens (8,10 euros), le 29 mars, après l’annonce concernant Apple et sa filiale.

Dirigée depuis 2013 par Masanori Yamaguchi, qui a également présidé la branche américaine de Cellebrite et qui est toujours membre du conseil de surveillance de sa filiale française, la première spécialité de Sun Corp fut la fabrication de machines pour équiper les salles de pachinko, un jeu aux allures de flipper permettant de gagner de l’argent, très populaire au Japon.

Même si elle a poursuivi cette activité, Sun s’est diversifiée en produisant des consoles de jeux et des jeux vidéo et, dans les années 1980, la série des ordinateurs Suntac.

Elle continue de créer des jeux pour consoles Nintendo et Sony. Sun a aussi développé les activités de Cellebrite en créant des filiales aux Etats-Unis, en France en 2015, en Chine et à Singapour.

Cellebrite fait aujourd’hui partie, avec le suédois MSAB, des leaders sur le marché des fournisseurs de logiciels et matériels d’extraction de données des téléphones mobiles.
Contourner les protections des constructeurs

Selon La Tribune, elle emploie 500 salariés, dont 300 ingénieurs chargés de la recherche et du développement, installés en Israël, et son chiffre d’affaires s’élève à environ 100 millions de dollars (87 millions d’euros).

Sa filiale française n’a pas encore déposé ses comptes. Contactée, Cellebrite n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Le nombre de téléphones mobiles intelligents, capables de stocker messages, photos, historique de localisation et applications diverses, a explosé ces dernières années.

Et avec lui le besoin des forces de l’ordre d’y accéder.

Pour y répondre, Cellebrite a développé l’UFED, sa principale offre, qu’elle vend à des services de police, de renseignement et à des experts judiciaires dans une centaine de pays.

Elle se vante d’en avoir écoulé 30 000, à un prix unitaire, selon nos informations, de 4 000 à 5 000 dollars, auquel s’ajoute une licence annuelle d’un montant un peu inférieur.

La dernière version de cet outil permet d’aspirer les données de plusieurs centaines de modèles de téléphone, d’Apple à Blackberry en passant par LG ou Nokia. L’UFED est capable de contourner les protections mises en place par les constructeurs – par exemple en chiffrant les données et en les protégeant par mot de passe, jusqu’à un certain point.

C’est le cas pour les iPhone les moins récents (jusqu’au modèle 4S) : il faut par exemple une heure pour extraire les données d’un iPhone 4.

Des modèles en théorie inviolables

« Cellebrite est très réputée dans le milieu, et ses produits sont utilisés au niveau mondial par les forces de l’ordre et les militaires », explique David Billard, professeur à la Haute Ecole de gestion de Genève et expert judiciaire auprès de la cour d’appel de Chambéry.

Bien sûr, certains modèles de téléphones disposent de mécanismes de protection trop sophistiqués pour l’UFED, qui ne peut en extraire toutes les données.

Les modèles les plus récents demeurent en théorie inviolables si le code de déverrouillage n’est pas fourni : c’est d’ailleurs ce qui a bloqué le FBI dans le cas du téléphone du tueur de San Bernardino, équipé d’un iPhone 5C.

Mais Cellebrite, comme ses concurrents, fait travailler ses dizaines d’ingénieurs pour contourner les protections des téléphones et proposer ensuite ces trouvailles à ses clients. Est-ce ce type de prestation qui a permis à Cellebrite de sortir le FBI de l’ornière ? L’entreprise a refusé de commenter l’information.

Selon les experts, c’est possible : Cellebrite est, avec MSAB, à la pointe dans ce domaine. Mais ça n’est pas la seule hypothèse : le FBI peut avoir été aidé par une autre entreprise ou par des chercheurs.

« Dans ce domaine, il y a beaucoup de recherche et développement individuels ou provenant de petits laboratoires », précise M. Billard.

The Wall Street Journal estime pour sa part que c’est une autre entreprise qui a assisté le FBI dans cette affaire.

Nombreux contrats avec le FBI

Cette incertitude ne se dissipera pas de sitôt – comme la publicité qui s’ensuit dont profite très largement l’entreprise.

Le FBI compte garder secret le moyen grâce auquel il a accédé aux données de l’iPhone de San Bernardino, et l’utiliser afin de débloquer de nombreux autres téléphones sur lesquels butent de nombreux services de police et de justice dans tous les Etats-Unis.

Cellebrite collabore en tout cas depuis des années avec le FBI, avec qui elle a passé de nombreux contrats.

Le dernier a justement été noué, pour un montant inhabituellement élevé (environ 191 000 euros), le 28 mars, au moment où, simple hasard du calendrier ou non, le FBI confirmait ne plus avoir besoin de l’aide d’Apple pour déverrouiller l’iPhone du terroriste de San Bernardino.

Selon plusieurs documents internes de la police française, cette dernière a, comme nombre de ses homologues d’Europe et du monde, recours aux services de l’entreprise.

L’UFED de Cellebrite n’a cependant pas réussi à contourner le chiffrement de plusieurs téléphones qui résistent aux enquêteurs français et qui ont été récemment recensés par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Source :
http://www.lemonde.fr/conflit-apple-fbi/article/2016/04/06/cellebrite-la-societe-qui-parle-a-l-oreille-des-iphone_4896590_4870067.html

Repost 0
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 10:49

Le 28 mars 2016

Des caméras de surveillance avec des haut-parleurs intégrés sont en phase de test à Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes. Grâce à ces enceintes, les policiers peuvent rappeler à l'ordre les citoyens en infraction.

Ce nouveau système est surprenant et ne plaît pas à tout le monde. A Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes, des caméras de surveillance nouvelle génération équipées de haut-parleurs sont en train d'être expérimentées dans les rues de la ville.

Leur fonction ? Traquer les incivilités des habitants comme les déjections canines et les stationnements gênants, par exemple. La police municipale émet alors en direct un message à l'intention de la personne qui commet l'infraction pour qu'elle la corrige sous peine d'être verbalisée.

Ces rappels à l'ordre, tout droit sortis des films futuristes américains, inquiètent. Les habitants ont l'impression d'être surveillés, traqués, espionnés et piégés. "Si on a quelque chose à nous reprocher, on vient nous voir. Mais on nous appelle pas comme cela, on n'est pas du bétail", réagit un père de famille au micro de TF1.

Diffuser des messages de prévention

Ce n'est pas l'avis du directeur de la police municipale Andrés Belzunce : "Si la personne met fin à l'infraction, ce qui est le cas 9 fois sur 10, cela s'arrête là, il ne s'agit que d'un simple avertissement. En revanche, si cette infraction n'est pas corrigée, une patrouille se rendra sur place pour une verbalisation."

Les enceintes peuvent également diffuser des messages de prévention en cas d'inondations par exemple.

D'ici six mois, une trentaine de ces haut-parleurs seront installés sur les caméras de la commune.

Source :
http://lci.tf1.fr/france/societe/veuillez-deplacer-votre-vehicule-quand-la-camera-de-surveillance-8722487.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance
commenter cet article
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:06

Le 8 avril 2016

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) s'est prononcée contre l'utilisation dans les procédures judiciaires de "portes dérobées", ces logiciels permettant l'accès aux informations cryptées utilisées notamment par les groupes terroristes, a annoncé vendredi sa présidente Isabelle Falque-Pierrotin.

Apple s'est retrouvé au coeur d'une bataille juridique sur les portes dérobées après qu'une juge américaine a exigé qu'il aide la police fédérale (FBI) à accéder au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs radicalisés de la fusillade de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie.

En France, le procureur de Paris François Molins a fait part à plusieurs reprises des soucis des enquêteurs pour accéder aux contenus de smartphones cryptés dans des affaires terroristes.

"Tous les smartphones qu'on essaie d'exploiter sont verrouillés et cryptés. C'est un gros souci qu'on a car si la personne ne veut pas donner le code d"accès on ne peut plus rentrer dans le téléphone. On a toujours un téléphone dans l'affaire Ghlam (mis en examen pour un attentat avorté à Villejuif, NDLR) dans lequel on n'a pas pu pénétrer. L'an dernier on a eu 8 smartphones qui n'ont pas pu être pénétrés", a-t-il expliqué.

"La puissance publique a à sa disposition, dans un cadre parfaitement clair et légal, accès à des données", mais autoriser en plus l'usage de "backdoors" ou "portes dérobées" n'est "pas une bonne solution", a expliqué la présidente de la Cnil à l'occasion de la présentation de son rapport annuel.

"L'idée qu'au nom de cet impératif de sécurité il faille mettre en place des +backdoors+ pour, dans tous les cas, permettre aux services de police d'accéder à une information qui sera le cas échéant cryptée et non décryptable, cette solution n'est pas une bonne solution", a-t-elle ajouté.

Pour Isabelle Falque-Pierrotin, s'il pourrait y avoir un bénéfice sur un cas en particulier, "les effets systémiques collectifs d'un dispositif de ce type seraient extrêmement négatifs en termes de fragilisation de cette infrastructure informatique".

La Cnil juge en effet que le chiffrement "est un élément clef de la robustesse des systèmes" notamment au vu de la multiplication des attaques informatiques.

Mais il y a déjà "toute une série de dispositifs dédiés permettant l'accès aux données, réquisitions, captations de données informatiques, techniques de collectes mises en place par la loi renseignement", a-t-elle rappelé.

Source :
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-high-tech/messages-cryptes-des-terroristes-la-cnil-contre-les-portes-derobees-08-04-2016-5697531.php

Repost 0
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 21:22

Le 5 avril 2016

Reporterre interviewe Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice de La Quadrature du net.
https://www.laquadrature.net/fr

Repost 0
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 14:57

Mardi 22 mars 2016, le Président de la République a promulgué la loi n° 2016-339 relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs.
http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/201601/transports_publics_lutte_contre_les_incivilites_et_le_terrorisme.html

Le 3 avril 2016

Des patrouilleurs en civil armés vont circuler dans les trains. Ils seront habilités à tirer. Cette mesure fait partie du renforcement de la sécurité présenté par la SNCF.

Des patrouilleurs ou agents de sûreté en civil armés vont circuler sur certains trains dans le cadre des mesures de renforcement de la sécurité, a annoncé Guillaume Pepy.

"Nos agents de sûreté vont avoir le droit de circuler, armés et en civil, dans les trains, grâce à la loi Savary", entrée en vigueur mercredi, a le président de la SNCF lors du "Grand Rendez-vous" Europe1/Le Monde/iTélé.

"Ce patrouilleur" ou "train marshal" à l'image des "sky marshals" présents sur certaines lignes aériennes sera "habilité, entraîné à tirer", a-t-il confirmé.

Alors que la SNCF disposait précédemment d'agents qui pouvaient faire usage de leur arme seulement en uniforme, ces agents seront en civil. "Le principe, c'est qu'on ne le voit pas", a indiqué Guillaume Pepy.

Après une polémique sur leur coût, il a aussi confirmé que les portails de sécurité de type aéroportuaire seraient maintenus au départ et à l'arrivée du Thalys.

"Je maintiens les portiques de sécurité du Thalys", a-t-il déclaré, démentant avoir évoqué leur inutilité lors d'une audition parlementaire, comme l'avait rapporté le sénateur Alain Fouché (Les Républicains, LR).

"Les attentats, y compris l'attentat du Thalys nous ont tous bouleversés et les gares peuvent être une cible", a dit Guillaume Pepy.

Parmi les autres mesures de sécurité prévues par la SNCF, les images des caméras de surveillance pourront être surveillées en permanence par un centre de sécurité.

Outre les fouilles de bagages, la SNCF dispose aussi d'une trentaine de chiens renifleurs et d'une vingtaine d'unités de profileurs chargés de repérer d'éventuels suspects.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/20875-sncf-patrouilleurs-civil-armes-circuler-trains-seront.html

Repost 0
2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 14:37

Le 20 février 2016

En refusant avec fracas la demande du FBI de cracker un de ses téléphones, Tim Cook lance une bataille judiciaire qui pourrait durer des années. Pourquoi le patron d'Apple choisit-il de s'embarquer dans un tel débat ?

Question : jusqu'où peut aller la justice pour obliger une entreprise privée à collaborer à la surveillance ? C'est le débat qui occupe les esprits aux Etats-Unis depuis que Tim Cook a décidé de s'opposer à un mandat du FBI.

Ce dernier lui demande d'écrire un logiciel ad hoc afin de permettre à la police fédérale d'accéder au contenu de l'iPhone du terroriste Syed Farook, auteur de l'attentat de San Bernardino.

Le patron d'Apple a développé ses arguments dans une longue lettre et prévenu qu'il allait déposer un recours.

Pourtant, ces dernières années, la firme a collaboré à de nombreuses reprises avec la justice et les services secrets.  

Un "non" pour au moins 70 "oui"

La dernière fois qu'Apple a été confrontée à une telle demande de la part de la justice américaine, c'était fin 2015, dans une affaire de drogue.

La société avait alors également refusé de "cracker" un de ses iPhones, au motif que cela ternirait sa réputation s'il était démontré qu'elle compromettait la sécurité des données de ses clients.

A l'époque, Tim Cook n'a pas rendu l'affaire publique comme il l'a fait cette semaine.

Pour autant, depuis 2008, Apple est intervenu dans 70 cas pour casser la sécurité de ses iPhones, rapporte le Daily Beast.

Apple fait également partie des entreprises qui ont collaboré au programme de surveillance PRISM, dont les détails ont été révélés par Edward Snowden. Apple a participé à PRISM à partir d'octobre 2012.
Prism :
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/espionnage-de-l-europe-par-la-nsa_1262529.html


Extrait de la lettre publiée par Tim Cook pour expliquer son refus d'appliquer
la décision de justice demandée par le FBI.Apple

Ne pas remettre le doigt dans l'engrenage

A cet égard, on peut s'étonner de son empressement, tout à coup, à défendre la vie privée. L'argument du "dangereux précédent" n'est sans doute pas suffisant.

"Une fois que l'information est connue, ou qu'un moyen d'outrepasser le code est révélé, le chiffrement peut être cassé par toute personne qui en a connaissance, se justifie Tim Cook.

Le gouvernement suggère que cet outil ne serait utilisé qu'une seule fois, sur ce téléphone en particulier.

Mais c'est tout simplement faux.

Une fois créé, il pourrait être réutilisé à l'infini, sur n'importe quel appareil", explique le patron d'Apple.

On peut comprendre qu'après l'affaire Snowden, Apple ne veuille pas remettre le doigt dans l'engrenage car par la suite, il est difficile de fixer la limite. Collaborer seulement pour les affaires de terrorisme? Seulement avec les Etats-Unis ? Etc.  

Régler le problème une bonne fois pour toute

Mais pourquoi en faire une affaire d'Etat ?

Il semble que Tim Cook veuille régler le problème pour de bon.

Selon la presse américaine, l'affaire peut aller jusqu'à la Cour suprême, ce qui prendra des années de procédure, avec une issue très incertaine.

La question à laquelle elle devra répondre est: la loi permet-elle d'obliger une entreprise à changer la façon dont elle fabrique son produit pour faciliter le travail de la justice ?  

Ce faisant, Tim Cook oblige aussi les autorités à mettre cartes sur table. En effet, le FBI joue lui aussi un double jeu.

Le Daily Beast explique que, fin 2015, la dernière fois le FBI aurait finalement trouvé un moyen de cracker un iPhone sans l'aide d'Apple, selon le procureur.

Un juge avait par ailleurs évoqué un témoignage qui attestait que le Département de la sécurité intérieure était en possession d'une technologie capable de cracker un iPhone sous iOS 8.1.2.

Si les "services" sont capables de développer ces logiciels, la raison pour laquelle ils confrontent Apple en justice n'est pas claire.  

Apple, la seule entreprise à pouvoir tenir tête à l'Etat

Certains observateurs avancent aussi que le patron d'Apple est un vrai défenseur de la vie privée dans l'âme. Dans une communication de 2014, c'est ce qu'il affirme.

On peut en outre voir dans le fait qu'Apple ait été la dernière grande entreprise à rejoindre le programme PRISM une tentative de Steve Jobs d'échapper le plus longtemps possible à la pression pour participer à la surveillance de masse. L'engagement d'Apple en faveur de la vie privée ne serait pas feint.

Il faut aussi avoir à l'esprit qu'Apple est peut-être la seule grande entreprise high-tech américaine à pouvoir se permettre ce coup d'éclat.

Le combat autour des données personnelles montre à quel point elles sont aujourd'hui au coeur de tous les business models.

Mais pour Apple, c'est moins le cas. Il vend ses produits, et il les vend cher. L'adage "Si c'est gratuit, c'est que c'est vous, le produit" ne s'applique pas à Apple.

Et, à la différence d'un Microsoft qui noue beaucoup de contrats avec les pouvoirs publics, Apple n'a pas à faire autant de compromis.

Il a donc une carte à jouer vis-à-vis de l'opinion, comme le dit Edward Snowden quand il tweete que les citoyens s'en remettent désormais à Apple pour défendre leurs droits, plutôt qu'à l'Etat. 

Mais cette carte est à double tranchant.

A défaut d'être considéré comme un défenseur des libertés, l'entreprise pourrait être accusée, comme le regrette l'oncle d'une victime d'extrémistes islamistes, de "protéger la vie privée d'un meurtrier aux dépens de la sécurité publique".  

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/protection-de-la-vie-privee-le-trouble-jeu-d-apple-et-du-fbi_1765637.html

Repost 0
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 13:45

Le 24 février 2016

Dans son rapport annuel, l'ONG évoque « un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux», basé sur des «mesures sécuritaires draconiennes ». La France est épinglée.

La situation est « si catastrophique » sur le front des droits humains que Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, se pose « une interrogation simple mais brutale » : « Le système juridique international et les institutions mondiales sont-ils à la hauteur de la tâche urgente que représente la protection des droits humains ? »

L'année 2015 marquait les 70 ans de l’ONU, mais l’organisation, jugée « plus vulnérable que jamais », et ses valeurs n’ont pas été à la fête, selon le rapport annuel d’Amnesty rendu public ce mercredi.

« La répression a été pour ainsi dire monnaie courante en 2015, souligne le secrétaire général, présentée comme nécessaire pour la sécurité nationale, l’ordre public et la protection des valeurs nationales. »

Il est apparu que « certains Etats pratiquaient une surveillance digne d’un roman de George Orwell ».

Amnesty dénonce « un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux », basé sur des « mesures sécuritaires draconiennes ».

La France est ainsi épinglée pour les excès de sa législation antiterroriste qui met à l’écart le juge judiciaire, avec « des lois autorisant un recours à des techniques de surveillance plus vastes, sans contrôle judiciaire indépendant ».

Les Etats-Unis sont critiqués pour le maintien de Guantánamo, Israël pour son blocus militaire sur Gaza, le Royaume-Uni pour sa « surveillance de masse au nom de la lutte contre le terrorisme»  et sa tentative de «se soustraire à la surveillance de la cour européenne».

L’ONU semble « à bout de souffle »

L’ONG note un « mouvement insidieux et rampant » : « Des gouvernements s’en prennent délibérément aux institutions qui ont été créées pour contribuer à la protection des droits fondamentaux, refusent de leur allouer des fonds suffisants, ou encore choisissent de n’en faire aucun cas. »

De plus en plus de pays cherchent à se soustraire au contrôle d’instances internationales (Cour pénale internationale, organes de défense des droits humains de l’ONU, Conseil de l’Europe…).

Pour Shetty, « plus de soixante-dix années de travail acharné et de progrès humains sont en danger » : « Ce sont non seulement nos droits qui sont menacés, mais aussi les lois et le système qui les protègent », insiste le secrétaire général, en s’inquiétant que « des gouvernements veulent faire passer la protection des droits humains pour une menace contre la sécurité, la loi et l’ordre, ou les "valeurs" nationales ».

La crise des réfugiés, avec le plus grand nombre de personnes déplacées dans le monde depuis la deuxième guerre mondiale, est au coeur des préoccupations.

« La répartition de la charge et de la responsabilité des réfugiés est restée immensément déséquilibrée et les moyens apportés sont loin d’avoir été à la mesure de l’aggravation rapide de la crise », déplore Amnesty, pour qui l'attitude des pays européens s'avère « honteuse » : « L’UE, qui compte plus de 500 millions d’habitants et qui constitue l’ensemble politique le plus riche de la planète, s’est singulièrement montrée incapable d’apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains. »

Pour l'ONG, seule l'Allemagne a développé la volonté politique réclamée par la situation.

A l'inverse, « la plupart des dirigeants européens ont préféré prêter l’oreille aux discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l’insécurité et d’une perte de souveraineté nationale ».

Avec pour conséquence que « les seules mesures sur lesquelles ils ont pu s’entendre sont celles qui visaient à renforcer la "forteresse Europe"».

Face à ces dégradations, l’ONU semble « à bout de souffle ».

Le conflit syrien illustre « L’incapacité du système des Nations unies à s’acquitter de son rôle déterminant pour le respect des droits fondamentaux ».

L’ONU, critiquée en Syrie (comme le montre le reportage de Libération), a «désespérément besoin d’un nouvel élan», estime Amnesty International.

Dans le détail, 122 Etats ont, selon l’ONG, pratiqué la torture ou d’autres mauvais traitements, 29 ont forcé des réfugiés à retourner dans un pays où ils étaient en danger.

Dans 19 pays, des crimes de guerre ont été commis par le gouvernement ou des groupes armés.

L’Arabie Saoudite, le Burundi, la Chine, l’Egypte sont cités parmi les mauvais exemples, notamment pour des arrestations massives et des violences, de même que la Russie, le Pakistan, la Hongrie, le Mexique (27 000 disparus) et, bien sûr, la Syrie.

Source :
http://www.liberation.fr/planete/2016/02/24/droits-humains-amnesty-international-denonce-une-situation-catastrophique_1435256

 

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil