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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:10

Le 5 janvier 2015

L'ONU a annoncé ce mardi avoir ouvert une enquête sur de nouvelles accusations d'abus sexuels et d'exploitation sexuelle contre ses Casques bleus et des forces internationales en République centrafricaine (RCA). Les victimes présumées sont quatre fillettes soumises à des « abus sexuels et à une exploitation sexuelle » à Bangui par des soldats de trois pays, non précisés, participant à la Mission de l'ONU en RCA (Minusca).

Cette nouvelle enquête intervient alors qu'en juin 2015, des militaires de la Minusca avaient été accusés de viols commis par des Casques bleus contre des enfants des rues à Bangui. La nationalité du contingent est toujours inconnue. Deux mois plus tôt, quatre soldats français en mission en Centrafrique étaient également accusés de viols sur des enfants.
Lire ici :
http://www.leparisien.fr/international/soldats-francais-accuses-de-viols-en-centrafrique-des-enfants-temoignent-18-05-2015-4780533.php
 

Il s'agirait de soldats du Maroc, du Gabon et d'Egypte

Le représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga et le Commandant de la force de l'ONU ont rencontré ce mardi les membres de la Minusca. Les autorités centrafricaines ont été informées, ainsi que les pays contributeurs de troupes concernés afin que ceux-ci enquêtent et prennent éventuellement des sanctions contre leurs ressortissants comme le prévoit la procédure.

Il n'a pas été précisé quels contingents, ni combien d'hommes étaient impliqués. Mais selon des sources à l'ONU, il s'agit de soldats du Maroc, du Gabon et d'Egypte. La Minusca a indiqué par ailleurs que des «forces internationales» à Bangui font également l'objet d'une enquête, sans autres précisions.

Minusca déterminée à combattre les abus sexuels

D'après un communique de l'ONU, des membres de l'Unicef ont rencontré les quatre petites victimes présumées dans la semaine passée. Les fillettes ont ainsi reçu des soins médicaux et leurs besoins psychosociaux ont été évalués. Les jeunes filles ont également reçu des vêtements, des chaussures et des kits d'hygiène.

Le communiqué précise que des discussions sont en cours entre le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'Homme sur des actions conjointes destinées à renforcer la capacité de la MINUSCA à lutter contre ces abus. « Il n'y a pas de place dans le maintien de la paix pour ceux qui trahissent la confiance des gens que nous sommes venus aider », a conclu le représentant spécial.

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-des-casques-bleus-de-nouveau-accuses-de-viols-sur-enfants-05-01-2016-5423853.php

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:15

Le 7 janvier 2016

Une vidéo, mise en ligne par les militants de « No border », montre des jets massifs de gaz lacrymogènes des forces de l'ordre sur des cabanes où vivent femmes et enfants.

Un feu d’artifice de gaz lacrymogènes. Depuis lundi, la « jungle » de Calais a été arrosée de grenades par les CRS plusieurs nuits de suite. Témoin, ce petit film de sept minutes mis en ligne par le groupe No Border « Calais Migrant Solidarity ».

On y distingue les cabanes du bidonville, côté rue des Garennes et chemin des Dunes, plongées dans un nuage de gaz, dans la lumière blafarde des lampadaires de la rocade.

On entend des cris, des applaudissements, des rires de la centaine d’exilés qui tentent d’en découdre avec les forces de l’ordre.

Certains migrants, parfois très jeunes, retournent les grenades à l’envoyeur ou jettent des pierres.

Pour ces jeunes hommes afghans et kurdes qui en ont vu d’autres, désespérés de ne pouvoir passer en Angleterre après des mois de tentatives, on dirait un jeu.

On aperçoit des averses d’étincelles quand les grenades touchent les toits des cabanes. Certaines grenades sont envoyées à tir tendu (voir à 6’55'').

Dans ces cabanes, il y a aussi des gens qui dorment, des femmes et des enfants, surtout dans la zone la plus proche de la rocade, où se trouvent de nombreuses familles kurdes d’Irak.

« En ce moment, c’est toutes les nuits », raconte Mehdi, un Iranien qui ne participe pas aux heurts. « Tout le monde mange du gaz. Les calmes et les énervés. Les familles qui n’ont rien demandé à personne, comme les autres ».

Il estime à une centaine le nombre de grenades jetées chaque nuit. On avait rencontré ces familles en novembre, dans le carré des Kurdes. Elles racontaient comment des tentes avaient pris feu à cause des grenades.

Une femme expliquait que son fils de 4 ans respirait avec difficulté à cause des gaz.

Pour un activiste No Border qui veut rester anonyme, cette stratégie qui consiste à arroser tout le monde relève de la « punition collective ». « La nuit, la jungle est en état de siège. La police bloque les gens. En retour, ces jeunes qui viennent de pays en guerre le vivent comme un jeu. C’est tragique. »

Les No Border annoncent deux blessés au visage.

Rondins et poteaux

Selon le groupe No Border « Calais Migrant Solidarity », qui s’exprime en anglais sur son site, dans la nuit du 4 au 5 janvier, les migrants avaient répondu à une provocation d’un groupe d’extrême droite contre les exilés aux abords de la jungle.

La nuit suivante, le scénario est plus classique : des exilés tentent de ralentir le trafic sur la rocade portuaire pour créer un embouteillage et tenter d’entrer dans les camions, comme le font les plus hardis de ceux qui n’ont pas les moyens de payer les milliers d’euros que coûte désormais le passage. Ils jettent des rondins de bois et des poteaux métalliques sur le trajet des camions.

Réaction policière : repousser les exilés jusqu’à l’entrée de la «jungle» et bombarder de grenades lacrymogènes la jungle elle-même.

Résultat, le bidonville est plongé dans un épais brouillard qui brûle les yeux et la gorge de tous. Les quelque 100 exilés excités, et les milliers d’autres.

La préfecture du Pas-de-Calais, à qui on a demandé de commenter la vidéo, a répondu par écrit : « Cette vidéo présente une vision tronquée des événements. Les réactions des forces de l’ordre que l’on peut voir sur la vidéo étaient des réponses à des tentatives de blocage de la rocade portuaire. »

Etonnante réponse : à l’image, ce sont les cabanes et les tentes du bidonville qui sont bombardées de grenades lacrymogènes, pas la rocade portuaire. Comme si ceux qui y vivent, y compris des hommes, femmes, et enfants endormis, n’existaient pas.

Entre 4 000 et 7 000 personnes vivent dans la jungle de Calais, selon les sources. La préfète a annoncé lundi qu’elle souhaitait faire descendre ce chiffre à 2 000. Elle souhaite faire démanteler les cabanes du bidonville, à mesure que ce remplit une aire de bungalows chauffés, prévue pour 1 500 personnes, un « camp humanitaire », qui doit ouvrir lundi.

On construit un « camp humanitaire » le jour, et on arrose la jungle de lacrymogènes la nuit.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/01/07/la-nuit-a-calais-les-crs-arrosent-la-jungle-de-lacrymogenes_1424987

Le site de Calais Migrant Solidarity
https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

La chaîne Youtube de Calais Migrant Solidarity
https://www.youtube.com/channel/UCXxDdnArqSqQmdYjAvZqMlw

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 11:59

Le 5 janvier 2015

Un maître de conférence d'Avignon est poursuivi pour avoir ironisé dans des mails internes sur des déclarations controversées de Manuel Valls.

Un maître de conférence de l'université d'Avignon (UAPV) est convoqué devant le tribunal correctionnel le 27 janvier pour avoir, dans des mails internes à son établissement, ironisé et repris des déclarations de Manuel Valls sur les "blancos", a-t-on appris de sources concordantes mardi.

Accusé de provocation à la haine

Bernard Mezzadri, 55 ans, comparaîtra pour provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, selon la citation à comparaître.

l lui est reproché, dans un échange de messages, d'avoir notamment déclaré, évoquant une rencontre à venir entre la direction de son établissement et le Premier ministre Manuel Valls : "J'espère qu'en cette grande occasion la délégation de l'UAPV comptera suffisamment de "blancos" (et pas trop de basanés)". Il qualifiait également dans son message Manuel Valls de "chasseur de Roms".

Dénonciation de propos xénophobes

Ces propos faisaient notamment écho à des images de Manuel Valls datant de 2009, dans lesquelles celui qui était alors député-maire d'Evry (Essonne) demandait à ses équipes de rajouter des "whites" et des "blancos" dans le décor.

Ce "message ironique" avait été signalé par l'ancienne équipe de direction de l'université d'Avignon et des Pays de Vaucluse au recteur et au procureur, qui avait décidé de poursuivre Bernard Mezzadri, rappelle le Snesup-FSU de l'établissement dans un communiqué. "Il est manifeste que notre collègue entendait dénoncer des propos et une politique qu'il estimait xénophobes et que, par conséquent, il ne saurait être lui-même suspecté de xénophobie", poursuit le syndicat.

3.300 signatures de soutien

Une pétition de soutien à l'enseignant-chercheur avait recueilli mardi en fin de journée plus de 3.300 signatures, dont celles du philosophe Etienne Balibar, de l'essayiste Susan George, de la comédienne Marianne Dénicourt et de nombreux professeurs d'université. Tous demandent la relaxe de Bernard Mezzadri et "condamnent les propos de Manuel Valls auxquels Bernard Mezzadri faisait ironiquement référence". Contactée, l'université n'avait pas réagi mardi en fin d'après-midi.

Source :
http://www.europe1.fr/societe/un-professeur-poursuivi-apres-avoir-ironise-sur-les-blancos-de-valls-2645345

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 12:10

Transmis par JB le 29 décembre 2015

15 déc. 2015 Par lagoya Blog : Le blog de lagoya

Chapô, les conditions d'une interpellation

La semaine dernière, un petit dealer a été présenté au Tribunal dans le cadre des "comparutions immédiates". Il avait été interpellé par une patrouille de police en train de vendre du shit au pied d'un des entrées de la cité " la Castellane ", surtout connue pour avoir il y a quelques décennies été le lieu ou a grandi Zineddine Zidane, ainsi que pour sa réputation d'être un des hauts lieux des trafics de stupéfiants. Et ce malgré plusieurs opérations policières de ratissage dont une au peigne fin. Pour paraphraser Paul Valéry, c'est un peu comme "l'amer, toujours recommencée" (sans les galets ;-) )

Or dans le box, le "prévenu" comme on dit dans le langage judiciaire, s'est présenté avec un visage tuméfié et en particulier un oeil au beurre noir.

Son avocat a souligné le fait que son interpellation lui avait causé une fracture des os propres du nez, tel que décrit dans l'examen médical auquel il a été procédé au cours de la garde à vue.

Chose notable : dans le procès verbal, le policier rédacteur explique que l'interpellation du "mis en cause" a suscité des cris et rejets, et que pour s'assurer de la personne du dealer, observé comme opérant des transactions portant sur une substance prohibée, ils avaient dû lui porter des coups de poing au visage.

Mention tout à fait inhabituelle. La praticien de la chose judiciaire sait, par expérience, qu'une interpellation est parfois difficile et n'est parfois pas un jeu de marelle. Mais il arrive parfois que l'expression consacrée "utilisons la force strictement nécessaire" recouvre une rééalité plus prosaïque.

Ce qui est original dans ce procès verbal, c'est que le fait que la patrouille de police ait employé une méthode relevant de la boxe sauvage plutôt que du code de déontologie de la Police nationale et du Code de procédure pénale soit assumé dans une procédure.

Signe des temps ? Enervement en lien avec l'état d'urgence en cours ?

Source :
https://blogs.mediapart.fr/lagoya/blog/151215/petite-bavure-policiere-marseille

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 12:31

Le 1er janvier 2016

Echec de l'effet de surprise, des milliers de cartouches tirées, une tête humaine, des terroristes tués, des policiers blessés : l'assaut à Saint-Denis a été extrêmement violent.

Alors que plusieurs témoignages ont livré le récit terrifiant de l'attaque du Bataclan où 130 personnes ont été tuées dans la soirée du 13 novembre, voici, dans le détail, comment s'est déroulé l'assaut du RAID à Saint-Denis au cours duquel, ce 18 novembre, le cerveau présumé de ces attentats Abdelhamid Abaaoud a été tué.

Un assaut "d'une extrême difficulté" avait reconnu le lendemain le procureur de Paris François Molins. Et pour cause : les hommes du RAID, qui ont passé plusieurs heures sous le feu des terroristes, ont manqué l'effet de surprise qui devait leur donner un avantage.

Un explosif défaillant ?

Pour mémoire, la cible est alors un appartement rue Corbillon à Saint-Denis dans lequel sont retranchés Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aitboulahcen et un complice toujours non identifié.

Il est 4H20 quand les policiers pénètrent dans l'immeuble. Ils s'arrêtent devant un appartement au troisième et posent des charges explosives.

Mais la porte résiste.

Les autorités parleront d'abord d'une "porte blindée". Un blindage qui n'apparaît toutefois pas dans l'enquête, selon une source proche du dossier. Une des trois charges n'a pas fonctionné, selon une source policière. Conséquence, "nous avons perdu l'effet de surprise", reconnaîtra Jean-Michel Fauvergue, le chef du RAID.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/video-la-reconstitution-en-images-de-l-assaut-a-saint-denis_1183039.html

 Cinq policiers blessés

"On a été rapidement ensuite accueilli à coup de kalachnikov", dira-t-il encore. Les enquêteurs n'ont pas retrouvé de kalachnikov. Seul un pistolet semi-automatique belge sera exhumé des gravats. Les jihadistes étaient également armés de grenades et de deux ceintures explosives.

Cinq policiers seront blessés durant l'assaut, le chien du Raid tué.

"On savait qu'on avait affaire à des gens extrêmement aguerris, déterminés, qui n'allaient pas se rendre".

Des grenades sont lancées dans les escaliers et depuis le toit. La situation est confuse, un sniper du Raid mentionne à un moment la présence d'un homme sur le toit.

Pendant de longues heures, des "tirs nourris". "J'entendais des coups de feux, le sol se fissurer (...) j'ai entendu les policiers qui voulaient plus de munitions, ça continuait à tirer", se souvient une voisine.

"Extrêmement dangereux"

"On savait qu'on avait affaire à des gens extrêmement aguerris, déterminés, qui n'allaient pas se rendre", souligne une source policière.

"L'objectif assigné au RAID (...) était d'interpeller et si nécessaire neutraliser, avec toutes les précautions indispensables, des individus extrêmement dangereux, susceptibles d'être impliqués dans les attentats du 13 novembre et d'être porteurs d'armes et d'explosifs (...) Le RAID a utilisé, en fonction des éléments portés à sa connaissance, les moyens nécessaires à la conduite de ce type d'opérations", défend Jean-Marc Falcone directeur général de la police nationale (DGPN).

Le quartier est bouclé, la préfecture ferme les écoles et collèges du centre ville, métros, bus et tramway desservant Saint-Denis sont à l'arrêt, une cinquantaine de militaires sont déployés dans la ville, des dizaines de journalistes du monde entier se pressent aux abords du périmètres de sécurité.

Une tête humaine

Il y a ensuite une explosion, selon le RAID qui croira dans un premier temps que c'est Hasna Aitboulahcen qui a actionné sa ceinture d'explosif. L'enquête révèle que c'est le complice d'Abdelhamid Abaaoud, encore non identifié, qui a explosé provoquant l'effondrement d'un mur sous lequel sera retrouvé le corps de la jeune femme.

11H26, un source policière annonce la fin de l'intervention à la presse.

Lors des constatations, les enquêteurs trouveront dans la rue "une partie de tête humaine à laquelle demeure attaché un morceau de colonne vertébrale", "une partie de visage", "des dents", des téléphones portables, des écrous, des clés...

Le plancher s'est effondré

Le plancher de l'appartement s'est effondré, celui des combles aussi. Il faut étayer et consolider l'immeuble avant de pouvoir fouiller les gravats, "une scène de crime extrêmement complexe", selon une source proche de l'enquête.

Outre le pistolet, les enquêteurs retrouvent une réplique d'une arme de même type et "plusieurs morceaux de matière organique", d'autres portables, des étuis percutés, un GPS...

La violence de l'assaut a été telle que les enquêteurs retrouveront encore des téléphones sur le toit.

Abaaoud, son complice et sa cousine Hasna Aitboulahcen ont été tués dans l'assaut.

Plusieurs résidents ont été interpellés puis relâchés. Parmi eux, Ahmed, locataire égyptien sans-papiers, voisin des jihadistes, qui a été blessé par la police.  

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/01/01/attentats-de-paris-les-details-glacants-de-l-assaut-du-raid-a-saint-denis-2231856-6156.php

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 12:20

Le 14 décembre 2015

La militante nationaliste basque française Aurore Martin, jugée en Espagne pour "participation à une organisation terroriste" avec 34 autres indépendantistes, a réaffirmé lundi que ses activités politiques n'avaient "absolument pas" favorisé la stratégie de l'ETA.

Aurore Martin, 36 ans, a bien reconnu avoir participé à des activités militantes "au pays basque nord" (français) et "au pays basque du sud (espagnol) en de très rares occasions". Mais "ces faits n'ont rien à voir avec des activités terroristes, ce sont des activités politiques", a-t-elle plaidé.

"Cette activité comme militante, vous l'avez réalisée pour favoriser la stratégie de l'ETA '", a insisté son avocate. "Absolument pas", a répondu la Française.

Trente-trois militants indépendantistes basques espagnols et deux Françaises sont jugés depuis le 3 décembre au sein de l'annexe hautement sécurisée de l'Audience nationale, à San Fernando de Henares, près de Madrid. Ils sont accusés d'avoir lutté sur "le front politique" pour le compte de l'organisation clandestine armée ETA de 2005 à 2008.

L'ETA, qui a définitivement renoncé à la lutte armée en octobre 2011, est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en 40 ans.

L'ensemble des accusés ont nié catégoriquement auprès de leurs défenseurs avoir "reçu des ordres" de l'ETA ou "servi la stratégie" de l'organisation clandestine. Avant leur procès, ils s'étaient au contraire dits "fiers" d'avoir "contribué au processus de paix au Pays basque".

Ils doivent en fait répondre d'activités politiques - signatures d'articles, conférences de presse, meetings... - menées après l'interdiction en Espagne du parti Batasuna, considérée comme la branche politique d'ETA, et de deux autres formations, Action nationaliste basque (ANV) et Parti communiste des terres basques (PCTV).  

Aurore Martin, qui avait passé deux mois en détention préventive, comparaît libre, aux côtés de dirigeants historiques du parti Batasuna, tels Pernando Barrena et Juan Jose Petrikonera.

En 2012, elle était devenue la première Française remise à l'Espagne pour des faits liés aux affaires basques. Son sort avait mobilisé des parlementaires français de droite, du centre et de gauche, bien au-delà des milieux nationalistes.

Le procès doit s'achever en mars. Les accusés encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement et l'interdiction d'exercer des mandats publics pendant au moins dix ans.

Source :
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/proces-batasuna-aurore-martin-se-demarque-absolument-du-terrorisme_1745735.html

***
Complément d'info
Avant leur procès, deux militantes basques françaises craignent "une injustice
http://www.lepoint.fr/monde/deux-militantes-basques-francaises-jugees-a-madrid-redoutent-une-injustice-01-12-2015-1986227_24.php

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 11:19

Deux documents dont on peut aussi se saisir en France

Transmis par le C.O.B.P - Collectif Opposé à la Brutalité Policière  - Québec

La Ligue des droits et libertés (LDL) est heureuse d’annoncer ce matin le lancement d’un nouvel outil de sensibilisation : le Mythes et réalités sur le droit de manifester.

Cet outil se veut une contribution à l’effort collectif pour contrecarrer le discours qui discrédite le droit de manifester. Il vise à mieux faire connaître ce droit humain et son importance dans une société démocratique. Il propose aussi des éléments de réponse à plusieurs questions que la population se pose sur les manifestations, l’itinéraire, le port du masque et les interventions policières.

Avec ce document, la LDL espère contribuer au débat public et offrir à la population des arguments pour défendre le droit de manifester.

Nous avons vécu au cours des derniers mois d’importantes victoires pour le droit de manifester. Nous devons continuer ensemble à agir pour réhabiliter ce droit, lui redonner sa légitimité et exiger qu’il soit respecter. Manifester, c’est notre droit: défendons-le!

Commandez des exemplaires papier
Nous vous invitons à vous procurer des exemplaires papier du Mythes et réalités sur le droit de manifester pour votre groupe, vos membres, vos événements, etc. Des tarifs spéciaux sont prévus pour les achats en grandes quantités. Des arrangements sont aussi possibles pour les personnes ou groupes à plus faibles revenus.

Contactez Karina Toupin à
info@liguedesdroits.ca ou au 514-849-7717, poste 21.

Toute reproduction partielle ou complète de ce document est permise ou encouragée, à condition de mentionner la source.

Téléchargez le document :
http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/myth-et-realite-manifester.pdf

***
Rapport sur la répression des manifestations

La répression du droit de manifester, une composante de la répression politique, est multiforme : elle est législative, policière  et  judiciaire.  De  plus,  elle  opère  un  profilage discriminatoire puisqu’elle vise spécifiquement certains types de manifestations et certaines catégories de manifestant-e-s.

Cette répression, surtout en raison de son ampleur actuelle, a des impacts majeurs sur les personnes et les groupes touchés. En outre, le climat ambiant de banalisation des abus policiers
et des attaques au droit constitutionnel de manifester renforce cette répression.

Les pages qui suivent résument ce bilan et en font ressortir les points saillants :
1. les outils législatifs de la répression du droit de manifester;
2. la répression policière du droit de manifester;
3. la judiciarisation de la contestation sociale;
4. la mobilisation des arrêté-e-s et les stratégies de contestations judiciaires;
5. les impacts de la répression du droit de manifester sur les groupes militants;
6. les stratégies pour renforcer le droit de manifester

Téléchargez le document :
http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/rapport_manifestations_repressions_ldl.pdf

 

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:31

Le 10 décembre 2015

Les Voisins vigilants antibois dressent un bilan positif.

Après dix-sept mois d'activité, le dispositif participatif de lutte dresse un bilan positif avec un net recul des cambriolages et appelle à étendre la vigilance de tous.

Parce qu'Antibes n'est rien de plus qu'un grand quartier. Et ses riverains, tous des voisins. Ils étaient près de cent cinquante à occuper les chaises des Espaces du Fort Carré, lundi soir, pour la réunion bilan du réseau Voisins Vigilants.

Réunis pour entendre le constat "positif", dressé après dix-sept mois d'activité du dispositif. Celui qui lie les habitants volontaires aux services de la Ville ainsi qu'à la police nationale et municipale, au sein d'une lutte sans merci contre les cambriolages.

"Nous avons vu une hausse significative des signalements grâce à votre action", souligne Valérie Zettor, commissaire central de la cité des Remparts. En donnant, pour exemple, les dernières interpellations. Le système fédère et fait ses preuves.

FUTURES RÉUNIONS POUR LES QUARTIERS

Face à la mobilisation des cent cinq vingt-deux participants et soixante-neuf référents du programme, "les vols par effraction ont sensiblement baissé avec 828 faits recensés en 2014 pour 716, au 1er novembre de cette année". Et même si, pour certains dans la salle, ce chiffre semble "léger", il n'en reste pas moins "le résultat d'un travail d'ensemble à faire perdurer", selon le maire Jean Leonetti.

Parce que, derrière les soixante-quatorze panneaux estampillés de l'œil grand ouvert des Voisins Vigilants à travers la commune, se dresse un autre enjeu. Plus étendu, moins exclusif. "Il faut tenir compte des réalités. Je ne cherche pas une situation d'urgence mais une situation pérenne", annonce le premier magistrat avant de dérouler son idée.

"Désormais, chacun se doit d'être à l'écoute des autres. Au-delà du voisin, nous devons tous êtres citoyens vigilants"

En balayant d'un revers de main la psychose et l'appel à la délation, l'équipe menant le dispositif appelle à la bienveillance des Antibois. Qualité humaine, désormais louée comme salut sociétal. "Nous sommes plus efficaces ensemble", rappelle le commissaire. Ou quand la solidarité rime avec sécurité.

Et avec… vidéosurveillé pour la municipalité : "cinq caméras de plus s'ajouteront aux quatre-vingt-une déjà présentes sur notre ville". De quoi ravir l'assistance, déjà avide de questionner les responsables présents.

Et à chacun d'aller de son cas personnel et de demander des informations précises. Les "devant chez moi, là", "je vous l'avais dit" et autres "vous faites quoi ?", résonnent en cascade dans la salle.

Cristallisation des attentes et désirs. Autant d'interrogations qui trouveront une place en plus petit comité. "Nous allons faire des réunions par quartier pour tout cela", annonce l'équipe. Histoire de les rencontrer tous, ces chers voisins.

Source :
http://www.nicematin.com/vie-locale/les-voisins-vigilants-antibois-dressent-un-bilan-positif-5502

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:35

Le 8 décembre 2015

Envoyée à Lille pour surveiller la frontière franco-belge, une compagnie républicaine de sécurité s'est mise en "grève" en se déclarant... malade.

On pourrait croire à un remake de la célèbre comédie des années 70 Mais où est donc passée la 7e compagnie ? Le 4 décembre dernier, à la gare de Lille, 84 CRS prennent place dans un TGV direction Bordeaux. Tous sont en arrêt maladie. La veille, la compagnie républicaine de sécurité numéro 14, à laquelle ils appartiennent, était arrivée en convoi pour sécuriser la frontière franco-belge après les attentats du 13 novembre.

Las, lorsque les CRS ont découvert qu'ils étaient logés dans un cantonnement de passage à Lambersart, leur sang n'a fait qu'un tour.

Afin d'alléger la facture du contribuable, l'État s'efforce en effet de remplacer les habituelles nuitées d'hôtellerie par des hébergements en cantonnements. Refusant net « de partager leur piaule avec un collègue », les policiers de la CRS 14 réclament une chambre individuelle dans un hôtel. Et de manifester leur mécontentement en passant la nuit dans leurs cars. Puis dès potron-minet, la troupe se fait porter pâle jusqu'au 10 décembre, date de la fin de la mission.

L'administration est alors contrainte de rapatrier en train les 84 « malades » jusqu'à leur caserne bordelaise. Les y attendaient 15 autres de leurs camarades qui, eux aussi, se sont mis en arrêt maladie par solidarité.

Un trou

Restent les armes et les véhicules de la compagnie abandonnés à Lille, pour lesquels il a fallu des chauffeurs afin de les réacheminer. Faute de personnels disponibles parmi les unités déployées dans le nord de la France, ce sont des conducteurs « non grévistes » de la CRS 14 qui viennent d'être acheminés en train de Bordeaux jusqu'à Lille ! Comble du ridicule, ce détachement de secours sera hébergé une nuit au cantonnement de... Lambersart.

Il va falloir maintenant remplacer la CRS 14 qui devait sécuriser un bout de frontière, sauf à laisser un "trou" de plusieurs dizaines de kilomètres dans les mailles du filet.

Esclandre

Ce n'est pas la première fois qu'une compagnie républicaine de sécurité fait la fine bouche sur son hébergement. En avril 2014, déjà, la CRS 6 de Saint-Laurent du Var, dépêchée dans le nord de la France pour une mission de sécurisation temporaire, avait refusé de déposer son barda dans un cantonnement. Après avoir décliné l'hôtel Ibis Budget comme solution de remplacement, les CRS s'étaient retrouvés dans un quatre étoiles !

La CRS 14 avait, quant à elle, déjà provoqué un esclandre en 1986. Alors qu'elle stationnait à Nouméa pour deux mois, certains de ses hommes avaient piraté une ligne sécurisée de la DST, pour appeler à l'œil leur famille en métropole.

Source :
http://www.lepoint.fr/societe/crs-ou-est-passee-la-14e-compagnie-08-12-2015-1988247_23.php

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:06

Le 3 décembre 2015

Deux semaines après, il reste encore beaucoup de questions en suspens. Le jour même, le ministre de l'Intérieur expliquait que les policiers avaient essuyé "des heures de feu dans des conditions qu'ils n'avaient jusqu'à présent jamais rencontrées". Mais, selon nos informations, cette intervention ne s'est pas forcément passée comme annoncée…

Le mercredi 18 novembre dernier, une vaste opération antiterroriste a eu lieu dans le cœur de la ville de Saint-Denis. L'opération vise des personnes liées aux attentats de Paris. De gros moyens de police sont déployés sur place et les habitants sont invités à ne pas sortir de chez eux.

Au final, au cours de cet assaut, trois personnes ont été tuées : l’organisateur présumé des attaques du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Ait Boulahcen et un autre homme qui s’est fait exploser et toujours pas identifié.

Mais, deux semaines, après cette intervention du Raid, de nombreuses questions demeurent.

Car en réalité, selon nos informations, celle-ci ne s'est pas forcément déroulée comme annoncée par le ministère de l'Intérieur.

Pas de porte blindée

Tout d'abord, le procureur de la République, François Molins, explique le jour même que la porte blindée a résisté à l'assaut du Raid. En réalité, cette porte n'est pas blindée : il s'agit d'une simple porte d'appartement avec une serrure classique.

Le problème vient d'une des trois charges explosives du Raid qui ne fonctionne pas, celle qui est placée sur la serrure justement. En conséquence, la porte ne s'ouvre pas et les policiers perdent leur effet de surprise.

Selon le ministre de l'Intérieur, les forces de l'ordre font alors face à des "tirs nourris quasi ininterrompus".

Mais, à l'heure actuelle, on ignore encore d'où provenaient ces tirs.

Sur le moment les policiers sont sûrs qu'un homme tire à l'arme automatique type Kalachnikov dans leur direction depuis l'appartement.

Mais, après l'assaut, seuls un pistolet 9mm et des éclats de grenades sont retrouvés, et seules 300 cartouches sur les 5.000 munitions tirées par le Raid. Si une benne entière de gravats a été placée sous scellés, elle n'a pour l'heure été analysée que sommairement.

Des impacts de balle à l'intérieur du bouclier de protection

Toutefois, selon nos informations, la police technique et scientifique va passer cette benne au tamis dans les jours qui viennent. Ils espèrent y trouver beaucoup de réponse. Ils vont notamment  chercher cette arme automatique qui pourrait avoir volé en éclats, ainsi que des morceaux de corps du kamikaze qui n'ont toujours pas été retrouvés.

A noter aussi que les constatations après l'assaut ont été faites dans des circonstances exceptionnelles : un étage entier de l'immeuble s'est effondré.

Toujours selon nos informations, il y en a eu pour près de 90.000 euros rien que pour consolider le bâtiment qui menaçait de s'écrouler.

Autre point toujours en suspens : l'expertise balistique sur les boucliers utilisés par le Raid.

Si celle-ci est toujours en cours, les résultats pourraient là aussi venir contredire le scénario initial.

En effet, selon nos informations, un bouclier de protection du Raid comporte des impacts de balles à l'intérieur. Ce qui prouve la confusion qui a pu régner pendant cet assaut.

Car, selon une source proche du dossier, ces tirs sont venus de policiers situés en contre-bas de la première colonne, dans l'escalier, selon une source proche du dossier. L'expertise devra le confirmer.

Des échanges de tirs entre policiers ?

Enfin, la raison pour laquelle les policiers tirent 5.000 munitions reste donc difficile à expliquer. Est-ce que des policiers ont pu prendre les tirs de leurs collègues pour ceux des terroristes et, dans la confusion, répliquer ? L'hypothèse n'est pas officiellement écartée mais mercredi soir encore, un membre du Raid excluait une telle éventualité. Dans ce genre de situation, il est en effet courant de faire des tirs de barrage, notamment pour empêcher des suspects de s'enfuir. Ce qui pourrait expliquer la profusion de munitions...

Dernier point, il faut avoir à l'esprit le contexte dans lequel ces policiers d'élite interviennent: ils ont eu l'adresse d'Abaaoud sur la base d'un seul et unique renseignement et ce seulement quelques heures avant. Ils ne connaissent donc pas la configuration des lieux, il fait nuit noire et ce qu'ils craignent par-dessus tout c'est de tomber dans un guet-apens en face d'un commando qui les attend.

Si toutes ces questions demeurent toujours sans réponses, une certitude existe : cet assaut a permis d'éviter un attentat à La Défense.

Source :
http://rmc.bfmtv.com/emission/info-rmcbfmtv-nouvelles-revelations-sur-l-assaut-du-raid-a-saint-denis-le-18-novembre-933805.html

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:58

Le 16 novembre 2015

Lundi 16 novembre dans l’après-midi. Un groupe d’une centaine d’exilé-e-s, notamment des familles, manifestent contre leurs conditions de vie et contre les violences policières, notamment les gazages de femmes et d’enfants.

Ils et elles se rassemblent près du centre Jules Ferry, puis traversent le bidonville et vont rue des Garennes, à l’entrée de la zone industrielle.

Huit fourgons de CRS arrivent en renfort de ceux déjà présent. Les exilé-e-s restent là derrière leurs banderoles, et les CRS dans leurs fourgons.

Après une grande demie-heure, les CRS s’équipent et dispersent la manifestation en gazant les personnes, enfants compris, à bout portant et en les frappant à coup de matraque. Ils ont visiblement attendu les ordres pour intervenir, il ne s’agit pas d’une bavure, il s’agit d’une décision de la hiérarchie.

Si nous savons que cela s’est passé, c’est parce que les exilé-e-s l’ont rapporté, mais aussi qu’il y a eu des témoins directs. Des militants de No Border, qui l’ont rapporté sur le blog Calais Migrant Solidarity, et des bénévoles associatifs.

Depuis presque un mois, la police contrôle les « blancs » qui accèdent au bidonville, selon les règles variables d’heures en heures, interdisent parfois l’accès selon des critères changeants. L’action humanitaire et associative se fait dans ce climat de tension (voir ici et ).

La semaine dernière, la police a arrêté violemment des bénévoles britanniques dans le bidonville. Elle a également arrêté un jeune français devant un local associatif en ville. Lui est chargé de plusieurs chefs d’inculpation pouvant conduire à plusieurs années de prison, sur la base d’un dossier vide. Elles agitent dans les médias le spectre de l’ultragauche (voir ici et ).

La volonté d’intimider, tenir à distance, faire peur aux personnes qui sont témoin de la situation et des exactions commises par les autorités, est patente. C’est dans la même logique de mise à l’écart des associations de solidarité citoyenne en les remplaçant par un opérateur missionné par les pouvoirs publics qu’à été créé le centre de services Jules Ferry et que va l’être le camp de 1500 places annoncé par le premier ministre.

L’ennemi désigné par les autorités, c’est le mouvement No Border. Sachant qu’elles englobent sous l’étiquette « No Border » tou-te-s les citoyen-ne-s qui les dérangent. Pour une information plus complète, nous reproduisons donc ci-dessous un article paru dans la revue Plein Droits, et que le Gisti vient de mettre en accès libre.
http://www.gisti.org/spip.php?article5091

Source :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/11/18/pas-de-temoins/

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 15:03

Le 23 novembre 2015

D'où venaient les tirs nourris entendus par les policiers du Raid lors de l'assaut de Saint-Denis ? Pour l'instant, les enquêteurs ne comprennent pas.

Comme l'a révélé RTL ce lundi matin, aucune kalachnikov n'a été retrouvée dans l'appartement de Saint-Denis où étaient retranchés plusieurs terroristes présumés, dont Abdelhamid Abaaoud et sa cousine.

Selon nos informations, les policiers, qui ont examiné les lieux avec soin, ont retrouvé une arme et une seule, un pistolet automatique de calibre 9 mm. Si les terroristes présumés disposaient bien de grenades, aucun fusil d'assaut na été retrouvé. L

’hypothèse d’une kalachnikov totalement pulvérisée par l’explosion semble invraisemblable.

La police judiciaire a-t-elle pu passer à côté de telles armes disséminées dans les gravats ? Peu probable également.

A lui seul, le RAID a utilisé quelque 5.000 munitions.

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/assaut-a-saint-denis-seul-un-pistolet-a-ete-retrouve-sur-les-lieux-23-11-2015-5304369.php

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 13:33

Le 16 novembre 2015

Six personnes ont été déférées devant la justice pour "apologie au terrorisme". Un jeune homme souffrant de troubles psychiatriques, quatre Niçois et un Marseillais.

Apologie au terrorisme et troubles psychiatriques

C'est sans doute le cas le moins inquiétant. Celui de ce jeune homme de 21 ans, souffrant de troubles psychiatriques et qui a été condamné lundi à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour apologie d'actes de terrorisme. Son sursis est assorti d'une mise à l'épreuve, avec notamment une obligation de soins.

Dimanche, au surlendemain des attentats qui ont fait 129 morts et 352 blessés, il avait dit sur un ton provoquant selon des témoins « ce qui s'est passé dans le 10e, le 11e (arrondissements de Paris), ça va se passer dans le 13e, le 14e », le tout en exhibant un petit drapeau algérien. Cheveux ras, survêtement noir, le prévenu s'est excusé « d'avoir dit n'importe quoi », « je ne recommencerai plus ». Il avait cessé de prendre son traitement. « Manifestations délirantes aiguës », « psychose infantile », un expert qui l'a examiné a conclu à une altération de son discernement et estimé qu'il n'est psychiatriquement pas dangereux.

Ils menacent des agents de police

A Nice, ce sont trois majeurs et un mineur qui ont été déférés lundi devant la justice pour « apologie au terrorisme » ou « menaces » explicites proférées ce week-end à l'encontre de passants ou d'agents de police sur la voie publique à Nice, a indiqué le parquet. Une cinquième personne pourrait également être déférée, soupçonnée également d'avoir proféré des menaces ou des paroles approuvant les attentats terroristes perpétrés vendredi à Paris et qui ont fait 129 morts et 350 blessés.

Certains propos qui auraient été entendus durant le week-end s'apparentent à « une apologie du terrorisme », d'autres sont des paroles menaçantes (« on va tous vous tuer ») ou des gestes inquiétants (comme « des mimes de tirs »), a précisé à l'AFP le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Un an ferme pour un jeune Marseillais

Enfin, un Marseillais de 23 ans, qui avait crié à plusieurs reprises « Allah akbar » en mimant l'égorgement à l'adresse d'un groupe de policiers samedi, a été condamné lundi à Marseille à un an de prison ferme.

« Vous avez crié trois fois "Allah akbar". Ces faits sont constitutifs d'apologie du terrorisme », a lancé la présidente du tribunal correctionnel au jeune habitant des quartiers nord, jugé en comparution immédiate, délivrant un mandat de dépôt et indiquant qu'il était également coupable de récidive de détention de stupéfiants.

« Je ne suis pas sûr que vous ayez pensé à assassiner des policiers mais vous avez profité de ce climat pour exprimer une forme d'agressivité. L'État d'urgence impose que des comportements comme le vôtre soient sévèrement réprimés », a affirmé M. Gazan, représentant du parquet.

Outre la peine prononcée lundi, il devra également exécuter 30 mois de prison, pour différentes condamnations précédentes liées à des faits de violences, la détention de stupéfiants ou des vols.

Source :
http://www.ouest-france.fr/attentats-paris-six-personnes-jugees-pour-apologie-au-terrorisme-3846195

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