Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 09:57

Le 23 juin 2016

Après Orlando, les sénateurs républicains veulent renforcer l’accès du FBI aux historiques Internet.

Après la tuerie d’Orlando, en Floride, les députés américains ont d’ores et déjà voté contre quatre amendements renforçant les contrôles sur les ventes des armes à feu.

Mais pour les élus républicains, le problème est ailleurs.

Un groupe de sénateurs du parti conservateur a déposé un amendement au projet de loi sur le commerce pour renforcer les pouvoirs du FBI en matière de surveillance du Web.

Bien avant la tuerie d’Orlando qui a fait 49 morts dans une boîte de nuit gay, le Pulse, la police fédérale américaine réclamait une extension des pouvoirs qui leur sont conférés par les national security letters (« lettres de sécurité nationale », NSL).

Ces documents, qui peuvent être émis sans mandat d’un juge, permettent au FBI de demander à une entreprise privée de lui fournir des informations en sa possession – et la personne dont les données sont ainsi collectées n’est pas prévenue.

Pendant des années, le FBI s’est servi de cet outil pour réclamer aux opérateurs de télécommunication des factures téléphoniques détaillées, puis des informations sur l’activité Web de suspects : les sites visités, les destinataires des e-mails envoyés…

Utilisation exponentielle des NSL

Mais la jurisprudence a tourné en défaveur du FBI.

En 2008, le ministère de la justice américain a diffusé un mémorandum expliquant que les NSL ne pouvaient être utilisées que pour réclamer des factures détaillées de téléphonie, et non pour demander des données Internet.

Depuis, le directeur du FBI, James Comey, tempête régulièrement contre ces restrictions qu’il attribue à une « faute de frappe » dans le texte de loi qui définit les usages de ces NSL.

Il a tenté à plusieurs reprises de faire modifier la loi pour que ses services puissent de nouveau utiliser ces lettres pour accéder sans mandat aux historiques de navigation Web et aux métadonnées des e-mails.

Les défenseurs des libertés civiles dénoncent depuis des années l’utilisation des NSL, introduites dans les années 1970, et dont l’usage a cru exponentiellement après le 11-Septembre.

L’absence de contrôle judiciaire sur ces demandes a conduit à de très nombreux abus, estiment les associations et les élus progressistes, notamment parce que les personnes visées ne savent pas qu’elles font l’objet d’une surveillance, et sont donc dans l’impossibilité de se défendre.

Nombreuses zones d’ombres dans l’enquête

L’amendement renforçant leurs pouvoirs a été déposé par l’ancien candidat à la présidentielle, le sénateur républicain John McCain, qui estimait « qu’après le tragique massacre d’Orlando, il est important que les forces de l’ordre aient tous les outils dont elles ont besoin pour mener leurs enquêtes de contre-terrorisme ».

Deux jours après le massacre, le président Barack Obama et le FBI avaient expliqué privilégier la piste d’un « loup solitaire » qui se serait « radicalisé sur Internet ».

Une version en grande partie démentie par l’enquête, selon la presse américaine.

Omar Mateen, l’auteur de la fusillade abattu par la police lors d’une prise d’otage dans la boîte de nuit, avait été interrogé à deux reprises par le FBI après avoir tenu des propos extrémistes ces dernières années.

Surtout, de nouveaux témoignages rendus publics cette semaine montrent que M. Mateen, qui avait revendiqué l’attaque au nom de l’organisation Etat islamique dans un appel à police-secours durant l’attaque, a pu agir pour des motifs beaucoup plus personnels.

Le témoignage de l’ex-compagnon du tueur, diffusé par la télévision américaine mardi, apporte un nouvel éclairage.

M. Mateen aurait été lui-même homosexuel, et nourrissait une haine profonde envers la communauté homosexuelle latino-américaine, dont le Pulse est le principal lieu de rendez-vous à Orlando.

Après l’échec du texte à une voix près, les sénateurs républicains ont d’ores et déjà annoncé qu’ils comptaient déposer un deuxième amendement similaire dès que possible.

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/23/apres-orlando-les-senateurs-republicains-veulent-renforcer-l-acces-du-fbi-aux-historiques-internet_4956454_4408996.html

Repost 0
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 21:49

Le 6 juillet 2016

Alors qu'il rencontre Benjamin Netanyahou, le Premier ministre ne voit pas le problème à laisser son smartphone aux services secrets israéliens. Et pourtant.

Les politiques ont décidément du mal à retenir la leçon. Jamais, au grand jamais, il ne faut laisser son téléphone portable sans surveillance, au risque de se voir espionner ! Les révélations sur les écoutes mises en place par les Etats-Unis ou par l'Allemagne n'ont pas suffi à sensibiliser Manuel Valls.

Lors d'un voyage en Israël fin mai, le Premier ministre français a rencontré notamment Benjamin Netanyahou, en vue de relancer le processus de paix avec la Palestine.

Sauf qu'avant de s'entretenir avec son homologue israélien, Manuel Valls et son entourage ont dû se délester de leurs téléphones portables auprès des services secrets de l'Etat hébreu, rapporte "L'Express".

On ne sait pas exactement combien de temps a duré l'entretien, mais il pourrait avoir été mis à profit pour espionner le chef du gouvernement français et son entourage. En effet, après la visite, plusieurs des téléphones récupérés présentaient des "anomalies".

Pis, l'un des mobiles est tombé en panne, reconnaît Matignon auprès de "L'Express".

De retour à Paris, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a été saisie pour mener une enquête plus poussée.

Toutefois, face aux soupçons de manipulation, les services du Premier ministre ont tenté de rassurer l'hebdomadaire : "un allié n'espionne jamais ses amis."

Visiblement, Matignon a totalement oublié les polémiques sur l'espionnage de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande par l'agence de renseignement américaine NSA, ou encore celui de Laurent Fabius par les services secrets allemands.

Les services du Premier ministre ne semblent pas non plus au fait des plus récentes techniques d'espionnage.

Les téléphones cryptés peu utilisés

On ignore quels étaient les mobiles laissés par Manuel Valls et son entourage. Les techniciens de l'Anssi fournissent aux services du Premier ministre des téléphones portables chiffrés baptisés Teorem, fabriqués par la société Thales.

Ces appareils permettent les échanges d'informations classifiées jusqu'au niveau Secret Défense.

Sauf que si le Teorem propose un service de cryptophonie global permettant de communiquer en toute sécurité, ses caractéristiques sont loin de s'approcher des standards actuels des smartphones "grand public".

Les appels se passent depuis un clavier mécanique et avec un écran couleurs deux pouces non tactile. Sans compter que "ça rame et ça plante tout le temps", raconte un membre de cabinet interrogé par France-Info.

Résultat : les 6.000 Teorem en circulation sont peu utilisés. Un ex-collaborateur raconte même que Nicolas Sarkozy, alors qu'il était président, ne supportait pas le téléphone de Thales. Il confie à "L'Express" : "Il fallait attendre 30 secondes pour que la communication s'établisse, c'était trop long pour lui."

Aussi, l'ancien président préférait utiliser son propre téléphone. Même constat pour son successeur, François Hollande, vu sur de nombreuses photos avec un iPhone plutôt qu'un Teorem.

Même chose enfin pour Manuel Valls, aperçu plus d'une fois à pianoter sur un BlackBerry.

Lire la suite :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160706.OBS4109/valls-bisounours-de-l-espionnage-confie-son-smartphone-aux-services-israeliens.html

Repost 0
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 09:53

Transmis par H. le 3 juin 2016

L’association des Haratine de Mauritanie en Europe apprend avec beaucoup d’inquiétudes la chasse aux sorcières abolitionnistes ouverte à nouveau par le régime du président Mauritanien, M. Mohamed Ould Abdel Aziz qui n’a pu trouver d’autres ennemis sur la planète que des militants et militantes des droits humains depuis son coup de force en 2008 contre un président civil Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Nous  regrettons fortement  l’attitude inexplicable et implacable du pouvoir Mauritanien qui met sa tolérance exceptionnelle dans le monde arabo-musulman de la liberté d’expression, d’opinion et d’association dans cette nation qu’il considère comme très « démocratique » au devant de la scène  internationale alors qu’il ne tolère rien.

Nous remarquons d’une manière très révoltante toutes les arrestations qu’opère  le pouvoir mauritanien prennent des cibles à caractères ethniques.

Le 17 Mai 2016, M. Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal ont été libérés par la cour suprême de Nouakchott après avoir passés 19 mois de prison illégalement, qui n’avait pas parmi les citoyens mauritaniens  compris cette méthode opératoire des arrestations avait  des  visés selon l’appartenance à la communauté haratine  victime de l’esclavage ?

Les personnes  arrêtées n’étaient pas ciblées selon une infraction commise mais en fonction de l’ethnie dans le viseur du pouvoir.

Nous voici confronté  à la même méthode d’opération à caractère ethnique, le 30 juin 2016, on nous apprenait l'arrestation de M. Diop Amadou Tidjane, vice président de l'organisation IRA, Abdallahi Fall, responsable de la section  Sebkha  quartier périphérique de Nouakchott la capitale, Moussa Birame​, Jemal Ould Beliyel militants de base , Sdi Gauchette, Mohamed Ould Ravégué membre du manifeste  pour les droits économiques, politiques et sociaux des haratine.

On apprendra aussi  les autorités Mauritaniennes ont procédées à l'arrestation, le matin du 1 juillet 2016, à l’arrestation de Balla Touré secrétaire aux relations extérieures d’IRA-Mauritanie.

Nous attirons l'attention de tous les partenaires nationaux et internationaux  sur la fragilité l'état de santé M. Diop Amadou Tidjane qui souffre de troubles cardiaques, qui est souvent victime des crises cardiaques aiguës selon ses proches,  il devrait régulièrement être en contact avec son médecin cardiologue quand on sait que les autorités mauritaniennes ont l’habitude de priver les prisonniers des soins médicaux d’autant plus ils sont placés dans des lieux inconnus actuellement.

- L’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) dénonce vigoureusement  ces arrestations arbitraires à caractères ethniques,  le harcèlement incessant  des militants abolitionnistes, militants des droits humains pour les empêcher à poursuivre leur travail sur le terrain convenablement depuis l’avènement du président Mohamed Ould Abdel Aziz en 2008.

- L’Association des Haratine de Mauritanie en Europe demande la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées illégalement ; notre association s’étonne également du silence qu’observe la commission nationale chargée des droits de l’homme (CNDH) et du commissariat aux droits de l’homme face aux arrestations arbitraires, expropriations de terres des pauvres, les violations graves des droits de citoyens Mauritaniens.

- Nous exhortons les  partenaires de la république islamique de Mauritanie à mettre la pression sur le pouvoir mauritanien afin qu’il applique  les conventions et traités internationaux qu’il a signé et ratifié sur le plan national.

- Nous mettons en garde  les autorités mauritaniennes contre toute atteinte à l’intégrité  physique ou morale des personnes qu’elles détiennent sans motif à nos yeux.

Fait en France le 01 Juillet 2016
Adresse Site :
http://haratine.com/
Contact :
ahme@haratine.com

Repost 0
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:08

Depuis BastaMag le 15 juin 2016

Des tanks repeints en rouge, couleur sang. C’est ainsi que quelques dizaines de militants pacifistes ont salué, à leur manière, l’ouverture du salon international de l’armement Eurosatory, qui se tient à Villepinte du 13 au 17 juin.

Quinze militants ont été emmenés au commissariat de Villepinte, puis libérés après 4 heures de contrôle d’identité. Une plainte a été déposée par le ministère de la Défense et le salon Eurosatory suite à cette action, indique le Collectif des Désobéissants dans un communiqué.

Avec plus de 1500 exposants du monde entier, Eurosatory est l’un des plus importants salons internationaux de l’industrie de la défense et de la surveillance. Et aussi l’un des plus contestés, si l’on examine la liste des exposants.

Il se tient aujourd’hui dans un contexte de boom du commerce des armes au niveau mondial. Un boom qui profite notamment à la France – mais aussi à l’Allemagne.

Les ventes d’armes françaises ont explosé en 2015.

L’hexagone serait en passe de devenir le numéro deux mondial, derrière les États-Unis mais devant la Russie [1].

Une grande partie de ces armes sont exportées vers les pays du Moyen-Orient comme l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte ou les Émirats arabes unis.

Aucun de ces régimes n’est particulièrement réputé pour son respect des droits humains et de la démocratie, mais la diplomatie française a visiblement choisi de passer outre ces considérations [2].

Et tant pis si certaines de ces armes sont utilisées dans le cadre du conflit au Yémen, où les belligérants sont accusés par l’ONU de crimes contre l’humanité.

Les manifestants ont d’ailleurs choisi de repeindre en rouge le char Leclerc, produit de l’entreprise française Nexter, qui s’est illustré au cours de cette guerre.

Équipements de torture

À titre d’illustration de l’absence totale de garde-fous éthiques ou politiques qui semble régner dans l’industrie française de l’armement, qu’elle soit publique ou privée, Amnesty international signale la présence au sein d’Eurosatory de nombreux stands de pays sous le coup d’embargos sur les armes, comme la Russie, la Chine ou la Biélorussie.

Présentes également à Villepinte, des firmes françaises sont accusées par les Nations Unies d’avoir violé l’embargo sur les exportations d’armes en Côte d’Ivoire : « ACMAT Defense, le groupe Marck et sa filiale Sofexi, Nobel Sport ou encore SAE Alsetex ».

Des équipements de guerre extérieure aux moyens de répression intérieure, il n’y a souvent qu’un pas. C’est ainsi que les blindés vendus à l’Égypte par Renault Trucks auraient été utilisés à l’intérieur de ses frontières pour réprimer des mouvements civils [3].

Une autre entreprise française tenant stand à Eurosatory, MagForce, y ferait même selon Amnesty la « promotion d’équipements de torture » : des menottes pour chevilles et des matraques électriques.

Raison pour laquelle elle a été bannie en 2013 d’un autre salon d’armement au Royaume-Uni, où ces objets sont considérés comme des instruments de tortures. (Lire ici !)

Les organisateurs d’Eurosatory ne semblent pas avoir autant de scrupules.

Amnesty rappelle aussi qu’Eurosatory n’est pas le seul salon français dédié à l’armement et à la répression.

Il y a aussi le salon Euronaval, le salon du Bourget, ainsi que le salon Milipol, organisé en novembre dernier et qui se tiendra à nouveau fin 2017.

Des firmes chinoises y avaient déjà exposé des équipements de torture théoriquement interdits en Europe.

Repost 0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 10:07

Transmis par le CSPCL le 1er juillet 2016

Tract écrit par le CSPCL et diffusé dans les récentes manifestations parisiennes, au sujet de la répression à Oaxaca.

Téléchargeable ici :
http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1207

****
MEXIQUE, OAXACA - LA POLICE TUE

Dimanche 19 juin 2016. Quinze heures d’affrontements entre police et manifestants à Oaxaca, au sud-est du Mexique, où le mouvement syndical enseignant occupait les routes d’accès à la ville.

Pour toute négociation : 11 morts, 7 disparus, et des dizaines de blessés par balles.

Depuis 2013, le président mexicain Enrique Peña Nieto tente d’imposer aux instituteurs et institutrices de ce pays une soi-disant « réforme éducative », sous la pression de l’OCDE et des institutions internationales.

Comme l’expliquait récemment dans un communiqué le mouvement zapatiste : « La mal-nommée "réforme éducative" ne concerne pas l´éducation, mais le droit du travail.

Si elle concernait l´éducation, elle aurait pris en compte le corps enseignant et les familles. Quand le gouvernement refuse de dialoguer sur la réforme avec les enseignants et les familles, il reconnaît qu’il ne s’agit pas d’améliorer l’éducation, mais d’"ajuster le personnel" (qui est le nom que le capital donne aux licenciements). »

Depuis de nombreuses années, notamment dans l’état de Oaxaca, la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education – C.N.T.E. - mène la lutte contre cette réforme, avalisée par les instances nationale du syndicat officiel des enseignants.

Mais la section 22 de Oaxaca, comme celle d’autres états tels que le Chiapas, le Guerrero ou le Michoacan, s’opposent farouchement à son application.

Début juin, l’arrestation de plusieurs leaders syndicaux de Oaxaca et le licenciement de plusieurs milliers d’instituteurs en lutte ont eu pour effet de renforcer la résistance du mouvement.

Les blocages d’autoroutes et de zones commerciales se sont alors multipliés.

Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine et des unités de la gendarmerie sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place depuis huit jours par des enseignantEs en lutte, des étudiants et des habitantEs des communautés des alentours.

Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, puis avec des armes à feu de petit et de gros calibre, durant plusieurs heures.

Onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d’autres ont été blessées par balles. Dans l’état de Oaxaca, d’autres affrontements avec la police ont eu lieu à Huitzo, Juchitan dans l’Isthme de Tehuantepec et dans la capitale de l’Etat.

-  Depuis Paris, nous tenons à dénoncer ces massacres, auxquels ont participé des unités de la nouvelle gendarmerie mexicaine créée en 2014, dont le projet et la formation de l’état-major sont supervisés par la France, en vertu des accords de coopération policière signés entre les deux pays.

-  Nous nous solidarisons et invitons le mouvement social en France à se solidariser avec la lutte menée par les enseignantEs du Mexique contre cette réforme néo-libérale, dont une partie du projet a été la aussi conçu et avalisé dans les locaux de l’OCDE, à Paris.

Nous exigeons :

-  L’arrêt de la répression contre le mouvement de résistance à la réforme de l’éducation.

-  La libération de tous les enseignants emprisonnés pour avoir défendu l’éducation publique et de tous les prisonniers politiques.

-  L’arrêt des ventes d’armes et de toute collaboration militaro-policière de la France à l’étranger, que ce soit avec le Mexique, ou bien avec les dictateurs en Afrique, en Arabie saoudite ou dans le reste du monde.

-  L’annulation de la réforme et la réintégration de tous les enseignantEs licenciés au Mexique.

-  La présentation en vie des 7 enseignants portés disparus, ainsi que des 43 étudiants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa.  

NI LES BALLES NI L’ABUS DE LA FORCE N’ARRETERONT LA RESISTANCE

OAXACA INSOUMIS, LA LUTTE CONTINUE - SOLIDARITÉ !

Repost 0
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 10:16

Le 21 juin 2016

Mexique : Huit morts au cours de manifestations menées par un syndicat enseignant à Oaxaca
de Aline Timbert

Le Mexique a été confronté à de violents affrontements qui ont opposé des enseignants grévistes et des forces de sécurité lors d’une journée de manifestation qui a fait huit morts et plus de 100 blessés dans l’État méridional d’Oaxaca, une protestation meurtrière contre la réforme de l’éducation qui semblait faire revivre les violents heurts de 2006.

La confrontation a commencé dimanche après-midi, lorsque les forces de sécurité de l’État fédéral ont essayé de débloquer par la force un piquet de grève des enseignants de la section 22 de la Coordination nationale des travailleurs de l’Éducation (CNTE) sur la route Oaxaca-Puebla dans la municipalité d’Asunción Nochixtlan.

En réponse, les enseignants ont mis le feu à un camion pour empêcher l’avancée des forces de sécurité ainsi que des bombes artisanales comme des canettes de soda remplies de clous et débris de verre.

La CNTE, a affirmé que les protestations ont dégénéré après que leur dirigeant a été emprisonné il y a quelques jours, et a accusé la police de tirer sur les manifestants.

Dans un premier temps, les autorités ont nié l’utilisation d’armes à feu, mais devant la pression des médias et de la presse et la divulgation de photos prouvant le contraire, les autorités ont admis les avoir utilisées en réponse à des « infiltrés » parmi les manifestants qui portaient des armes et menaçaient l’intégrité physique des forces de l’ordre et des protestataires.

Le gouverneur d’Oaxaca, Gabino Cué, a expliqué lors d’une conférence de presse que les affrontements ont fait six morts (l’identité des victimes reste encore inconnue), 53 blessés parmi les civils, 55 parmi les policiers et 21 personnes ont été arrêtées.

Au cours de l’altercation, qui a duré plus de deux heures, on a dénombré des dizaines de blessés par jets de pierres, des cocktails Molotov, par ailleurs des armes à feu ont été signalées.

Deux autres personnes sont mortes dans la ville de Juchitan à Oaxaca parmi lesquels un journaliste, qui selon des témoins, aurait été tué pour avoir capté des images de personnes à l’origine de dégradations et de pillages.

Les enseignants s’opposent à une réforme qui les oblige à être évalués et qui met fin à des privilèges jusque-là détenus par les membres syndiqués.

La manifestation de dimanche a fait revivre le chaos de 2006, marquée par une grève de six mois qui s’est achevée avec la mort d’une dizaine de dissidents et plusieurs emprisonnements.

Hier, le président a fait des déclarations via Twitter, où il a souligné que le bureau du procureur général (PGR) aller participer à l’enquête à Oaxaca.

Les enseignants exigent que le gouvernement de Peña Nieto Enrique ouvre le dialogue pour résoudre les problèmes découlant de la mise en œuvre de la réforme de l’éducation et demandent la libération des « prisonniers politiques et de conscience », un acte réclamé à la fois par la CNTE et d’autres organisations.

La branche 22 du syndicat enseignant est la plus militante et radicale, elle a organisé plusieurs manifestations ces derniers jours qui ont conduit au blocage de routes et et à des installations brûlées.

La CNTE compte environ 200 000 membres au Mexique, 80 000 d’entre eux à Oaxaca, et il est l’un des syndicats d’Amérique latine qui pendant des années a maintenu ses revendications et lutter pour de meilleurs avantages sociaux.

Des organisations sociales, des universitaires et des intellectuels en provenance du Mexique et de 14 autres pays ont exhorté le gouvernement de Peña Nieto Enrique de ne plus réprimer de nouvelles manifestations du syndicat des enseignants et, à la place, de chercher des solutions appropriées.

Peña Nieto a eu de sérieuses difficultés dans la mise en œuvre la réforme éducative qui implique des évaluations et des mises à pied, en particulier dans les États d’Oaxaca, Chiapas et Michoacán , où la CNTE est puissante.

Les enseignants disent que la réforme viole leurs droits.

Hier, il a adressé ses condoléances sur Twitter aux familles des victimes. Hier, lundi, des milliers d’enseignants sont par ailleurs descendus dans la rue dans l’Etat de Oaxaca, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « massacre ».

Source :
http://www.actulatino.com/2016/06/21/mexique-huit-morts-au-cours-de-manifestations-menees-par-un-syndicat-enseignant-a-oaxaca/

Repost 0
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:29

Depuis ACAT le 13 mai 2016

Alors que le Comité des Nations unies contre la torture rend ses conclusions sur Israël vendredi 13 mai, au sein de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, l’ACAT, l’AFPS, la Ligue des droits de l’homme et le Yes Theater publient un rapport intitulé « Enfances brisées » [1] sur les multiples violations des droits de l’Homme dont sont victimes les mineurs palestiniens aux mains des forces armées et de police israéliennes. Entre torture et mauvais traitements, simulacre de justice et impunité des forces de l’ordre, les associations dressent un bilan désastreux de la détention des enfants palestiniens.

« J’ai ouvert la porte. J’ai vu le soldat en face de moi. Il m’a demandé : "tu es Tayeb ?" Je lui ai dit oui, il m’a attrapé, tordu les mains et tabassé contre la porte. Nous nous sommes dirigés vers la porte qui donne sur la rue, mon voisin a jeté un objet sur le soldat, ce qui l’a mis de mauvaise humeur, et il a commencé à me frapper, il m’a frappé au visage, très fort. »
(Tayeb, arrêté à 14 ans, camp de réfugiés d’Al-Fawar [2])

Tayeb fait partie des  500 à 700 mineurs palestiniens qui, chaque année depuis 2000, passent dans les prisons militaires israéliennes.

Fin février 2016, plus de 440 mineurs - dont 104 âgés de 12 à 15 ans - étaient ainsi emprisonnés, sans compter les nombreux autres arrêtés et relâchés après un interrogatoire violent.

La majorité est accusée d’avoir jeté des pierres, un crime passible de 20 ans d’emprisonnement.

75 % des mineurs détenus subissent des violences physiques durant leur arrestation, transfert ou interrogatoire

Les violences et les traumatismes qu’ils subissent ne se limitent pas à la période de l’arrestation. Elles dureront jusqu’à leur sortie de prison.

Pendant les heures de transfert vers les centres d’interrogatoire, les enfants sont violentés, menacés, humiliés.

Ils peuvent parfois être forcés de rester immobiles pendant des heures, sous la pluie, dans le froid ou sous le soleil, sans eau, nourriture ni accès aux toilettes.

Près de 70% sont soumis à une fouille à nu après leur arrestation.

Les mauvais traitements se poursuivent ainsi pendant l’interrogatoire qui peut durer des jours, voire des semaines.

Gifles, coups de pieds, insultes, menaces de torture, d’agression sexuelle, de condamnations sont monnaie courante.

Plus d'un dixième des mineurs arrêtés sont maintenus à l'isolement pendant une durée moyenne de treize jours. Le plus souvent, ils ne peuvent rencontrer ni leurs parents ni un avocat.

Les militaires israéliens ont un double objectif : les faire craquer pour qu’ils signent des aveux, mais aussi les punir et les dissuader, eux et leurs familles, de militer contre l’occupation.

Les tortures et mauvais traitements sont exercés en toute impunité.

La plupart des mineurs refusent de porter plainte, parce qu'ils craignent des mesures de rétorsion ou parce qu'ils estiment, à raison, qu'ils n'ont aucune chance d'obtenir justice. Le plus souvent, les plaintes sont classées sans suite, sans enquête ou à l'issue d'une brève audition de la victime et de l'auteur présumé.

Sur 300 plaintes recensées, moins de 20 ont données lieu à des poursuites

Sous la pression, la plupart des accusés acceptent de plaider coupable et de négocier un accord avec le procureur, de peur d’être condamnés à une plus lourde peine et sur la base d’aveux forcés par un tribunal militaire, s’ils s’obstinent à aller jusqu’au procès.

Finalement, presque tous les jeunes mis en accusation sont condamnés à l’issue d’une négociation ou d’un procès inéquitable. Les trois quarts d’entre eux font l’objet d’une peine d’emprisonnement ferme allant le plus souvent de trois mois à un an.

En outre, en octobre 2015, les autorités israéliennes ont renoué avec la détention administrative [3] de mineurs palestiniens, après avoir suspendu cette pratique pendant quatre ans. Depuis, au moins dix mineurs ont été placés en détention administrative.

Une grande partie des enfants condamnés sont transférés dans des prisons situées en Israël, en violation de la quatrième convention de Genève [4]. Cela entrave drastiquement les visites familiales et accentue le traumatisme psychologique engendré par la détention.

Les mineurs palestiniens sortent brisés du système de détention militaire israélien. Ils souffrent d’isolement, d’un sentiment d'insécurité permanent, de troubles de stress post traumatique et parfois de séquelles physiques. Ils finissent trop souvent par se déscolariser.

La société palestinienne dans son ensemble est déstructurée par le sort que les autorités israéliennes réservent à ses enfants. La recrudescence des arrestations et détentions de mineurs rend chaque jour plus improbable la reprise du processus de paix.

Contacts presse :
ACAT, Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr
AFPS, Sonia, 01 43 72 15 79 / 07 68 29 02 17, presse@france-palestine.org   
LDH, Virginie Péron, 01 56 55 51 07, communication@ldh-france.org  
Plateforme Palestine, Alice Garcia, 01 40 36 41 46 / 06 76 88 22 77, communication2@plateforme-palestine.org   

***
Notes
[1] Le rapport est disponible en suivant ce lien
[2] Plusieurs témoignages vidéo de mineurs palestiniens recueillis par la Plateforme des ONG français pour la Palestine peuvent être consultés à cette adresse
[3] La détention administrative permet aux autorités israéliennes de détenir une personne pour une période de six mois, renouvelable indéfiniment, sans inculpation ni procès, le plus souvent sur la base d'informations secrètes auxquelles ni son avocat ni elles n'ont accès, en violation du droit international.
[4] L'article 76 de la quatrième convention de Genève prévoit que les ressortissants de territoires occupés doivent purger leur peine sur leur territoire.

Source :
http://www.acatfrance.fr/rapport/enfances-brisees---les-mineurs-palestiniens-dans-le-viseur-de-la-repression-israelienne

Repost 0
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 10:13

Le 9 juin 2016

« Nous sommes sûrs que les noms d’utilisateur et mots de passe [piratés] n’ont pas été obtenus grâce à une infiltration des données de Twitter : nos systèmes n’ont pas été violés. »

Dans un communiqué, le réseau social américain s’est empressé de rassurer ses utilisateurs après la révélation, par le site LeakedSource, de la mise en vente en ligne de plus de 32 millions d’identifiants Twitter dérobés par des hackeurs.

A la différence de MySpace, victime d’une fuite de données identique en mai, Twitter n’a pas été directement infiltré par les pirates : LeakedSource précise en effet que les données dérobées – des adresses e-mail, des identifiants et des mots de passe – l’ont été directement sur les navigateurs des victimes grâce à des logiciels malveillants.

Les pirates ont ainsi pioché, grâce à ces logiciels malveillants, dans tous les mots de passe et identifiants enregistrés par les internautes. Le réseau social n’est donc pas le seul site concerné par ce vol.

Les victimes sont majoritairement russes, à en juger par les 5 millions d’adresses électroniques en « .ru » ayant fuité.

Les utilisateurs, toutes nationalités confondues, se sont montrés aussi peu prudents dans le choix de leur mot de passe que le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, moqué cette semaine pour son manque d’inventivité : la plupart des comptes piratés reposaient en effet sur des combinaisons aussi simplistes que « 123456 » ou encore « password ».

Depuis la publication de cette liste d’identifiants, Twitter a verrouillé les comptes dont le mot de passe a été piraté et a envoyé un email à leurs propriétaires pour leur permettre d’en créer un nouveau.

Le réseau social refuse en revanche de communiquer le nombre de comptes concernés, qui se chiffrerait en millions selon le Guardian.

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/09/trente-deux-millions-d-identifiants-twitter-mis-en-vente-en-ligne-apres-une-fuite-de-donnees-massive_4944548_4408996.html

Repost 0
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 10:59

Depuis Amnesty International le 8 juin 2016

Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les coups de feu tirés sur des étudiants doivent donner lieu à une enquête dans les meilleurs délais.

Les tirs ayant visé des étudiants qui manifestaient de manière non violente à Port Moresby, la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, constituent une atteinte à la liberté de réunion pacifique et d’expression, a déclaré Amnesty International mercredi 8 juin.

Selon des informations transmises à l’organisation, 38 personnes ont été blessées ; quatre d’entre elles seraient dans un état critique. Trois personnes devaient encore être examinées aux urgences.

« Les tirs ayant visé des étudiants qui manifestaient de manière pacifique rappellent les pires excès des régimes répressifs de la région », a déclaré Rafendi Djamin, directeur du programme Asie du Sud-Est et Pacifique d’Amnesty International.

« Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée doivent diligenter une enquête impartiale et indépendante dans les meilleurs délais, afin de déterminer qui est responsable de ce recours injustifié et excessif à la force. »

Mercredi 8 juin à l’université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, la police nationale a ouvert le feu sur un groupe d’étudiants qui manifestaient de manière non violente pour dénoncer des faits de corruption attribués au Premier ministre, Peter O’Neill.

Plusieurs témoins ont tenu à préciser qu’ils avaient vu des étudiants se faire frapper et tirer dessus, et qu’un avait reçu une balle dans la tête.

Dans une déclaration, le Premier ministre O’Neill a imputé les violences aux étudiants, qui comptaient se rendre de l’université au Parlement afin d’y mener une action de protestation non violente.

Avant que la moindre enquête n’ait eu lieu, il a nié que la police avait pris les étudiants pour cible, affirmant qu’elle avait simplement utilisé du gaz lacrymogène et tiré « à titre d’avertissement ».

« La réaction du Premier ministre a été totalement inadéquate. Il devrait garantir que les allégations de recours à une force excessive donnent lieu à une enquête digne de ce nom. Au lieu de cela, il a déjà préjugé des conclusions de celle-ci, blâmé les étudiants pour ce qui leur est arrivé et tenté de se soustraire à l’obligation de rendre des comptes », a déclaré Rafendi Djamin.

Le Premier ministre a indiqué au Parlement qu’une enquête serait ouverte sur les coups de feu tirés à l’université de Papouasie-Nouvelle-Guinée. On ne sait pas clairement qui mènera l’enquête, quand elle aura lieu ni si elle sera exempte d’ingérence de la part du gouvernement ou de la police.

« Une enquête des autorités sur leurs propres services ne suffira pas », a déclaré Rafendi Djamin. « Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée essaie d’absoudre la police de toute responsabilité pour ce recours illégal à la force. »

Les affirmations des autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée contredisent directement les témoignages de plusieurs personnes ayant assisté aux violences.

Rassemblés devant l’hôpital général, des parents et amis des étudiants ont protesté de manière pacifique contre les coups de feu. Des responsables de l’hôpital ont déclaré avoir entendu des tirs devant l’établissement.

« Les policiers doivent faire preuve de retenue et respecter le droit à la liberté de réunion pacifique. Les armes à feu ne doivent être utilisées que si cela est absolument inévitable pour protéger des vies humaines », a déclaré Rafendi Djamin.

***
Complément d’information

Des allégations de corruption visant le gouvernement de Peter O’Neill sont à l’origine de manifestations étudiantes très suivies depuis mai. Le Premier ministre est accusé par la Taskforce Sweep, une commission de lutte contre la corruption en Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’avoir autorisé des paiements correspondant à des frais de justice frauduleux s’élevant à 30 millions de dollars australiens.

Les étudiants ont employé des méthodes non violentes, notamment des actions de protestation et un boycott des cours.

Le Premier ministre a fustigé les étudiants pour leur participation à des manifestations non violentes, se moquant d’eux en affirmant que leurs notes étaient mauvaises et déclarant qu’ils auraient à « assumer les conséquences » de leurs actes en ce qui concerne leur futur à l’université.

Source :
http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Papouasie-Nouvelle-Guinee-Les-coups-de-feu-tires-sur-des-etudiants-doivent-donner-lieu-une-enquete-d-18594

Repost 0
11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 10:17

Une caricature du Premier ministre malaisien Najib Razak en clown,
le 21 mars 2016, à Kuala Lumpur.

Le 6 juin 2016

Un artiste malaisien a été inculpé lundi d'infraction à la législation sur le multimédia et risque jusqu'à un an de prison pour avoir caricaturé en clown le Premier ministre Najib Razak, après les accusations de corruption dont ce dernier fait l'objet.

Fahmi Reza est poursuivi pour avoir enfreint une loi qui interdit la diffusion en ligne de contenu visant à "ennuyer, menacer ou harceler" autrui.

Il encourt jusqu'à un an de prison et une amende de 50.000 ringgit (10.750 euros), a précisé son avocat, Syahredzan Johan.

"Il s'agit essentiellement de criminaliser la liberté d'expression", a-t-il estimé.

Les caricatures de Fahmi et les nombreuses copies s'inspirant de ces dessins ont été partagées de multiples fois sur les réseaux sociaux tel Facebook, plus tôt dans l'année.

Des posters et autocollants apparus en public avaient rapidement été retirés sur instruction des autorités.

L'artiste âgé de 38 ans fait aussi l'objet d'une enquête pour sédition (soulèvement concerté contre l'autorité établie), selon son avocat.

Dans un message publié lundi sur son compte Facebook, Fahmi a promis de défendre son droit de "critiquer les dirigeants corrompus en utilisant l'art comme une arme".

Le Premier ministre malaisien fait l'objet d'accusations de corruption récurrentes liées à l'énorme scandale financier touchant le fonds souverain 1MDB créé par lui à son arrivée au pouvoir en 2009, aujourd'hui endetté à hauteur de 10 milliards d'euros.

Depuis, le gouvernement Najib a réagi face au scandale en emprisonnant des lanceurs d'alerte, en interdisant des médias et des sites internet qui mentionnaient l'affaire, et en menaçant de poursuites toute personne prête à faire des révélations.

Fahmi Reza, perçu comme un artiste d'avant-garde dans ce pays d'Asie du Sud-Est à majorité musulmane, se dit très influencé dans son travail par l'Atelier populaire de l'ex-école des Beaux-Arts de Paris, d'où sont sorties en mai 1968 de nombreuses affiches illustrées accompagnées de slogans de soutien des étudiants à la classe ouvrière, lors d'un des plus importants mouvements de révolte étudiante et sociale en France.

Source :
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/malaisie-un-artiste-inculpe-pour-avoir-caricature-le-premier-ministre-en-clown-06-06-2016-5860809.php

Repost 0
4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 10:10

Depuis Acrimed le 23 mai 2016

Monsieur le Premier ministre,

Les syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes) membres de la Fédération internationale des Journalistes (FIJ, forte de 600.000 membres dans le monde) s’adressent à vous à l’occasion de votre visite en Israël pour vous alerter sur la situation extrêmement préoccupante des journalistes palestiniens et de leur syndicat (PJS) victimes d’une politique répressive des forces de sécurité israéliennes.

Tout dernièrement, Omar Nazzal, l’un des dirigeants du syndicat des journalistes palestiniens, a été arrêté par l’armée israélienne alors qu’il se rendait à l’Assemblée générale de la Fédération européenne des journalistes à Sarajevo à laquelle nos trois syndicats participaient les 25 et 26 avril.

Contre ce déni de démocratie, nous avons souscrit avec l’ensemble des syndicats présents en Bosnie aux condamnations du président de la Fédération internationale Jim Boumelha qui s’est dit « choqué d’apprendre qu’un participant à un congrès de syndicats de journalistes européens ait pu être arrêté par les autorités israéliennes en route pour l’AG de Sarajevo et jeté en prison sans motif ».

Depuis, nous avons appris que notre confrère se trouvait en détention au centre d’Etzion pour plusieurs mois.

Hormis ces fonctions syndicales, Omar Nazzal est rédacteur en chef de Palestine Al Yaum (« Palestine aujourd’hui »), une chaîne de télévision dont le bureau à Ramallah a récemment été fermé par l’armée israélienne. Palestine Al Yaum est accusée d’« inciter » les Palestiniens à la violence, ce qui inclut y compris les dénonciations de l’occupation et de la colonisation. De nombreux autres médias palestiniens ont été fermés ces derniers mois.

Depuis octobre 2015, quarante-trois journalistes ont été emprisonnés par les Israéliens, selon le Comité de soutien aux journalistes palestiniens, basé à New York.

De plus la liberté de circuler et d’informer pour les journalistes palestiniens est remise en cause systématiquement par les autorités israéliennes.

M. le Premier ministre, les syndicats français avec la FIJ vous demandent instamment et urgemment d’intervenir auprès de vos interlocuteurs en Israël pour qu’Omar Nazzal soit libéré.

Que cesse l’impunité dont bénéficient les responsables des exactions envers nos confrères et consoeurs palestinien-nes.

Qu’ils aient une réelle liberté de circuler et d’informer dans le respect des conventions internationales sur la liberté de la presse et le respect du droit d’expression.

Paris, le 23 mai 2016

Source :
http://www.acrimed.org/Les-journalistes-palestiniens-et-leur-syndicat

Repost 0
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 20:19

Transmis par La Lime le 13 mai 2016

Bruxelles - Le 10 mai avait donc lieu la chambre du conseil qui devait statuer sur la tenue d’un procès en anti-terrorisme à l’encontre de douze anarchistes.

Celle-ci aura tourné court, la juge ayant soulevé la question de la langue dans laquelle devrait se passer cet éventuel procès.

En effet, l’ensemble des potentielles inculpées n’avait rien déclarer lors de leurs auditions, mais une majorité d’entre elles n’avaient rien déclarer... en néerlandais ! Or la procédure avait été poursuivie en français...

Ne sachant pas comment régler ce "problème" sur le moment, la chambre du conseil a donc été reportée.

Aucune nouvelle date n’a été fixée pour le moment.

Voilà donc les inculpées entrées de plain-pied dans une nouvelle phase de la "temporalité judiciaire".

Pourtant, il nous appartient de garder un oeil sur cette histoire - sans alarmisme ni catastrophisme - pour ne pas laisser la justice faire son travail sournoisement sans qu’il n’y ait de solidarité démontrée envers ces compagnonnes.

Par ailleurs, si les faits reprochés datent d’il y a quelques années, le monde lui n’a pas tant changé et il est toujours temps de se révolter !

Que ça soit suite aux révoltes dans les prisons qui se déroulent en ce moment-même, à l’affront qu’est la loi dite des "45 heures", aux mouvements de contestations dans les centres fermés, aux conditions de vies de plus en plus dures ou aux humiliations quotidiennes imposées par la bonne morale... Ce ne sont pas les raisons ni les possibilités qui manquent.

Solidarité dans la lutte.

Repost 0
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 16:29

Transmis par Libérons les le 26 avril 2016

Lettre envoyée pour la Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique organisée à Besançon (9 avril 2016)

Depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico ( lettre publique )

Bonjour, compagnones et compagnons solidaires de Caracol Solidario, du Groupe Proudhon, du Resto Trottoir, des trois passants  :

Je m’étais précédemment engagé à vous écrire, il me semble honnête de m’excuser.

L’information que je souhaitais partager avec vous quand je vous ai dit que je vous écrirais concernait la vie quotidienne.

Mais après une punition imposée par les autorités du Conseil Technique Inter-disciplinaire – organe administratif de la prison – et suite à notre contestation (articles dans la presse et recours en révision), ils nous proposent maintenant d’avoir des activités comme du sport, la tenue d’un séminaire de philosophie avec un autre compagnon, le Dr. Felix Hoyo, ou encore la participation à un cinéclub.

Ce qui est en train de se passer est ce qui se passe au niveau de beaucoup de processus d’organisations et de luttes : l’autorité en place essaie de réduire les autonomies.

Je pense qu’avec deux compagnons je pourrais réaliser certains projets. Et cela bien que les autorités nous surveillent particulièrement et nous traitent différemment de la majorité de la population (carcérale). Mais nous voyons que le problème est l’imposition – de quoi ? D’une exploitation subie. La corruption de la loi et de l’ordre est soutenue par les structures même du pouvoir en place.

Nous, avec nos petits efforts, nous avons dû commencer par ne pas oublier.

En effet, bien qu’aujourd’hui ils nous traitent mieux ou simplement avec plus de respect (sachant que les puissants aussi ont peur), nous savons que les « concessions du pouvoir » ne sont que des moqueries pour nos rêves et nos dignités.

Cependant nous nous félicitons et nous apprenons à nous développer avec d’autres compagnons prisonniers d’une autre façon – sans autorisation – et sans matériel : tables, télés, salles, chaises, ballons de l’institution – c’est plus ou moins un plan sans concession.

Nous savons que la logistique fait défaut à nos projets mais nous ne voyons pas pourquoi nous devrions mettre en place un scénario de conciliation avec ceux qui sont responsables de l’injustice carcérale…

C’est ainsi que je partage avec les prisonniers la routine.

En attendant qu’un jour nous soyons toutes et tous libres.

Luttant tous les jours avec l’ennemi numéro un : soi-même.

PS : Ma situation juridique, telle que je la vois depuis ma perspective, laisse penser que le procès sert à justifier l’insoutenable (une prise d’otage de ma vie).

Avec le climat de la politique d’en haut, on voit que la pantomime – démocratie s’intéresse plus à ses poches pleines d’argent qu’à la participation de tous.

Ma liberté n’a pas de prix, mais elle a une grande valeur et beaucoup de gens luttent pour la même chose : pas uniquement pour ma liberté mais, à travers elle, pour la liberté qui nous appartient à toutes et tous.

Cette liberté autonome digne et rebelle que nous apprenons à semer mais aussi à récupérer des mains de l’oppresseur. Je suis content de votre soutien, compas.

Et savoir que la libération des prisonnier-e-s quelles qu’ils/elles soient fait partie du projet que l’on nomme liberté m’incite à être heureux.

Fer, 20 Mars 2016.

-------------
Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste,a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des étudiants disparus d’Ayotzinapa.

Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’atteinte à la paix publique, d’attaques aux voies de communication et dégradations.

Quatre entreprises privées et le gouvernement de la Ville de Mexico, demandent à Sotelo de payer une somme effrayante de 13 millions de pesos, l’équivalent de 685 700 euros de dommages et intérêts.

Cela signifie que Fernando sera soumis à un procès judiciaire, qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico. 

À présent, les avocats solidaires et la famille mènent une lutte acharnée et ardue contre le système judiciaire.

Plus d’infos : sur le site des trois passants :
https://liberonsles.wordpress.com/

[Mexico] Des nouvelles de Fernando Sotelo : interdiction de visites suite au décès d’un compagnon de cellule.
Fanzine – Écrits de Prison, Sotelo
https://liberonsles.files.wordpress.com/2016/02/bulletinfersot.pdf

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil